Ecoles de la Terre un jour - Ecoles de la Terre toujours !

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JOUR DE DISTRIBUTION DES NOUVEAUX UNIFORMES À L'ÉCOLE DE NABAKISHALAY À SONATIKARI SUR L'ÎLE KULTALI - WEST BENGAL - INDIA - MARS 2024

lundi 4 février 2013

LE COMPLEXE SCOLAIRE DE CAMIJULI DANS L’IMMENSITÉ DE L’INDE RURALE


Au sujet des photos de ce Blog : merci de noter pour l’instant que les 3 premières photos représentent notre école de Bandha ; les 5 suivantes, celle de Manjibigha, les 8 dernières, celle de Camijuli. Nous distinguerons ci-dessous ces 3 établissements qui constituent le « complexe scolaire de Camijuli » dans le district de Gaya, au Bihar. Au préalable, j’ai jugé utile de rappeler dans ce Blog quelques données relatives à la démographie indienne et quelques éléments caractéristiques propres au monde rural indien.

PETIT RAPPEL SUR LA DÉMOGRAPHIE INDIENNE


Avec une population estimée à environ 1,25 milliard d'habitants, l'Inde est le deuxième pays le plus peuplé du monde, après la Chine. La population est jeune. Malgré la baisse sensible du taux de mortalité, consécutive à un meilleur niveau de vie et à une amélioration de la santé publique dans certains milieux, la fécondité reste encore élevée dans les zones rurales, en partie pour des raisons d’ordre culturel.


La surmortalité infantile des filles, toutefois en régression, est toujours bien réelle, et l'Inde est l'un des rares pays au monde qui compte moins de femmes que d'hommes. Cette situation est très préoccupante, aussi bien pour son équilibre démographique que pour sa stabilité socio-politique. La politique de contrôle et de limitation des naissances, engagée peu après l'indépendance, demeure toujours une priorité pour le gouvernement. Celui-ci a souvent hésité entre l'adoption d'une attitude autoritaire ou la mise en place de campagnes préventives. Nombre d’institutions non gouvernementales, dont la nôtre, ont entrepris des actions concrètes dans le sens de la prévention.


Nous savons qu’il y a une nette corrélation entre le taux d'alphabétisation et la baisse de la fécondité ; mais pour ce qui est de l’Inde, ces efforts demeurent inégaux en ce qui concerne les politiques d'éducation, des femmes en particulier.


PETIT RAPPEL SUR LE MONDE RURAL INDIEN

 

 

L'Inde aux 700 000 villages conserve une très forte tradition rurale. Au moment de l'indépendance, la majeure partie des terres était détenue par un petit nombre de grands propriétaires. Le système de la propriété foncière était à l’aube des années 50 un héritage de la colonisation britannique.


Les Britanniques avaient introduit, dans un pays où la notion de propriété privée n'existait pas, un ou plusieurs intermédiaires [le zamindar ou jagirdar selon les régions] entre l'État, qui collecte taxes et impôts, et l'agriculteur, qui travaille la terre. Le zamindar se contentait de vivre de la rente que lui procurait une terre qu'il ne cultivait pas, reversant une partie des fonds à l'État. L'agriculteur était souvent lourdement endetté auprès de lui, ce qui conduisait à des pratiques proches de l’esclavage. Le gouvernement lança donc une réforme agraire ambitieuse, afin notamment, d'éliminer l'intermédiaire et de redistribuer les parcelles. Celle-ci cependant, n'eut qu'une portée limitée ; les paysans les plus riches purent conserver leur pouvoir et leurs terres, alors que les plus pauvres n'en ont guère tiré de bénéfices. C’est bien pour cela que certains leaders indiens luttent depuis de nombreuses années pour l’amélioration des paysans sans terre ; de grands mouvements, dont celui d’Ektaparishad fondé et emmené par Raj Gopal que nous connaissons personnellement, reçoivent une adhésion massive et une reconnaissance toujours plus forte de la part des autorités indiennes.


Ainsi, à trois quart rurale, la population indienne est disséminée dans ces quelques 700 000 villages sur un territoire six fois plus grand que la France. En ce qui concerne les Etats fédérés où Ecoles de la Terre travaille, nous comptons plus de 40’000 villages pour le Bengale occidental, plus de 45’000 pour le Bihar, plus de 41’000 pour le Rajasthan et plus de 160 pour le seul territoire citadin de Delhi.


CAMIJULI L’ÉCOLE DES 15 VILLAGES

 



Vous pourriez me dire, mais que fait-on dans cette immensité rurale ? Alors j’aimerais vous chanter la ballade bien connue de « la petite goutte d’eau dans l’océan ». L’ensemble de nos programmes – éducation, apprentissage, santé et micro-crédit – pour l’ensemble de nos Branches indiennes concernent toutefois plus d’une centaine de villages ; c’est une goutte d’eau « conséquente » susceptible de faire des vagues !


  
L’école de « Camijuli », ouverte en janvier 2001 dans le district de Gaya, au Bihar, reçoit les enfants de 15 villages relativement proches les uns des autres. Nous avions visité cette région à plusieurs reprises quelques années auparavant et nous nous étions rendu compte du déficit notoire en matière de scolarisation pour les enfants de ces agglomérations. C’est de cette école, bâtie à Itra, l’un de ces 15 villages, dont je souhaite vous parler aujourd’hui. Elle est devenue un véritable complexe scolaire, cela du fait que nous avons dû décentraliser un certain nombre de classes pour les plus petits. Les demandes d’admission ne cessant d’augmenter, nous ne disposions plus assez d’espace pour recevoir décemment tout le monde dans notre premier bâtiment de « Camijuli » à Itra.


C’est ainsi que pour l’année scolaire 2011-2012, nous avons décidé d’ouvrir dans les villages de Bandha et de Manjibigha deux nouvelles petites écoles – sortes de dépendances de Camijuli – destinées à recevoir les plus jeunes élèves – ceux des classes maternelles et ceux de la classe primaire de degré 1.

 
L’idée fut d’offrir davantage d’espace pour les élèves des classes 2 à 10 dans notre bâtiment central, mais encore d’éviter aux plus petits enfants des déplacements parfois trop longs et périlleux ; en effet, certains villages se trouvent à quelques 4 à 5 kilomètres de notre école de « Camijuli ».  Afin de poursuivre dans cette voie, nous envisageons pour les années à venir d’ouvrir de nouvelles dépendances, semblables aux 2 premières, dans les autres villages les plus éloignés.


Le bâtiment principal de « Camijuli School » accueille aujourd’hui 760 élèves, soit 355 filles et 405 garçons. Notre dépendance de Bandha reçoit 170 élèves, répartis paritairement en 85 filles et 85 garçons et celle de Manjibigha, 195 élèves, soit 130 filles et 65 garçons.

 
Le total des élèves de notre complexe scolaire de « Camijuli »  se chiffre à 1’125 enfants, répartis en 570 filles et 555 garçons. Une fois de plus, nous tenons à souligner que nous sommes particulièrement exigeants en matière de répartition « filles – garçons », et pas moins fiers si celle-ci est respectée.  Si les circonstances nous ont été favorables en ce qui concerne la zone rurale de « Camijuli », nous ne pouvons pas toujours en dire autant dans les autres écoles. Dans certaines régions, des traditions enracinées continuent à vouloir favoriser la position du « mâle » dans la communauté ; et il nous faut parfois du temps avant de convaincre les familles de l’absolue nécessité de respecter la parité « homme – femme ». Nous aurons sans doute l’occasion de reparler de ce sujet dans d’autres Blogs.


Après 12 années de vie et d’expérience dans cette région du Bihar, nous percevons l’immense importance d’une structure d’éducation organisée et permanente pour une population comme celle-là. En début du mois de mars prochain, je reviendrai dans ces mêmes lieux avec Françoise Frossard, membre d’Ecoles de la Terre, afin d’analyser plus en détail les incidences d’une telle structure mise en place pour cette population.

 
Chères Amies, Chers Amis, je vous remercie sincèrement d’avoir pris le temps de lire ces lignes. Je vous en suis reconnaissant pour votre intérêt et pour votre patience. Je vous transmets mon plus cordial message.

Bien à Vous Toutes et Tous,
Martial Salamolard 
ECOLES DE LA TERRE


vendredi 1 février 2013

BIENVENUE AU BIHAR - DANS NOS ÉCOLES DE SUJATA ET DE SARASWATI


SUJATA SCHOOL ET SARASWATI SCHOOL



Les 4 premières photos illustrent notre établissement scolaire de Sujata ; les 6 suivantes nous présentent l’école de Saraswati. Ces 2 écoles se trouvent non loin de Bodhgaya, soit respectivement dans le village de Baiju Bigha et celui de Pachhatti. Nombre de villages proches de ceux-ci envoient leurs enfants chez nous dans ces 2 écoles.



Sujata School qui a ouvert ses portes en avril 2001, accueille 240 enfants – 115 filles et 125 garçons. Saraswati School, inaugurée en avril 2008, reçoit quotidiennement  530 élèves – 269 filles et 261 garçons. Vous aurez remarqué la parité respectée entre filles et garçons. C’est en effet un critère fondamental que tient à respecter absolument  « Ecoles de la Terre » lors des inscriptions des enfants dans ses établissements. 5 enseignants assurent le programme à Sujata et 14 enseignants pour Saraswati. À chacun de mes séjours là-bas, je suis agréablement surpris par la stabilité de l’encadrement.



Marie-Elisabeth et Rita qui m’accompagnent ici au Bihar m’ont fait part de leur étonnement à ce sujet. Elles sont agréablement surprises quant à la qualité de l’organisation des cours et de la grande discipline en classe dont font preuve tous les élèves. Elles me disent aussi qu’avec peu nous pouvons faire beaucoup.



L’ÉTAT DU BIHAR



Comme tous les ans, je me fais un plaisir, autant qu’un point d’honneur, de vous transmettre ces informations et vous rappeler brièvement quelques points d’histoire de chacune de nos écoles. En complément, je me dois aussi de vous présenter celles-ci dans un contexte plus vaste de la branche, c’est-à-dire de l’Etat dans lequel nous travaillons, au Bihar pour ce Blog ci.



C’est précisément au Bihar qu’Ecoles de la Terre gère le plus grand nombre d’écoles, soit 8 au total. En plus du programme scolaire primaire proprement dit, nous offrons un certain nombre de prestations relatives à l’apprentissage des jeunes filles, à la formation de base des jeunes prisonniers de la prison de Gaya, à la mise en place d’une structure médicale au profit des élèves et de leurs parents et enfin, à la gestion d’un programme de « micro crédit » destinés à aider de nombreuses familles très pauvres à se sortir peu à peu de leur spirale de la misère.



Comme d’autres Etats fédérés indiens, le Bihar est particulièrement besogneux en matière d’éducation. Des ONG telle que la nôtre, se doivent d’agir quotidiennement en première ligne, en mettant en place leur programme et en faisant face à l’extrême pauvreté qui imprime la vie des contrées rurales ; mais elles doivent encore coopérer avec le gouvernement qui ne les épargnent pas des obligations juridiques et administratives qu’elles ont loisir de leur imposer à tout moment. 



De nos blogs, qui chaque année à pareille époque recommencent à paraître à foison, du fait de nos séjours ici à chaque fois renouvelés, je souhaite en faire une tribune plutôt souple, susceptible de marier la simple présentation des faits [ celle de vous dire ce qui se passe dans les écoles ] avec une problématique plus complexe [ celle qui a trait à nos relations avec le pouvoir en place qui nous impose ses lois juridiques et administratives et qui bien souvent nous freinent dans notre élan ].



Chères Amies, chers Amis, ce sera tout pour aujourd’hui ! Nous vous remercions chaleureusement pour votre fidélité à nous suivre. Je vous donne rendez-vous tout bientôt afin de poursuivre notre présentation sur la route d’Ecoles de la Terre, la route des Enfants !



Martial Salamolard
Pour ECOLES DE LA TERRE


lundi 28 janvier 2013

CHALEUREUX BONJOUR DE DELHI


Nous nous sommes déposés à Delhi après un agréable voyage et une arrivée des plus tranquilles dans la capitale indienne; quelques minutes ont suffi à notre adaptation. Nous sommes dans le bain, prêts à entamer le tour des écoles que nous vous présenterons pour la énième fois tout au long de ces prochains mois.

 

 

Depuis le temps que nous organisons nos séjours pour « Ecoles de la Terre », nous sommes certes rodés à ce genre de visite, mais toujours autant enthousiastes à l’idée de retrouver nos écoles, revoir les enfants, les profs et tout et tout ! Et puis cette année, nous sommes plusieurs personnes à avoir fait le déplacement. Il y a Marie-Elisabeth, Rita et Rachel, celle-ci restée à Delhi mais qui nous rejoindra sûrement au cours de ces prochaines semaines. Dans une quinzaine, Saviana, aujourd’hui encore à Genève, s'envolera pour Delhi afin de nous retrouver quelque part entre le Bihar et le Bengale. Mais il est temps que je (le soussigné) conjugue aussi à la première personne afin de vous dire que je donnerai la parole à chacune d’entre elles au cours de ce séjour qui s’étalera jusqu’à la fin du mois d’avril.

 


 

Le 26  janvier était le jour de la République « Republic Day », l’une parmi les trois « journées nationales de l’Inde » ; je vous citerai les deux autres, le jour de l’Indépendance « Independance Day », le 15 du mois d’août et le jour anniversaire de la naissance de Gandhi, le père de la Nation « Gandhi Jayanti », le 2 octobre. Comme nous nous trouvions ce 26 janvier à Delhi, nous sommes donc allés « fêter » comme il se doit à notre école de Dilchau Kala, ce bidonville, cher à nos cœurs, qui se trouve à l’ouest de la capitale.

 

 

« Tirer de drapeau » empli de fleurs, chants, danses et discours de circonstance sont au programme de toutes les écoles indiennes ; nous n’y avons pas échappé. C’était certes fort sympathique, mais cela pour vous dire que c’est la rencontre avec les élèves de l’école « Muskan » qui nous a le plus enchantés. Ô chaleureuses retrouvailles dans ce gris bidonville ! Ô poignées de mains et accolades, rires et émotions toujours renouvelés ! Ce ne fut que du bonheur à vivre cette journée avec les enfants et les parents de Dilchau Kala.

 


 

À l’heure où je ponds ces lignes, et bien nous venons d’arriver à Bodhgaya, lieu de notre deuxième étape. Tout va si vite ici en Inde, pourtant réputée pour être la plus grande « salle d’attente » du monde ! Et bien non, puisque nous nous réjouissons déjà de redécouvrir les écoles du Bihar. Rachel, restée à Delhi vient de nous adresser un bonjour pour nous dire que nous lui manquions déjà, elle qui en août dernier se trouvait dans les écoles que nous visiterons dès demain.

 

 

Chères amies, cher amis, je vous dis à tout bientôt ! Avec les chaleureuses pensées de nous tous !
Martial Salamolard avec Marie, Rita et Rachel
ECOLES DE LA TERRE

lundi 31 décembre 2012

HAPPY NEW YEAR * HEUREUSE ANNÉE

Best Wishes for the New Year 2013

We wish You and your Family an"HAPPY NEW YEAR" with all the Love of the Earth and all the Luck of the Universe !

 


We formulate a Wish of Happiness and Succes for "Ecoles de la Terre" and all other Organizations working for a better well being of destitute Children of our Earth !

 

Meilleurs Voeux pour la Nouvelle Année 2013

Nous vous souhaitons, ainsi qu'à votre Famille, une "HEUREUSE ANNÉE" avec tout l'Amour de la Terre et toute la Chance de l'Univers !

 

 

Nous formulons un Voeu de Bonheur et de Succès à "Ecoles de la Terre" et toutes les autres Organisations qui oeuvrent pour le "meilleur vivre" des enfants déshérités de notre planète Terre !

 

With Love,

Avec notre affection,

 

EDLT Team


dimanche 23 décembre 2012

JOYEUX NOËL *** HAPPY CHRISTMAS

 

JOYEUX NOËL !

Que Noël soit pour vous l'annonce d'un bonheur grandissant dans la Joie, la Paix et la Sérénité ! Avec Affection !

JOYEUX NOËL ! 

 

Team "Ecoles de la Terre"

 

 HAPPY CHRISTMAS !

We give you our best wishes for a Christmas of Happiness, Peace and Serenity ! With Love !

HAPPY CHRISTMAS !

 

Team "Ecoles de la Terre"