Ecoles de la Terre un jour - Ecoles de la Terre toujours !

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lundi 18 octobre 2010

UN RÊVE POUR LES MATINS DU MONDE - 2ème partie - OCTOBRE 2010 !



PRÉAMBULE À UN MODESTE POÈME,



À celles et ceux qui ne se sont jamais "bien" levés le matin !
À celles et ceux qui se lèvent chaque matin dans la grisaille !
À celles et ceux pour qui nous voudrions qu'une goutte d'eau fasse des vagues !
À celles et ceux qui vivent comme nous et nos voisins !
À celles et ceux qui vivent comme nous-mêmes, chaque matin !



Je dédie ces humbles lignes ...

Il n'y a rien de pire que de commencer la journée par un mauvais matin ! Parce que le matin c'est la naissance du jour, l'essence de la vie ! Comme le blé qui se lève !



Ce blé venu de la graine, comme un enfant de sa mère, de son père !

Après une mauvaise nuit, qui n'a pas voulu, une fois au moins, renverser le cours des choses ?

Se dire que cette nuit aurait pu te dire "réveille-toi ! C'est le matin, tu peux changer le cours de choses !



C'est ce que peut se dire un Enfant des gares, un Enfant des bidonvilles, un Enfant de l'Extrême misère ! un Enfant du Monde ! Un Enfant de l'Est ! Un Enfant de l'Ouest ! Un Enfant du Sud ! Un Enfant du Nord ! Un Enfant du désert !



Un Enfant meurtri, puis exterminé par la Terre, ma Mère ! Un Enfant dont je participe au massacre de la Terre, ma Mère !



Ô Galaxie ! Pardonnez-moi !



Martial Salamolard pour ECOLES DE LA TERRE

mardi 5 octobre 2010

UN RÊVE POUR LES MATINS DU MONDE – 1ère PARTIE – OCTOBRE 2010



VOICI QUELQUES MOTS POUR RENAÎTRE,



UN SOUFFLE POUR LES ÉCRIRE,



LE VERBE À L'IMAGE DU VISAGE DE L'HOMME,



AU FOND DE L'HUMANITÉ !



Tous les matins à mon lever, j’ai une pensée compatissante et positive pour les enfants déshérités de la planète Terre. Je me demande ce que je fais pour eux. Initialement, je décide de planter une bonne cause avec l’espoir d’améliorer leur triste sort.



Planter une bonne cause c’est avoir, dès maintenant, une pensée positive et compatissante. Cette pensée là est importante, essentielle. Et cela fait moins de cinq minutes que je leur consacre une chaleureuse attention par l’esprit.



Je me dis que c’est bien peu de choses. Mais je dois persévérer sur ce chemin de la bonne pensée ; leur consacrer un quart d’heure, voire davantage, ne me paraît ni pénible, ni exagéré. À la fin du quart d’heure, je me dis « ensuite, que faire ? ». Je m’interroge à l’idée que je pourrais prier pour Eux ; mais voilà, la prière, en une telle circonstance, n’est pas à proprement parler ma tasse de thé ; mais alors comment donc échafauder une esquisse de solution radicale à cet incalculable problème qu’est l’enfance déshéritée ?



Ce n’est pas que la prière me rende allergique à ce point ; je pourrais prier tous les matins pour Eux ; dix jours, dix mois, toute la vie qui me reste ! Bien entendu, je conçois que cet engagement n’aggraverait pas leur sort. Mais tout de même, je sens qu’il me faut agir d’une toute autre manière. Je veux dire par là qu’il me faut « forger du concret » !



Je commencerai donc à leur consacrer « un franc » chaque jour ; oui, c’est bien cela, un franc suisse de ma bourse, quotidiennement ! Et au même moment, je rêve qu’une foule d’êtres humains accomplisse le même geste.



Et voilà que je rêve que ce rêve devient réalité. Des dizaines, puis des centaines, des milliers de femmes et d’hommes gratifieraient les enfants déshérités du franc quotidien !



Je vous dis « un rêve » ! Oui, mais ce n’est pas le rêve au sens du délire, du songe ou de l’hallucination ! Il s’agit du rêve qui puise toute sa signification dans l’espoir et l’aspiration ; l’aspiration à organiser une structure de gestion du franc quotidien, une structure réfléchie, appliquée et soigneuse, avec une pointe d’analogie « au pain quotidien » qui inviterait à garnir une table commune en faveur des enfants défavorisés, démunis, dépouillés de leurs droits les plus élémentaires, ceux qui se rapportent à l’alimentation, la santé, l’éducation !



Je commence donc cet exercice avec Marie mon épouse. Nous collectons 60 francs chaque mois ; 720 francs chaque année ! J’aspire à ce que nous soyons 10, puis 100, puis 500, puis 1000 ! Ce n’est peut-être aujourd’hui qu’une aspiration ; je présenterai celle-ci aux membres d’Ecoles de la Terre, à André, à David, à Elsa, à Françoise, à Marie, à Marina, à Sandrine, à Violaine. Nous sommes déjà neuf qui rassembleront 3'240 francs chaque année.



Nous en parlerons à nos amies, à nos amis, à nos voisins, à nos connaissances ! J’en parlerai également à Abhishek, à Anindita, à Chanchal, à Nandalal, à Pinky, à Pradip, à Rajesh, afin qu’en Inde aussi nous construisions la même chaîne !



Tout ceci n’est aujourd’hui qu’un projet, je veux dire par là un dessein, une recherche, un plan ! Ce sera demain une entreprise qui démarre et persévère ! Ce sera une belle histoire, l’histoire des « Matins du monde » qui s’accomplit et opère dans la concrétisation de l’action d’Ecoles de la Terre.



Ce sera le rêve de la nuit qui devient la réalité du matin !



Pour l’heure, il me reste à faire le plus important ; formuler et énoncer l’argumentaire ; ébaucher, puis tracer le plan d’action du « franc quotidien » ! Rédiger « l’énonçable », dessiner « le descriptible » !



Qu’est-ce un rêve ?



Qu’est-ce qu’un franc ?



Qu’est-ce un plan ?



Qu’est-ce une action ?



Qu’est-ce du pain sur une planche ?



CHÈRES AMIES, CHER AMIS. Avec ma gratitude, ma reconnaissance pour votre précieuse attention, mes remerciements pour l’inestimable intérêt que vous nous portez ! C'est grâce à tous ces enfants que je puise, dans ma modeste vie, cette si belle force de vous embrasser au coeur !



Toutes les photos publiées dans ce Blog sont des clichés d'Ecoles de la Terre pris en 2010 et représentent ses élèves - au Bengale (îles Sunderbans), au Bihar, à Calcutta, à Delhi et au Rajasthan (Jaisalmer et désert du Thar).



Martial Salamolard – pour ECOLES DE LA TERRE