Ecoles de la Terre un jour - Ecoles de la Terre toujours !

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NOUS FAISONS UN CLIN D'OEIL À LA FONDATION COROMANDEL QUI NOUS SOUTIENT POUR TOUS NOS PROGRAMMES DEPUIS TANT D'ANNÉES. NOUS SOMMES ICI À SUNBEAM PRIMARY SCHOOL AUX PORTES DU DÉSERT DU THAR AU RAJASTHAN ET NOUS LUI TÉMOIGNONS DE TOUTE NOTRE GRATITUDE. ECOLES DE LA TERRE LE 8 OCTOBRE 2018

mercredi 30 mars 2011

AUJOURD’HUI MERCREDI 30 MARS : DEMI-FINALE DE LA COUPE DU MONDE DE CRICKET ENTRE L’INDE ET LE PAKISTAN



CHERES AMIES, CHERS AMIS,



C’est le match de tous les paradoxes, politique, economique, social et j’en passe; le match de toutes les craintes, et de tous les espoirs aussi ! Toute la planete, ou presque, en parle. Dans le Matin (de Suisse Romande), sous la plume de Julien Caloz, je lis et je cite . . . . . . . .



« L’Inde et le Pakistan profitent de la demi-finale du Mondial entre les deux pays pour renouer le dialogue. A chaque fois que les deux pays ont traversé une période de tensions, le cricket est venu à la rescousse, constate Boria Majumdar, historien indien de la discipline et chercheur à l’University of Central Lancashire. "Ce jeu est utilisé comme une arme diplomatique efficace", poursuit le spécialiste dans les colonnes du quotidien français Le Monde.



L’influence du cricket sur les relations internationales a un nom – "diplomatie du cricket" – et, désormais, un nouveau visage: l’Inde et le Pakistan ont profité de la rencontre qui les oppose en demi-finale de la Coupe du monde pour se réunir, en début de semaine, à New Delhi. "Les deux pays ont tenu des discussions extrêmement positives en vue d’une reprise formelle du dialogue de paix", a constaté le correspondant de l’AFP. Le premier ministre indien, Manmohan Singh, et son homologue pakistanais, Yousuf Raza Gilani, assisteront ensemble à la demi-finale, aujourd’hui à Mohali. ».



Merci Julien. Votre article est des plus interessants ; j’ai parcouru la presse indienne de ce jour, et je dois dire que l’effervescence de la rencontre a effectivement une interface politique tres forte. Les photos des premiers ministres indien et pakistanais, M. Singh et Y. R. Gilani, font la « Une » des journaux indiens. Yousuf Raza Gilani est accompagne de plusieurs de ses ministres ; les ministres, de la Defense, de l’Information, des Postes, des Affaires Religieuses, des Affaires Etrangeres, des Privatisations ; il est egalement accompagne de representants de l’Armee, du Secretaire aux Sports, et de bien d’autres notables encore.



Bref, l’affaire est serieuse et enthousiasme nombre d’indiens de tous bords, de toutes conditions sociales, de toutes religions. Elle est porteuse d’espoir dans le developpement des relations indo-pakistanaises. Ca va causer a Mohali, lieu de rencontre des politiques qui, je l’espere, laissera de grandes traces sur la route de la paix.



J’ai le sentiment que les indiens que je cotoie se balancent dans leurs emotions, entre l’opposition qui separent ces deux peuples depuis 1947 et l’espoir qu’une telle rencontre puisse faire naitre une reelle avancee dans la comprehension mutuelle et la paix. C’est a cela que je m’attacherai durant tout le match. D’ailleurs, j’ai ose dire a nombre d’indiens que j’etais certes un supporteur du « Team India », mais que l’equipe suivante que je preferais etait tout simplement le Pakistan. Cela a donne lieu a bien des « palabres » qui se sont tous termines dans la bonne humeur et la certitude que le sport et le jeu peuvent tout de meme contribuer a la paix ! OH ! Que j'aimerais avoir raison !



Je me trouve actuellement a Jaisamer, a une petite centaine de kilometres de la frontiere indo-pakistanaise, je ressens toute l’emotion et l’apprehension qui gagnent ces habitants du Rajasthan. Je vais donc faire une treve, des la fin de cet apres-midi, afin de vivre avec Eux ces moments intenses ; avec le secret espoir que le jeu predomine et l’enjeu se concentre sur les progres dans les echanges et les partages mutuels.



Avec mes pensees les plus cordiales et emues.



Martial Salamolard
Pour ECOLES DE LA TERRE

En 1ere photo : le Premier Mininstre indien Manmohan Singh (a gauche) et le Premier Ministre pakistanais Yousuf Raza Gilani (a droite). En derniere photo : Mr. Sharad Pawar, boss de cette Coupe du Monde. Toutes les autres photos representent les equipes de l'Inde et du Pakistan.

mardi 29 mars 2011

BODHGAYA – JAISALMER – ALLER SIMPLE POUR 2000 KILOMÈTRES – EN VOITURE ET HOP NOUS Y VOILÀ !

CHÈRES AMIES, CHERS AMIS,

Mes impératifs de déplacement font que je vous présente deux écoles du Bihar, Etat fédéré du nord-est de l’Inde, aujourd’hui mardi 29 mars 2011, depuis Jaisalmer, ville de l'Etat du Rajasthan, au nord-ouest de ce grand subcontinent. Bodhgaya, un grand bourg où nous avons notre bureau pour le Bihar, est distante de plus de 2000 kilomètres de Jaisalmer, capitale du district du même nom, dans le Rajasthan. En comptant un petit arrêt d’une demi-journée à Delhi, j’ai consacré près de 3 jours pour parcourir cette distance, en train et en voiture.



La nostalgie de devoir quitter le Bihar se dilue dans le bonheur de retrouver le Rajasthan, les élèves, les enseignants, les responsables de nos programmes ; comme ce fut d’ailleurs le cas lorsque que je quittais les îles Sunderbans, au Bengale, en tout début de ce mois, pour rejoindre Bodhgaya.



Donc, avant de vous parler du Rajasthan, de nos écoles de Jaisalmer et du désert, je vous présente nos deux écoles du Bihar qui ont pour nom « Sujata » et « Saraswati ».



Notre école de Sujata se situe dans le petit village de Baiju Bigha, à quelques 3 kilomètres de Bodhgaya et accueille des enfants de 3 autres villages alentours. Nous occupons des locaux, un petit bâtiment, que le gouvernement nous met à disposition depuis le mois d’avril 2001, date de l’ouverture de l'école de Sujata. Près de 250 élèves – répartis de la classe « nursery » à la classe niveau 6 – commenceront leur nouvelle année scolaire en début avril qui vient.



Il y a autour de la bourgade de Bodhgaya, fort connue pour ses monuments et ses temples bouddhistes, et qui accueille des pélerins et des touristes du monde entier, toute une série de petits villages, la plupart très pauvres ; je les considère comme des « laissés pour compte » de la grande « furia » commerciale et touristique orchestrée par les hyper-marchands du temple de la « cité bouddhiste ».



Certes, il y a quelques villageois qui viennent tenter leur chance à Bodhgaya ; ils essaient de se faire une petite place en ouvrant un petit commerce de « chose et d’autre », la plupart du temps minuscule, le plus souvent ambulant. Peu réussissent dans les affaires. Il y a également les mendiants venant de la campagne, parfois très éloignée, qui se regroupent près des centres d’activités les plus fréquentés, avec l’espoir de récolter quelques roupies, le temps de la haute saison.



En parlant des villages entourant Bodhgaya, que l'on peut considérer comme une bourgade en basse saison, mais alors, une véritable ville en période de pèlerinage et de tourisme, je trouve le trait d’union pour vous parler de notre autre école, celle de Saraswati. Elle se trouve dans le village de Pachhatti, lui également proche de Bodhgaya et du Grand Temple, construit tout près de l'arbre où Siddharta Gautama, devenu le Bouddha, a obtenu l'éveil, la connaissance de la vie.



Plus de 550 élèves sont attendus la semaine prochaine, pour la reprise de l’année scolaire. Tous les niveaux de classes sont assurés à Saraswati School, soit de la classe « nursery » à la classe 10. Depuis la reprise de cette école par Ecoles de la Terre, au mois d’avril 2008, beaucoup de chemin a été parcourru, pour le bien des enfants de 6 petits villages entourant Bodhgaya.



Le temps, ainsi que les fenêtres qu’internet m’a offertes, parfois au compte-goutte, ne m’ont pas permis de tout vous dire sur mon passage au Bihar, ni d’ailleurs sur celui des îles Sunderbans, peu auparavant. Alors, je me proposerai, à l’issue du présent séjour qui se terminera à fin avril prochain, de revenir, sans doute depuis mon bureau de Carouge, à Genève, sur ces lieux ; de vous présenter tous nos programmes ; de m’attarder un peu plus sur les questions de l’eau, de la santé, de l’agriculture et de l’apprentissage, autant de programmes qui nous occupent pleinement, comme "l’école". De même, en ce qui concerne notre programme de micro-crédits, je tiens à vous en parler ces tout prochains jours, depuis ici à Jaisalmer.



Chères Amies, Chers Amis, parfois je pense avoir fait un grand bout de chemin ; je suis tout content en regardant derrière moi. Et puis, tout à coup, par la force des choses, je dois bien évidemment regarder devant. C’est alors que je me dis « oh la la », le chemin est encore long !



Je vous souhaite le meilleur, dans le printemps qui, je l’espère, vous noie de soleil, et je vous adresse mes plus cordiales pensées de Jaisalmer, la porte du désert.



Martial Salamolard
pour ECOLES DE LA TERRE

mardi 22 mars 2011

JE VOUS PRESENTE LA NOUVELLE ECOLE DE BAHERADI, AU BIHAR



CHERES AMIES, CHERS AMIS,



Au courant de l’hiver 2009-10, nous avions promis d’offrir un toit aux enfants de Baheradi, de Kusha, de Bara, d’Haridaspur et quelques autres petits bleds alentours. Cela se passe toujours dans le district de Gaya, ou je me trouverai jusqu’a ce jeudi 24 mars. Ce toit, c’etait pour l’hiver qui est maintenant derriere nous, ici au Bihar.



Nous pouvons vous dire que nous avons reussi a tenir notre promesse, et cela grace a la Fondation CUF (Community Upfliftng Foundation) qui, par l'intermediaire de Monsieur William Mellgren, nous a financer la constructon de l'ecole. Les enfants ont pu prendre place dans le nouveau batiment de Baheradi, au cours de decembre dernier. Cela ne pouvait pas si bien tomber ; aux dires de David Zeender, membre et volontaire d’Ecoles de la Terre, au Bihar depuis plusieurs mois, janvier 2011 fut particulierement froid.



Ici, l’hiver est certes tres court, 4 a 6 semaines, compare a notre saison froide europeenne ; mais le contraste avec la saison chaude est saisissant durant cette periode de frimats. Il n’est pas rare que le barometre se situe en dessous des 5 degres. Comme en decembre la temperature flirte avec les 30 degres et que fevrier nous en offre presque autant, je vous laisse imaginer l’abime.



Bref de trefle, la nouvelle ecole de Baheradi est maintenant sur pieds. Le terrain et le batiment appartiennent a Ecoles de la Terre. Vous parler de nouvelle ecole n’est en fait pas tout a fait exact. En realite, elle remplace celle de feu Nilamati, ouverte en 2005, que nous avons du deserte, faute de locaux que les responsables de Mokkari nous ont pries de quitter, apres avoir tente de nous raquetter.



Vous avez bien compris qu’il nous faut nous mefier des belles promesses de certains (pseudo) notables qui veulent parfois nous mettre a disposition les locaux d’une ecole. L’essentiel est de ne pas transiger, de ne penser qu’au bien des enfants, et de changer de lieu si nécessaire ; ce que nous avons fait, avec succes.



Lors de ma derniere visite la-bas a Baheradi, i y a de cela quelques jours, pardonnez-moi de parler a la premiere personne, j’ai pu ressentir tout le bonheur des enfants ; mais encore toute la satisfaction de notre abnegation. L’école est magnifique. Elle accueille aujourd’hui 210 enfants vivant dans ces villages tres pauvres ; et d’autres suivront, c’est certain. La plupart d’entre eux sont des « dalits », des hors castes, selon l’appellation confirmee par la sociologie de la distribution des classes de personnes en Inde. Cette honteuse distribution des classes d’etres humains existe encore bel et bien ; et dans le fond (du fond), je tiens à le préciser, pas seulement en Inde ! Pour des informations de base, vous pouvez toujours consulter le site : http://fr.wikipedia.org/wiki/Intouchable_(dalit)



Que du bonheur, tout simplement ! Un tel bonheur qui m’amene a me demander si l’auteur de ces lignes n’est pas en fait, lui aussi, un « dalit » ! Je n’en sais trop, mais en tous les cas, au vu et au su de ce que je vis, ce n’est pas l’envie d’etre un « dalhit » qui me manque !



Avec mon affection hors norme, chaleureusement,



Martial Salamolard pour ECOLES DE LA TERRE

dimanche 20 mars 2011

"HOLI" PUJA IN INDIA “ English …LA FÊTE DE "HOLI" EN INDE Français !

DEAR FRIENDS, CHÈRES AMIES, CHERS AMIS,



That is just a delicious and amazing moment I could live in the HOLI country – that means in INDIA !

C’est juste un moment délicieux et étonnant que je peux vivre dans ce pays qu'est l’INDE et qui fête HOLI !



HOLI is New Year for Hindu Philosophy. And that is also the arrival of summer season !

HOLI est le Nouvel An Hindou. Et c’est aussi l’arrivée de la saison chaude !



About HOLI here in India, I have to say that it’s an annual festival with a big tradition and many significations.

S’agissant de HOLI, ici en Inde, je dois vous dire que c’est un événement annuel qui revêt une grande tradition, avec plein de significations.



We are living HOLI during 2 days. All is starting the night before (in Full Moon) with the moving of people in their “birth place” for seeing Families, Parents and Relatives.

Nous célébrons HOLI Durant 2 jours. Tout commence la veille (nuit de pleine Lune) avec le déplacement des expatriés des villes et de villages qui rentrent chez eux pour voir leur Famille, leurs Parents et leurs Alliés.



Each place, each village or quarter in town or city, is making a big Fire. People want burn last year with the aim to start a new year with better resolutions. Families give a big place to the children who are playing with “fire’s games” !

Chaque place, dans les villages ou les quartiers de bourgs ou de villes, organisent un grand feu. Les habitants brulent l’année écoulée et se proposent d'engager, pour la nouvelle année, de meilleures résolutions. Ils accordent une grande place aux enfants qui vivent ce moment en jouant autour du feu.



We are in the first day of HOLI ! That is the day of Colours Festival, the day of Meetings in Families ! And us, visitors, we are welcome in every House ! We are invited for eating, drinking and playing colours with all people who are present. And the children are the most active.

Nous sommes le premier jour de la Fête d’HOLI. C’est le jour de la Fête des couleurs, le jour des rencontres en famille. Nous tous, visiteurs de passage sommes les bienvenus, dans chaque maison. Nous sommes invités à manger, à boire et à jouer avec les couleurs, avec tous ceux qui sont présents, à commencer par les enfants qui sont les plus actifs.



HOLI is the moment of the reconciliation for a best future; the day for starting a better life in area where we are living. HOLI is the wish for a best understanding between people. And the second day of HOLI is like a confirmation of the first and big day. At present I’m living the first day of HOLLI and I’m really positive for tomorrow !

HOLI c’est le moment de la réconciliation, dans l’esprit d’un futur meilleur, là où vivent les gens. HOLI, c’est le vœu pour une meilleure compréhension entre les personnes. Le deuxième jour d’HOLI est la confirmation de la veille. En ce moment, je vis le premier jour d’HOLI et je me réjouis déjà de demain !



HAPPY HOLI ! HAPPY NEW YEAR !
HEUREUX HOLI ! HEUREUSE NOUVELLE ANNÉE !



Martial « Holi » Salamolard
pour ECOLES DE LA TERRE

PHOTOS : 1 (photo d'Ecoles de la Terre) 2 (photo de http://inde.aujourdhuilemonde.com/la-fete-des-couleurs-de-holi) 3 (photo de http://sarah-namaste-bollywood.over-blog.com/ ) 4,5,6,7,8 (photos de http://www.paperblog.fr/1710449/holi-la-fete-des-couleurs-en-inde-joyeuse-bataille-de-pigments/) 9 (photo d'Ecoles de la Terre)

vendredi 18 mars 2011

UN BOUT DU MONDE VU DEPUIS LE BIHAR ET UNE VISITE AUX ECOLES “DE LA TERRE”



CHERES AMIES, CHERS AMIS,

Tout d'abord je vous prie de m'excuser pour l'absence d'accent dans certains de mes blogs. Parfois, je ne dispose que d'un clavier anglais; parfois je peux me relier a internet avec un petit ordinateur a touches francaises. Je dois helas observer, qu'a la vue des textes, le confort de lecture est bien different selon l'utilisation du fameux clavier !



Aujourd’hui vendredi 18 mars 2010, je lis dans la presse helvetique et europeenne, via internet, que le dernier bilan du seisme et du tsunami qui ont frappe le nord-est du Japon le 11 mars dernier s’est etabli à plus de 16’600 morts et disparus, selon la police japonaise. 6405 deces ont ete confirmes tandis que le nombre de disparus se chiffrerait a 10’259, a egalement precise la police nationale. Ce sont de chiffres de catastrophe qui, malheureusement, se verifient toujours a la hausse !



Ici, je suis un peu perdu dans la campagne du Bihar, mais je partage a mon rythme les informations, dont certaines me parviennent de Suisse par e-mail ou par sms. J’essaie d’en parler avec les habitants de la campagne du Bihar qui restent bien eloignes des informations du monde "dit moderne". Tenez, pour la majorite d’entre eux, ils n’etaient pas au courant des recentes inondations en Australie.



J’ai eu aussi cette belle occasion d'informer nombre de gens du Bihar au sujet du mail d’Adrien, de Geneve, qui m’invitait tout recemment a faire passer, au moyen d’internet, l’invitation a une soiree de priere et de compassion, pour les victimes du Japon; la soiree etait pour hier jeudi 17 mars. Je n’ai malheureusement pas pu etre tres efficace de ce point de vue, l’internet et l’electricite ayant trop tendance a fuguer depuis quelques jours. Ici au Bihar, croyez-moi, les reserves de bougies demeurent une preoccupation quotidienne. A l'heure "energetique" qu'il est, sur la terre, cette question m'interroge !



J’apprends aussi, dans cette meme presse, que Pierre Lehmann, physicien nucleaire du canton de Vaud, qui a consacre la plus grande partie de sa vie a developper la filiere nucleaire en Suisse, considerait maintenant qu’il fallait sans plus attendre sortir de cette orniere catastrophique, ou le concept de produire toujours plus d’energie pour se developper represente un des plus grands dangers pour l’humanite.



Bizzarre ! Oui je vous dis qu’il m'est bizarre d’apprendre tant de chose en ces lieux ou j’ai parfois le sentiment de me retrouver a des annees-lumieres de nos concepts de developpement moderne. Et alors que dire de cette guerre que deux presidents fantomes se font en Cote d’Ivoire ? que dire de la derniere resolution de l’ONU visant a intervenir en Lybie ? Et tant d'autres choses encore !



Dans le monde ou je suis maintenant, ou la charrue fonctionne avec les boeufs, ou le mot “confort” se lit encore a la bougie, je ne trouve pas les mots pour exprimer mon emotion face a tous ces dangers; ces catastrophes et ces guerres qui empoisonnent la planete, au propre comme au figure. Dans ce monde, ou a vitesse n'a de cesse "de vouloir arriver avant meme d'etre parti".



Mais ce qui me parait le plus interesssant, maintenant, est que je vous propose d'entamer les visites de nos ecoles du Bihar. Toutes les photos inserees, des le debut de ce blog deja, vous donnent un petit apercu de l’ambiance de ces lieux dont j’essaie ci-dessous d’ajouter informations et anecdotes.



Je vous emmene aujourd'hui dans deux de nos ecoles de villages, nos deux etablissements les plus importants, en nombre d'eleves qui les frequentent et en quantite de villages concernes par nos programmes educatifs. Il s'agit de l'ecole de Camijuli et celle de Jolibigha.



Tout d'abord "Camijuli School", comme on l'aime a l'appeler ici. Pour celles et ceux qui suivent Ecoles de la Terre depuis longtemps, le mot "Camijuli" doit leur etre familier. Il s'agit de notre premiere ecole construite ici au Bihar, dans le district de Gaya, sur la commune d'Itra, en fin d'annee 2000.



Elle fut inauguree le 31 janvier 2002 et depuis lors, nombre de volontaires et de visiteurs ont eu l'occasion de s'y rendre, de rencontrer les nombreux eleves, d'apprecier la tranquillite de la campagne biharie, de s'immerger un peu dans cette typique region indienne, ou les habitants, les buffles, les poules et les cochons se partagent au quotidien les ruelles naturellement poussiereuses, mais tellement attachantes, de leur village.



L'ecole de Camijuli est souvent citee en exemple, non qu'elle soit la premiere nee au Bihar, mais parce que l'organisation de l'enseignement y est particulierement bien rodee et que son histoire laisse deja des empreintes solides qui nous font sentir que l'education a fait un bon bout de chemin dans la region. Je le percois tres bien lors de chacune de mes visites a Itra.



A Camijuli, les 13 niveaux de l'ecole obligatoire sont pleinement assures; soit des maternelles 1, 2 et 3, jusqu'au niveau de la classe 10 - pour bien plus de 800 eleves. Pour etre complet, je dois vous informer qu'une premiere volee de 15 eleves termine en ce moment meme la premiere annee de college du district, sous l'egide d'Ecoles de la Terre. Une deuxieme volee d'environ 25 eleves leur emboitera le pas des le mois d'avril prochain.



Je ne manquerai pas de vous dire egalement que notre dispensaire, qui se trouve dans le meme immeuble que l'ecole, fait le bonheur de tous les habitants de la region. J'ai deja eu l'occasion de donner quelques informations sur l'etendue de son activite. Je rappellerai qu’environ 25'000 traitements y sont assures au cours d'une annee.



Si Camijuli se trouve a une quinzaine de kilometres de la petite ville de Bodhgaya, soit a 30kilometres de la ville de Gaya, il faut aller bien plus loin dans la campagne pour atteindre le village de Nain Bigha, ou se trouve notre ecole de Jolibigha. Ce village se trouve a 40 kilometres de Bodhgaya, 55 kilometres de Gaya, la plus grande ville et la capitale du district.



"Jolibigha School" a ete inauguree au mois d'avril 2004. Nombre d'amis et de volontaires d'Ecoles de la Terre de Geneve etaient presents a cette manifestation haute en couleurs. Je ne les nommerai pas ici, de peur d'en oublier.



Cette ecole a mis un peu de temps pour prendre son envol. Son eloignement en est la raison principale; mais a force d'envie, de perseverance et de discipline, elle est devenue aujourd'hui un etablissement d'Ecoles de la Terre qui fonctionne fort bien.



Plus de 650 eleves la frequentent et ses locaux seront tout prochainement agrandis. Jolibigha est l'exemple typique de l'ecole rurale. Les conditions de vie sont plutot austeres a Nain Bigha et dans les villages environnants. Les habitants sont assez reticents, parfois un peu sauvages, lors des premiers contacts. C’est la raison pour laquelle nous organisons, plus souvent qu’ailleurs, des reunions de parents afin de les sensibiliser sur l’importance de l’ecole en general et de l’acquisition des connaissances en particulier.



L’enseignement y est assure jusqu’au stade de la classe 8 et nous esperons pouvoir atteindre le meme niveau qu’a Camijuli, ecole dont je vous parlais plus haut. Ce resultat pourra etre obtenu par nos efforts de persuasion lors de nos rencontres avec les parents. Essentiellement agricol et tres eloignee des centres d’activites pedagogiques, la population de ces villages est moins ouverte a la discussion. C'est tout pres de l'ecole de Jolibigha que nous avons mis en place notre premiere ferme pedagogique au Bihar, la "Rita Pedagogical Farm".



Avec les eleves, grace a leur immense curiosite et leur envie d’entrer dans le cercle de l’education, nous comptons bien, au fil du temps, atteindre l’objectif qui consiste a leur offrir la possibilit d’aller au bout de leur besoin d’apprendre.



Cheres Amies, Chers Amis, je vous emmenerai demain dans d’autres ecoles, bien sur. Je vous souhaite le meilleur en cette veille de printemps qui a deja montre son nez sur le vieux continent. Avec mes pensees les plus cordiales.



Martial Salamolard



Pour ECOLES DE LA TERRE