Ecoles de la Terre un jour - Ecoles de la Terre toujours !

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NOUS DÉDIONS CETTE IMAGE À LA FONDATION COROMANDFEL, NOTRE FIDÈLE SPONSOR À QUI NOUS EXPRIMONS NOTRE PROFONDE RECONNAISSANCE !

dimanche 26 mai 2019

NIVEAU DE VIE ET EDUCATION & STANDARD OF LIVING AND EDUCATION


VERSION FRANÇAISE



En complément à notre programme d’éducation et de santé nous avons instauré en début 2010 un système de microcrédit afin de venir en aide aux familles les plus nécessiteuses. Plus de 20'000 prêts ont été octroyés à ce jour aux mères de famille de nos élèves, dans les villages et les quartiers pauvres où nous travaillons.


Cette action de soutien consiste à promouvoir l’éducation des plus pauvres, en élevant le niveau de vie des familles, en leur offrant des outils d’autogestion, leur permettant ainsi d’échapper à la dépendance et à la charité.


Au cours de la dernière année scolaire, du 1er avril 2018 au 31 mars 2019, pas moins de 4'405 familles ont pu bénéficier de notre programme, c’est-à-dire un crédit, afin de financer et développer leurs petites entreprises familiales dans des domaines d’activités locales telles que l’élevage, l’agriculture, les marchés, les transports, la restauration, la petite manufacture, l’artisanat, etc …


C’est l’interdépendance des actions de soutien que nous voulons mettre en avant. Ne pas devoir se rendre à l’école le ventre vide, consommer de l’eau potable, pouvoir compter sur une assistance médicale sérieuse, ne pas se voir décerner un certificat d’études sans perspective d’activité économique locale ou régionale, ce sont des objectifs que nous défendons et concrétisons. Cette interdépendance produit des effets multiplicateurs au bénéfice de ces milliers de familles.


Avec les plus chaleureuses pensées d’Ecoles de la Terre. Martial

ENGLISH VERSION


In addition to our education and health programme, we introduced a microcredit system in early 2010 to help the most needy families. More than 20,000 loans have been granted to date to the mothers of our students' families in the villages and poor neighbourhoods where we work.


This support action consists in promoting the education of the poorest, by raising the standard of living of families, by offering them self-management tools, thus enabling them to escape dependence and charity.


During the last school year, from 1 April 2018 to 31 March 2019, no less than 4,405 families were able to benefit from our programme, i. e. a credit, in order to finance and develop their small family businesses in local fields of activity such as livestock, agriculture, markets, transport, catering, small manufacturing, crafts, etc...


It is the interdependence of support actions that we want to highlight. Not having to go to school on an empty stomach, drinking potable water, being able to count on serious medical assistance, not being awarded a certificate of studies without a prospect of local or regional economic activity, these are objective examples that we defend and put into practice. This interdependence produces multiplier effects for the benefit of these thousands of families.


With the warmest thoughts of Ecoles de la Terre. Martial

samedi 11 mai 2019

LE CYCLONE FONI ATTEINT LE NORD-EST DE L’INDE LE 3 MAI 2019



ECOLES DE LA TERRE (EDLT) a été touchée par le cyclone FONI dans l'une de ses écoles des îles Sundarbans. Il s'agit de notre école de GANGASAGAR. Une partie du toit de l'école a été arrachée. Dans le malheur nous avons tout de même eu de la chance, cela grâce à la solidité de notre bâtiment. Les coûts de réparation de notre immeuble se montera à près d'un millier de francs suisses (CHF 1'000,00).

Ce chiffre est tout de même important pour nous EDLT. Et que dire sur l'étendue de cette catastrophe, principalement dans l'Etat de l'Odisha (Orissa), mais encore dans une bonne partie de l'Ouest Bengale !
Avec nos meilleures pensées.
EDLT Genève


ECOLES DE LA TERRE (EDLT) was affected by Cyclone FONI in one of its schools in the Sundarbans Islands. This is our school in GANGASAGAR. Part of the school's roof has been torn off. In the end, we were fortunate, thanks to the solidity of our building. The cost of repairing our building will amount to nearly a thousand Swiss francs (CHF 1'000,00).

 
This figure is still important for us EDLT. And what can we say about the extent of this disaster, mainly in the state of Odisha (Orissa), but still in much of West Bengal?
With our best thoughts.
EDLT Geneva

lundi 6 mai 2019

À L’HEURE DU RETOUR VOICI UNE VISION DE L’INDE OU L’EXPRESSION D’UN PARADOXE



D’un côté, l’Inde des salons guindés, des mariages dispendieux, des fêtes aux milles cadeaux, l’Inde qui ne compte pas les offrandes à ses millions de dieux. De l’autre côté, l’Inde de la misère qui compte ses pauvres en centaines de millions.


D’un côté, l’Inde qui s’est mise à rattraper le train de la mondialisation, qui s’enorgueillit de l’émergence des classes moyennes et de l’accélération de sa croissance parmi la plus élevée du monde. De l’autre côté, l’Inde qui peine à maîtriser son seuil de pauvreté et ne trouve de solution à mettre sur pied une véritable politique de l’école et de l’apprentissage.

 
Alors, qu’est-ce que je peux bien faire dans le subcontinent indien ? Eh bien, je redouble d’efforts afin d’accroître l’efficacité du soutien que l’organisation Ecoles de la Terre apporte à des populations nécessiteuses depuis plus de 20 années. Nous sommes contraints de nous adapter aux diverses situations, selon que nous nous trouvons dans les îles de la baie du Gange, dans les bidonvilles de Calcutta ou de Delhi, dans les campagnes isolées du plein pays du Bihar ou dans la bouillante chaleur du désert du Thar.


Or, nous n’avons cessé tout au long de ces années d’apporter notre aide aux mêmes populations, sachant qu’il nous fallait travailler sur un temps long, la seule manière de pouvoir en matière de développement, renverser un tant soit peu le cours des choses.


Je m’apprête à quitter l’Inde pour revenir en Suisse, ce beau pays que j’apprécie pour tellement de raisons. Oui, je reviens au pays pour la vingt-deuxième fois, toujours après un séjour d’au moins trois mois. Le bonheur de retrouver ma terre de naissance est toujours aussi agréable, tout aussi fort que la profonde émotion qui m’envahit lorsque je me dois de quitter l’Inde, ma deuxième mère patrie que j’aime.


Ce n’est qu’après ces grands moments d’émotion et d’agitation, après ces moments doux-amers du départ mélangés à la réjouissance du retour, que je présenterai à mes amis d’Ecoles de la Terre ce que je pourrais appeler « Rapport de séjour 2019 ».


Avec toute mon affection ; et c’est bien normal dans ces moments-là !


Martial pour ECOLES DE LA TERRE