Ecoles de la Terre un jour - Ecoles de la Terre toujours !

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NOUS FAISONS UN CLIN D'OEIL À LA FONDATION COROMANDEL QUI NOUS SOUTIENT POUR TOUS NOS PROGRAMMES DEPUIS TANT D'ANNÉES. NOUS SOMMES ICI À SUNBEAM PRIMARY SCHOOL AUX PORTES DU DÉSERT DU THAR AU RAJASTHAN ET NOUS LUI TÉMOIGNONS DE TOUTE NOTRE GRATITUDE. ECOLES DE LA TERRE LE 8 OCTOBRE 2018

mercredi 23 mars 2016

ALORS "IL FAUDRA LEUR DIRE " DE FRANCIS CABREL !



HELLO TOUTES ET TOUS !

J’ai un petit coup de grisou ici dans le désert du Thar. Alors je vous propose, comme ça, cette musique de Francis Cabrel ! 

Sans plus, ni moins ! Juste pour un peu plus d’amour encore !


Hello to all of You ! I feel a little sad here in Thar desert. Then I propose you this song of Francis Cabrel (a French singer) ! 

No more, no less !  Just for love a little more !

Martial - ECOLES DE LA TERRE


vendredi 18 mars 2016

LES 2,3 ET 4 MARS 2016 – LE WORKSHOP D’ECOLES DE LA TERRE WELFARE SOCIETY À CALCUTTA



C’est devenu une habitude de se retrouver en début de long séjour annuel pour vivre une rencontre de travail. Certes, les responsables des différentes Branches d’Ecoles de la Terre Welfare Society, ceux du Bengale, du Bihar, du Rajasthan, de Calcutta et de Delhi, se réunissent plusieurs fois tout au long de l’année. Ils choisissent de se rencontrer à tour de rôle dans leurs bureaux de Bodhgaya, Jaisalmer et Raidighi ; mais également à Delhi puisque nous y avons notre bureau central pour l’Inde.


Cette fois-ci, comme l’an dernier d’ailleurs, nous nous sommes tous retrouvés à Calcutta dans un quartier typiquement indien de Rashbehari. Etaient présents pour Ecoles de la Terre Inde, nos trois responsables de branches, Abhishek Vyas également président d’EDLT Welfare Society, Rajesh Kumar, CO d’EDLT India et Nandalal Baidya, trésorier de l’organisation en Inde. Participait également Dr Pradip Har de la société Créditwatch, notre conseiller et économiste connaisseur des particularités indiennes. Ecoles de la Terre Genève était représenté par Martial Salamolard et Marie-Elisabeth Coudray, deux habitués des longs séjours en Inde.


Nos visites des écoles et des différents programmes s’échelonnent de février à mai de chaque année et se terminent par une ultime rencontre, histoire de faire le point sur nos mois passés ensemble sur le terrain. C’est aussi notre dernier rendez-vous et le temps des au-revoir.

LA GESTION DE NOS PROGRAMMES

Nous utilisons le terme « workshop ou atelier de travail » pour qualifier ces réunions, car il s’agit bien de sessions de travail d’où ressortent des décisions concrètes, applicables immédiatement ou à une date précise. Et ce fut le cas lors de notre dernière rencontre de Calcutta.


Lors de chacune de nos rencontres la manière de gérer nos programmes est à chaque fois remise sur la table afin d’en vérifier la bonne tenue et d’y apporter les corrections nécessaires. Cette année, nous mettions l’accent sur l’importance de notre budget de ressources, sachant bien que nous ne pouvions engager des dépenses non couvertes. À cet effet, nous avons fortement insisté sur la nécessité d’atteindre au plus vite l’autofinancement en Inde des charges de fonctionnement de nos programmes. Le courant a passé et les responsables des branches se sont engagés à s’investir dans ce sens en priorité.


En effet, l’accord entre les participants fut unanime. Les branches du Bengale, du Bihar, du Rajasthan et de Delhi se doivent d’augmenter sans tarder leurs entrées d’argent en provenance de l’Inde. La participation des familles et la recherches de donateurs et sponsors indiens sont aujourd’hui indispensables ; des actions concrètes sont déjà effectuées dans cette direction. De plus, le gouvernement doit être davantage sollicité à tous les échelons de la fédération indienne afin qu’il nous apporte son soutien financier.

L’inscription d’Ecoles de la Terre dans le registre officiel des organisations non gouvernementales [ONG] établies sur le territoire indien est très réglementée et soumise à des autorisations et des contrôles pointus et réguliers. L’enregistrement d’Ecoles de la Terre Welfare society, en tant que société à caractère humanitaire [N° S58807/2007] fut une étape importante dans l’officialisation de notre travail. Elle fut aussi soumise à une autre permission très compliquée obtenir, s’agissant de l’autorisation de recevoir des fonds étrangers à l’Inde [F.C.R.A, Foreign Contribution Registration Act]. Nous l’avons obtenue sous le N° 231661542R. Ce sésame doit nous permettre d’accélérer nos entrées de fonds indiens.


LE CONTRÔLE DE NOS ACTIVITÉS

L’audit comptable remis tous les ans au gouvernement central indien fut un premier pas vers une gestion technicienne et de qualité. Il nous permet, notamment lors de rencontres comme le dernier atelier à Calcutta, de fixer nos principaux axiomes d’analyse, tant du point de vue de la gestion de nos dépenses que de l’état de nos avoirs. Nous nous sommes donc basés sur les chiffres de l’audit 2015 [Ecoles de la Terre au 31 mars 2015] ainsi que sur la préparation du prochain audit à remettre au gouvernement en avril prochain.

Cependant, pour nous permettre un contrôle plus fluide et permanent, nous avons mis sur pied un système de gestion des données en lignes où nous pouvons à tout moment observer, surveiller et maîtriser, depuis l’Inde ou depuis Genève, l’ensemble des postes de dépenses pour chacune de nos branches d’activités au Bengale, à Calcutta, au Bihar, à Delhi et au Rajasthan. Ce dispositif électronique et comptable en temps réel fonctionne depuis l’année 2010 pour la gestion de notre programme de microcrédit. Il est depuis peu mis en place pour la gestion comptable des écoles et des centres.


Ce système permet un contrôle budgétaire régulier et représente un outil de gestion nous permettant de contrôler à tout moment aussi bien le « cash en caisse » que le « cash en banque ». C’est donc le deuxième pas franchis pour atteindre une gestion professionnelle des données financières et comptables.

NOTRE VISION DU FUTUR

Forts de cette organisation, nous sommes conscients d’avoir les outils pour rendre pérenne Ecoles de la Terre Welfare Society. Tout d’abord soucieux de maintenir et d’améliorer les acquis en matière de soutien aux plus pauvres, à commencer par les enfants, nous gardons à l’esprit que toute extension de nos activités ou mise en forme d’un nouveau programme ne pourra se faire que si les charges de fonctionnement et de maintenance pourront être assurés par des fonds indiens.

 
L’éducation, l’apprentissage et la santé demeurent notre vocation première. Ecoles de la Terre est née dans cet esprit et poursuivra sa croissance dans cette direction. Les programmes [microcrédit, gestion de l’eau, etc…]  qui se sont ajoutés à notre première mission sont là pour renforcer celle-ci. Comme nous le disions dans notre message du 13 mars dernier, ils représentent pour les enfants et leurs familles un aide plurielle, dont la synergie ne pourra qu’améliorer leurs conditions de vie, puisque tel est, en d’autres termes, notre objectif !


Amitiés et chaleureuses pensées à Vous Toutes et Tous.

Martial Salamolard pour ECOLES DE LA  TERRE

dimanche 13 mars 2016

POUR ECOLES DE LA TERRE LE MICROCRÉDIT REPRÉSENTE UNE AIDE PLURIELLE EN FAVEUR DES FAMILLES INDIENNES LES PLUS PAUVRES !




NOS PROGRAMMES DE MICROCRÉDIT FONCTIONNENT AU BIHAR, DANS L'OUEST BENGALE ET AU RAJASTHAN


Il nous a fallu du temps, au cours des années 2007 à 2009 pour trouver la bonne formule en matière de soutien économique en faveur des familles les plus pauvres dont la plupart envoie leurs enfants dans nos différentes écoles. Au bénéfice d’une autorisation de la part du gouvernement fédéral de Delhi, Ecoles de la Terre Welfare Society India développe son nouveau programme de microcrédit depuis plus de six ans.


Avec le soutien sans faille de la Fondation CUF et de William Mellgren en particulier, tant du point de vue logistique, économique et financier, nous avons affiné le projet et finalement mis sur pied un programme prêt à être d’attaque ; aujourd’hui celui-ci fonctionne très bien et nous laisse augurer des perspectives encourageantes pour l’autofinancement de nos programmes d’éducation et de santé. Nous profitons aussi de cette fenêtre pour remercier Louis Dupuis de Genève pour ses conseils avisés et son substantiel apport au financement du microcrédit d’Ecoles de la Terre.


Élaborer un programme qui tienne compte à la fois de la rigueur, des exigences des opérations de crédit et de la capacité des clientes, exclusivement des mères de famille, à maitriser la gestion d’une micro-activité économique, nécessite une grande attention, une discipline de tous les instants et une capacité d’écoute doublée d’un effort de formation de toutes les parties intéressées, les collaborateurs de nos équipes en place ainsi que les clientes bénéficiaires des crédits.


Sous la férule de la société indienne Creditwatch de Calcutta et du Dr Pradip Har son responsable, notre programme a pris son envol en Inde au début de l’année 2010. Dans un passé récent nous avions eu l’occasion d’en expliquer ses contours et son fonctionnement. Nous retraçons ici en grandes lignes ses principales caractéristiques. Pour celles et ceux qui souhaitent retrouver un peu de notre histoire récente en la matière, nous leur suggérons de relire notre blog du 13 juin 2013 intitulé « Le programme microcrédit d’Ecoles de la Terre au printemps 2013 ». Pour nos lecteurs et amis de « Facebook » nous rappelons ci-après notre adresse : 3w.ecolesdelaterre.blogspot.com.


En effet, la maîtrise du programme par nos staffs [au Bengale, au Bihar, au Rajasthan] fut dès le tout début l’une de nos priorités. De l’analyse de faisabilité du projet économique d’une mère de famille jusqu’à l’octroi d’un prêt nouveau, pas moins de 8 étapes distinctes sont nécessaires pour conclure l’opération.


Le montant de chaque transaction de crédit a été fixé en avril 2015 à un plafond de 7'500 roupies indiennes [l’équivalant d’environ 130 Francs suisses] ; nous noterons que chaque prêt est renouvelable à son échéance, soit après 40 semaines, la durée du remboursement, celui-ci se faisant hebdomadairement. Nous éviterons toute comparaison nominale avec les opérations pratiquées en Europe, l’approche étant si différente, sans commune mesure avec le microcrédit développé en Asie et en Inde en particulier.


Il s’agit en fait d’une aide financière pouvant permettre à des familles économiquement nécessiteuses de développer une micro-activité, telle que la maintenance d’un stand de légumes sur un marché local, l’achat d’une machine à coudre pour une production en couture ou broderie, l’acquisition de matière première pour cette même affaire, la gestion d’une petite restauration de rue, l’autogestion d’une échoppe à thé ou d’une épicerie, le financement des charges d’un triporteur à moteur [auto rickshaw] pour une activité de transport, la fabrication de filets de pêche, etc..., etc… Nous nous arrêterons là car la liste est longue, très longue.


Lors de notre dernière séance de travail [workshop] tenue à Calcutta les 2,3 et 4 mars derniers, nous faisions le point sur le développement de notre programme de microcrédit et les perspectives à court terme quant à l’apport d’intérêt qui nous permettra de nous autofinancer. Nous pourrons compter à coup sûr près de 25 % de « self-financing » pour le prochain exercice scolaire [du 1er avril 2016 au 31 mars 2017]. Nos équipes en place [Bengale, Calcutta, Bihar, Delhi et Rajasthan] établissent en ce moment le nouveau budget 2016-2017. Nous connaîtrons donc les chiffres précis en début avril prochain.


À regarder l’évolution du microcrédit d’Ecoles de la Terre, à observer ses résultats laissant apparaître des remboursements jusqu’ici effectués à 100%, à considérer les possibilités d’augmentation du volume financier des prêts accordés aux familles, nous pouvons voir l’avenir positivement.


Nous terminons ce blog en vous parlant du dernier octroi de 100 nouveaux prêts accordés à des mères de famille de la région de Raidighi dans îles des Sundarbans de l’Ouest Bengal indien. Nous pourrons octroyer dans les semaines qui suivent 100 autres nouveaux crédits, soit au Bihar, soit au Rajasthan. Mais pour l’heure et pour illustrer en photos nos récentes activités, nous vous proposons dans ce blog des portraits et clichés illustrant nos dernières réalisations.
  

Aujourd’hui 3'000 familles sont en permanence bénéficiaires de nos prêts. Et compte tenu de la bonne gestion de notre programme, administrée par nos équipes de plus en plus compétentes, nous recherchons de nouveaux fonds ; c’est donc un clin d’œil que nous faisons aux éventuels prochains sponsors que nous nous permettrons de contacter tout prochainement.


Chères amies, Chers amis, ce n’est pas un exposé  exhaustif sur le microcrédit que nous venons de vous proposer ; mais bien un petit rapport sur les activités qui ont marqué son évolution au cours de ces dernières années.


Dans l’attente de notre prochaine publication, nous vous souhaitons le meilleur pour les jours qui viennent. Avec nos pensées les plus attentionnées et chaleureuses.


Martial Salamolard pour ECOLES DE LA  TERRE