Ecoles de la Terre un jour - Ecoles de la Terre toujours !

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dimanche 26 mars 2017

LA JOURNÉE DE LA FEMME AU VILLAGE D'ITRA AU BIHAR




Les grandes chaleurs sont arrivées « tambour battant » un peu partout en Inde. Certaines régions, comme ici au Bihar, sont particulièrement perturbées par les incessantes coupures d’électricité, surtout si vous vous trouvez en pleine campagne, comme c’est d’ailleurs le plus souvent mon cas. Je mets trop de temps à publier mes messages. Deux jours de coupure par-ci ajoutés à deux autres par-là, ça vous demande parfois une semaine avant de pouvoir communiquer vos infos.


Brèfle de trèfle, pour l’heure qui vient tout juste de chanceler sur vos cadrans, je veux juste vous dire quelques mots sur notre traditionnelle rencontre organisée à notre école de Camijuli au village d’Itra à l’occasion de la journée mondiale de la femme. Même si nous vivons cet événement depuis l’année 2005, je ne dirai pas qu’il s’agit d’un rituel, mais bien plutôt d’une journée toujours très attendue ici par « toute une chacune » !


Nous souhaitons organiser cette réunion chaque année dans des endroits différents, mais toujours là où Ecoles de la Terre anime et gère une école ou un centre. Cette année ce fut à Camijuli, notre école du village d’Itra ouverte au cours de l’année 2001. Nous nous retrouvions là-bas pour la deuxième fois.


Un bon millier de femmes, de mères, de  jeunes filles, d’apprenties et d’élèves de la quinzaine de petits villages environnants étaient attendues ; elles vinrent en masse pour vivre une journée de témoignage et de reconnaissance au son de la musique, à  l’audition de discours divers et fleuris, parfois dans un bruitage de circonstance qu’un tel attroupement ne peut manquer de distiller. Mon dieu, que furent agréables ces moments chaleureux, au propre comme au figuré ; il devait bien faire 35° aux moments forts de la manifestation !


Cette journée permet de mettre en évidence la réalité souvent douloureuse des conditions de la femme indienne, pour ne parler que d’Elle. Violences, inoculation du sida, mariages forcés, mauvais traitements en cas d’adultère, domination patriarcale, inégalités dans le droit à l’éducation, à la rémunération et bien d’autres encore, sont autant de points de domination que subissent les femmes en Inde et à travers le monde. Ce sont bien sûr ces tristes réalités que nous rappelons au cours d’un tel événement.


Mais ce sont les actions concrètes que nous déployons et les programmes que nous développons pour briser les chaînes qui enferment les femmes dans ce collier d’asservissement que nous mettons en évidence lors de cette journée. L’école, l’apprentissage, la santé, la gestion domestique et le soutien économique sont autant de plans d’activités où Ecoles de la Terre fait en sorte que la parité soit absolument respectée dans l’exercice des droits.


Parlant de l’éducation, la femme doit avoir sa place autant dans son statut d’élève que dans celui d’enseignante. Ainsi, la parité « filles et garçons » est devenue la règle incontournable pour l’inscription de nos élèves. Parlant de gestion des affaires familiales et de développement professionnel, elle est au centre des affaires et de nos préoccupations puisque c’est à elle que sont confiées les clés de l’organisation et les décisions des actions à mener.


Si ce message a valeur de discours, je le conclurai en disant ceci ; nous observons ici dans la campagne indienne que les femmes, je veux avant tout parler des mères et de leurs filles, sont de mieux en mieux considérées. Mais cela nous permet de prendre davantage conscience des écarts qui existent encore dans les mentalités, les mœurs et les croyances, tous autant difficiles à bousculer. Et c’est bien dans la gestion de nos programmes de tous les instants que nous pouvons renverser le cours des choses. Les droits ne s’exercent pas dans les ministères ou les organisations tentaculaires, dans les associations aux titres ronflants qui développent leurs directives au rythme de rencontres de salon, mais bien sur le terrain et dans la mise en œuvre véritable des programmes !

Amitiés à Toutes et à Tous !
Martial Salamolard pour ECOLES DE LA TERRE

samedi 18 mars 2017

VOICI L’ÉCOLE « WILLY VIDYALAYA » DU VILLAGE DE BAHERADI – HARIDASPUR !



Quel bonheur d’avoir pu concocter ce premier clip ! C’est le premier et c’est un début !

 
Je visitais Willy Vidyalaya School hier pour la première fois  au cours de mon séjour de cette année 2017 ; j’ai passé un si bon moment avec tous ces enfants. Elle compte 290 élèves qui viennent de 5 villages proches de l’école. Je vous les nomme pour le plaisir ; il y a Haridaspur, Kusha, Sarvodaypuri, Pradeep Nagar et New Bahera. En fait BAHERADI est le nom de la région qui comprend ces 5 villages. C’est parfois un peu compliqué dans la « micro-géographie » de la campagne indienne ; mais ça fait partie de son charme ! Ces villages se situent dans un rayon de 3  à 4 kilomètres de l’école ! Quatre enseignants et une surveillante - gardienne assurent le fonctionnement quotidien de Willy Vidyalaya School !

L’école date de début 2011 ; en réalité elle fut ouverte pour remplacer l’ancienne école voisine de Nilamati, inaugurée en 2005 et que nous devions quitter après quelques 6 années, suite au comportement du propriétaire du bâtiment d’école qui voulait nous racketter. Nous trouvions un terrain à bon compte dans le village d’Haridaspur et pouvions ainsi poursuivre notre travail en faveur des enfants de ces 5 villages.

« Chouette alors » ! Amitiés à Toutes et Tous !

Martial pour ECOLES DE LA TERRE

La musique est libre de droit mais l’information ci-après est à citer comme telle : Melodie Victoria par Kevin MacLeod est distribué sous la licence Creative Commons Attribution (https://creativecommons.org/licenses/by/4.0/)
Artiste : __url_artiste__

mercredi 15 mars 2017

PREMIÈRE PHASE DU SÉJOUR 2017 AUX ÎLES DES SUNDARBANS ET À CALCUTTA





Mon entrée en matière du côté de l’océan indien fut programmée à mi-février dernier ! Depuis quelques années déjà, je me rends plutôt dans le Sud du Bengale en début de séjour, entre fin janvier et début février. D’un point de vue climatique c’est le meilleur moment, juste après l’hiver dans cette région de l’Inde qui fait frontière avec le Bengladesh.


Enfin, parler d’hiver pour cette région c’est beaucoup dire ; quelques semaines, disons trois tout au plus, durant lesquelles la température descend aux alentours de 12 à 15 degrés au courant de la nuit pour remonter ensuite à quelques 20 degrés en cours de journée. Malgré ces circonstances plutôt favorables, mon séjour dans les Sundarbans a démarré par la violente attaque d’une meute d’amibes qui m’ont mis « ko » la première semaine durant. Ce sont les risques du métier. Ah ah ah !

 
Les visites des écoles, la découverte du nouveau centre d’apprentissage de Raidighi, les rencontres avec les mères de famille des villages des Sundarbans, l’octroi de nouveaux crédits,  le contrôle des quatre stations de purification d’eau en fonction et les préparatifs pour la construction de trois nouvelles au cours de cette année 2017 ont occupé nos journées. Je peux vous dire qu’avec Nandalal Baidya, le responsable pour le Bengale et avec son équipe, nous n’avons pas chômé, ni eut le temps de visiter une île « au tigre ». Nous avons rencontré les familles, de plus en plus intéressées à ce que nous leur proposons, à savoir la conjugaison des programmes, Education + Santé & Hygiène + Soutien économique !


C’est en effet pour une approche globale, certains parlerons d’approche holistique, que nous travaillons d’arrache-pied depuis des années ! L’effort en faveur de l’éducation, soit la construction et la mise en service d’écoles dans les îles des Sundarbans, représente certes un plus immense pour la population; cela nous a toutefois paru bien insuffisant au vu et au su des conditions de vie rencontrées ici. Sachant que nous souhaitons également participer à la lutte contre l’exode rural, il nous a semblé nécessaire de développer notre programme microcrédit afin de redonner vie « économique » à ces villages. Et puis, une fois leurs études terminées, ne seraient-ce qu’élémentaires, que pourraient bien faire ces ex étudiants dans ce milieu où rien ne se passe, mises à part les occupations agricoles, les activités liées à la pêche et les petits services portuaires et maritimes ?


Redonner vie à toute une série d’activités dans les villages des Sundarbans ne peuvent se réaliser qu’en monétisant progressivement des secteurs économiques qui correspondent à la création de biens et de services qui peuvent s’échanger dans ce territoire rural. Et bien c’est ce que nous faisons ici depuis l’année 2010.


Les résultats sont plus qu’encourageants. Pas moins de 24 villages sont à ce jour concernés par notre programme de microcrédit. 1'200 mères de familles, nous pourrions dire 1'200 familles, sont au bénéfice des prêts d’Ecoles de la Terre Welfare Society, soit près de 7'000 personnes. Nous publierons d’ici la fin de notre séjour un blog consacré au fonctionnement de ce programme, en rappelant ses caractéristiques, ses règles et ses retombées, pour la population bénéficiaire et pour notre organisation Ecoles de la Terre.


Nous souhaitons ajouter ici, ce que nombre d’entre vous savent déjà, que le microcrédit, outre le fait de contribuer à l’accroissement du niveau de vie des familles, concourt également au financement des écoles, du service médical et de la maintenance des autres programmes de soutien.


Et oui, la vie économique devient difficile partout ! Y compris dans notre vieux continent d’Europe. Vous pouvez bien imaginer qu’il n’est pas facile pour nous d’expliquer cette situation aux familles des villages de ce coin du Bengale qui vivent encore et toujours dans des conditions pour le moins frugales, aux commodités plutôt sommaires. Avec le temps nous y arrivons et observons avec bonheur qu’elles comprennent bien la nécessité de participer d’une façon ou d’une autre à l’éducation de leurs enfants.


En ce début du mois de mars, les responsables d’Ecoles de la Terre Welfare Society se rencontraient à Calcutta, à mon initiative. En effet,  depuis quelques années déjà nous nous rencontrons en début de mon séjour annuel pour ce que nous appelons un « workshop »  de 3 à 4 jours. Par workshop, nous comprenons des séances de travail à l’issue desquelles nous aurons analysé l’année écoulée et établi le budget pour le nouvel exercice. Ce sont des décisions concrètes qui en ressortent, sachant bien que nous les contrôlerons tout au long de l’année et en débattrons lors du workshop prochain de 2018.


Pour ne parler que de ces 2 dernières années, je soulignerai ici toute la satisfaction que j’ai de travailler avec notre équipe que je présente rapidement ci-après. Il y a Rajesh Kumar, l’homme de liaison ; il est le responsable de la branche Bihar et le CEO d’Ecoles de la Terre pour l’Inde. Il y a Abhishek Vyas, le responsable de la branche Rajasthan et le président d’Ecoles de la Terre pour l’Inde. Il y a Nandalal Baidya, le responsable de la Branche Ouest Bengale et le trésorier d’Ecoles de la Terre pour l’Inde. Je ne manquerai pas d’ajouter les 2 responsables des branches de villes, soit Anindita Rajeev pour Calcutta et Mishra Ashvini pour New Delhi.


Enfin, je présente Pradip Har, docteur en économie, de Calcutta. Il est ce que je pourrais appeler mon « ange gardien » pour Ecoles de la Terre Welfare Society India. C’est avec lui que j’ai construit notre programme « microcrédit ». Il est à la fois un grand connaisseur de l’économie indienne et un homme de terrain avisé et expérimenté. Avec toute l’équipe présentée ci-dessus, je dirai que nous lui devons beaucoup; nous en sommes tous conscients et nous le rappelons souvent. Le succès réalisé par notre programme économique, 100% de prêts intégralement remboursés pour la quinzaine de milliers de prêts accordés à ce jour, nous laisse augurer de bons lendemains.


Une fois notre workshop de Calcutta terminé, je me suis rendu dans l’Etat du Bihar afin d’y vivre une nouvelle étape en ce début de mois de mars. Abhishek et Nandalal ont fait le voyage avec Rajesh et moi-même afin d’y passer quelques jours et échanger en dehors de nos traditionnels meetings. Aujourd’hui et pour la quinzaine qui s’annonce, je m’apprête à poursuivre mes visites des écoles et des centres du Bihar qui représentent la branche la plus importante d’Ecoles de la Terre en Inde.


J’aurais souhaité publier davantage de messages depuis mon arrivée en Inde. Les nombreux déplacements m’en ont empêché, les problèmes d’électricité et les coupures informatiques aussi. Je ne me trouve pas à Mumbai, Bengalore ou Hyderabad, je travaille en pleine campagne.  D’ici avril prochain je devrais pouvoir assurer une présence un peu plus constante. Je vous entretiendrai en particulier de 2 programmes sur lesquels je ne me suis guère étendu lors de ce message ; je vous parlerai des écoles & des centres d’apprentissage d’une part et du programme Eau d’autres part [nos centrales de purification d’eau au Bengale et au Bihar].


Bref de trèfle ! Ce qui est dit est dit, et le reste est à faire ! Je salue et je remercie de tout cœur, toutes celles et tous ceux qui auront lu ces lignes. Je vous envoie de ce bout de terre mes pensées les plus chaleureuses et vous souhaite une belle arrivée du printemps !


Martial Salamolard pour ECOLES DE LA TERRE