Ecoles de la Terre un jour - Ecoles de la Terre toujours !

Ecoles de la Terre un jour - Ecoles de la Terre toujours !
NOUS FAISONS UN CLIN D'OEIL À LA FONDATION COROMANDEL QUI NOUS SOUTIENT POUR TOUS NOS PROGRAMMES DEPUIS TANT D'ANNÉES. NOUS SOMMES ICI À SUNBEAM PRIMARY SCHOOL AUX PORTES DU DÉSERT DU THAR AU RAJASTHAN ET NOUS LUI TÉMOIGNONS DE TOUTE NOTRE GRATITUDE. ECOLES DE LA TERRE LE 8 OCTOBRE 2018

samedi 24 décembre 2016

NOËL D'HIER ET D'AUJOURD'HUI



Moins à l'histoire qu'au temps qui passe
Moins à la mémoire qui rêvasse
Une veille odeur de cheminée
Un bruit de bois quelques pensées !

Un arbre au fond du couloir
Quelques images dans un tiroir
Les couleurs se sont étiolées
Les odeurs se sont modifiées !

Le temps ne retint pas ses apôtres
Mais Noël s'est toujours renouvelé
Au rythme de mille patenôtres
La vie ainsi a continué !

La paix fit place à la guerre
Et ceux qui ont observé le ciel
Sont restés cloués à la terre
Contraints à partager l'essentiel !

JOYEUX NOËL & AMITIÉS À TOUTES & TOUS
Martial pour ECOLES DE LA TERRE


dimanche 13 novembre 2016

VISITE À CHOUDDARASHI, UN VILLAGE DE LA CAMPAGNE INDIENNE DANS LES ÎLES DES SUNDARBANS DE L'OUEST BENGALE EN MARS 2016 !





En ce jour de printemps tropical, nous sommes le 9 mars 2016, sous une chaleur juste raisonnable et annonciatrice d'un printemps lourd et pesant, je quitte Raidighi, une bourgade d'un peu plus de 20'000 habitants aux portes des mille et un bras du Gange, les Sundarbans, ces îles méconnues du nord-est indien. À l'échelle de la démographie indienne, une localité de cette taille est encore un village. Raidighi se trouve dans l'État fédéré de l'Ouest Bengale, exactement dans le South 24 Parganas, l'un des 20 districts de l'État, l'un des plus pauvres. Je prends la route de Chouddarashi, un petit village où Ecoles de la Terre [ci-après EDLT]  déploie ses activités de microcrédit en faveur des mères de famille les plus nécessiteuses de la région.


À quoi pensé-je d'autre, si ce n'est à la chance de me retrouver dans cet autre monde, où mes sens discernent, reniflent, respirent, flairent et palpent cette nature immensément vivante qui à la fois m'accueille et m'envoûte. Je longe, tout le long d'une étroite route pavée, une multitude de champs de riz aux jeunes pousses printanières, entrecoupés de haies et de bosquets qui offrent à cette nature de bien belles verdeurs.

   
Ô belle campagne du Bengale, menacée par l'exode de ses habitants vers les grandes villes voisines, qu'il fait bon te traverser, te regarder, te sentir au gré d'une promenade en cette saison ! Je suis accompagné de Nandalal, le responsable d'EDLT pour les îles Sundarbans. Nous nous rendons à moto à Chouddarashi, un village se trouvant à quelques 5 kilomètres de Raidighi. Nous avons rendez-vous avec 100 mères de famille du village et de ses environs afin de participer à une séance de travail de microcrédit que nous subdivisons en deux sous groupes, vu le grand nombre de femmes invitées. À mi-distance de Raidighi et Chouddarashi, nous dépassons deux jeunes femmes élégantes qui entrent à bicyclette dans leur village de Baidyapara. Les mères des villages nous attendent sans doute pour le meeting. Nandalal me rappelle qu'il est temps d'accélérer l'allure car elles sont ponctuelles à l'occasion de chaque réunion, au contraire de bien des ragots qui courent au sujet de la ponctualité des gens des îles.


Nous arrivons pile à l'heure à Chouddarashi afin d'animer notre séance de travail. Toutes les mamans sont là, la plupart d'entre elles assises en lotus tout le long d'une grande véranda qui nous a été mise à disposition pour la circonstance par une famille du village. Le sujet de la rencontre concerne la collecte définitive des documents nécessaires à l'octroi des prêts dont l'attribution est prévu dans une semaine exactement.


Sujata et Buddhishwar préparent leurs réunions avec minutie et sérieux. Ils s'investissent à plein temps dans la gestion de notre programme de microcrédit. Buddhiswar en est le responsable et peut compter, outre Sujata, sur deux autres collaboratrices que sont Kabita et Uma. Depuis le démarrage du programme au cours de l'année 2010, pas moins de 6'500 prêts ont été octroyés aux familles de cette région des Sundarbans; une aubaine selon les dires de toutes les familles bénéficiaires.


Grâce à une formation pointue et continue, le fonctionnement des opérations de microcrédit n'a cessé de s'améliorer au fil du temps pour devenir très professionnel. D'un autre côté, le sérieux et l'honnêteté des mères de famille contribuent largement au succès du programme. Celles-ci créent leurs petites entreprises dans divers domaines d'activités liées à l'agriculture, à l'élevage, à l'artisanat, aux transports, à la restauration, aux marchés, pour ne citer que les principaux. Ces activités sont bien entendu liées aux usages et aux besoins socio-économiques locaux. À Chouddarashi, comme dans toutes les autres agglomérations voisines, le succès est au rendez-vous et les mères, avec la participation des autres membres de leur famille, contribuent aujourd'hui à redonner vie à leur région, à redynamiser les échanges économiques, à monétiser les transactions et contribuer à diminuer l'exode rural qui frappent les campagnes tout en améliorer le niveau de vie général de la population.


Le cours de la séance de ce 9 mars se déroule harmonieusement et avec beaucoup de fluidité. Un groupe de 50 mamans est là afin de finaliser les dossiers définitifs d'octroi de crédits. Je sens tout au long de ce rassemblement beaucoup d'enthousiasme et de conviction. Buddhiswar et ses collègues vérifient tous les dossiers et répondent à toutes les questions. J'interviens auprès des mères, tentant de m'immiscer dans leurs discussions pour les encourager dans leur entreprise. En comptant le deuxième groupe de 50 mères qui va se réunir juste après le premier meeting, 100 nouvelles micro-activités commerciales ou industrielles vont donc pouvoir démarrer concrètement dans quelques jours et contribuer ainsi à élargir le développement économique du village. 

  
J'ai le profond sentiment de vivre des moments forts et privilégiés lors de chacune de nos rencontres de microcrédit. Les mères de famille sont à la fois nos clientes et les mamans de nos élèves. Nos programmes se conjuguent pour donner une plus-value à nos actions. Cette expérience est pour nous tous unique en son genre, car en plus de prêter de l'argent aux familles pauvres afin de renforcer et de développer le tissus économique local, le microcrédit contribue aussi à financer l'éducation des enfants. Nous sommes tous concernés par ces efforts conjugués qui ont pour conséquence une aide plurielle génératrice de mieux-être et de prospérité !


Martial Salamolard pour Ecoles de la Terre - Carouge 13.11.2016

lundi 31 octobre 2016

SALON DU LIVRE "DES LIVRES ET MOI" À ECHENEVEX - LES SAMEDI ET DIMANCHE 5 ET 6 NOVEMBRE 2016



 
CHÈRES AMIES, CHERS AMIS,

L'association "DES LIVRES ET MOI" organise en France voisine, à ECHENEVEX dans le département de l'Ain, son deuxième salon. Outre les stands des exposants venu de toute la France, de Suisse et d'Algérie, des conférences débats seront organisées sur différents sujets dont vous trouverez les thèmes dans le programme des animations que nous joignons à ce message.

 
Durant ces deux journées, notre ONG Ecoles de la Terre est gracieusement invitée à donner 2 conférences, la première le samedi de 14h00 à 15h00, la deuxième, le dimanche à la même heure.

 
Le soussigné exposera les actions et les besoins d'Ecoles de la Terre qui œuvre en Inde depuis bientôt 20 ans afin de faire valoir les droits fondamentaux à l'éducation à 5'500 filles et garçons. Cette présentation sera coanimée par CLAPASE, auteur du roman "La vie entre ses mains" édité aux Editions "Les Vertus" à l'automne 2015, dont tous les droits d'auteur sont reversés à l'association Ecoles de la Terre.

Ce genre d'événement représente pour notre organisation une tribune incontournable. Nous remercions chaleureusement l'association "DES LIVRES ET MOI" pour cette plate-forme sur laquelle vous êtes cordialement invités. Nous espérons être honorés de votre visite.

Martial SALAMOLARD pour ECOLES DE LA TERRE
www.ecolesdelaterre.ch & Infos sur Facebook


SALON DU LIVRE "DES LIVRES ET MOI"
Complexe de la Chenaille
192 route de la Chenaille
01170 ECHENEVEX

dimanche 18 septembre 2016

DE L'EAU POTABLE DANS LES SUNDARBANS ET AU BIHAR



L'ampleur et la diversité des questions liées à la santé

Autour des programmes liés a l'éducation qui symbolisent la raison d'être et les activités premières d'Ecoles de la Terre, viennent se greffer par la force des choses d'autres projets qui nécessitent une intervention et augmentent toujours davantage notre souhait d'améliorer les conditions de vie des populations déshéritées que nous côtoyons depuis tant d'années.

De longue date nous parlons d'actions plurielles guidées par le combat contre l'analphabétisme qui condamne une part de la population indienne à l'infortune et à la misère. Si le soutien par l'éducation a représenté dès 1998 le fer de lance de nos actions concrètes, par la création d'écoles, la mise en place de programmes scolaires et l'ouverture de centres d'apprentissage, la question des autres besoins pour nos élèves et leurs familles, tous extrêmement nécessiteux, s'est naturellement posée.

C'est ainsi que l'état de santé déficient des enfants et leur entourage, la condition des femmes en relation au problème de la contraception, le faible niveau d'hygiène lié à la qualité de l'eau et les mauvaises conditions économiques des familles nous ont interpellés et poussés à prendre des mesures autant pratiques qu'efficaces.

Dans la mesure de nos moyens plutôt limités, nous avons pu mettre en place des services de santé, organiser des contrôles sanitaires réguliers pour tous nos élèves et assurer ainsi un suivi médical dans toutes les branches où nous intervenons, au Bihar, au Bengale, à Delhi et au Rajasthan. Un planning familial à l'intention des mères de famille est également organisé dans le but de conseiller les mamans et intervenir à leurs demandes.

En ce qui concerne le soutien socio-économique et comme vous le savez déjà, nous avons développé un programme de microcrédit afin de venir en aide aux familles, les mères en particulier, en leur offrant l'opportunité d'ouvrir leurs propres micro-entreprises et leur permettre d'élever leur niveau de vie tout en s'impliquant dans l'éducation de leurs enfants. Ce programme sera présenté en détails ultérieurement.

Nous vous présentons ici notre programme de purification d'eau à grande échelle. Compte tenu de l'état de santé déficient de nos élèves observé depuis le début de nos activités, nous nous sommes rendus à l'évidence que la question de l'eau était devenue un véritable enjeu.

Le programme Eau d'Ecoles de la Terre

L'absence d'eau potable et l'inaptitude pour nos élèves et leurs familles à en trouver dans les conditions actuelles sont deux réalités majeures dans les régions où Ecoles de la Terre intervient. D'aucuns savent bien que la dégradation de l'environnement et la pauvreté ont concouru au fil du temps à engendrer et semer les maladies dans les régions rurales du Bengale, du Bihar, du désert du Thar et des bidonvilles indiens, pour ne citer que ces territoires de par le monde.

Nous avons observé que les maladies d'origine hydrique représentaient une part très importante des soins que nous prodiguions à nos élèves ainsi qu'à leurs familles. Transmettant virus, bactéries, parasites, micro-organismes végétaux et animaux, l'eau et conséquemment la nourriture deviennent les transmetteurs de maladies telles qu'hépatites A et E, polio, fièvre typhoïde, diarrhée, amibes, dysenterie, méningite, etc…

C'est ainsi que pour fournir de l'eau potable en suffisance au Bihar et au Bengale, nous avons construit à ce jour pas moins de 7 petites usines de purification d'eau, chacune pouvant débiter jusqu'à 2000 litres d'eau à l'heure, aux fins de consommation des élèves, des familles et des populations avoisinantes. Après un appel d'offres auprès de différentes sociétés spécialisées dans le domaine du traitement de l'eau, notre choix s'est finalement porté sur une société bengalie, basée près de Calcutta. 

Les stations de purification d'eau de 2014 à 2016

Au cours des années 2011 à 2013 nous avons foré, construit et aménagé de nombreux puits pour nos écoles des îles Sundarbans et du district de Gaya en Inde; nous avons également installé des tanks à eau pour chacune de nos écoles du désert du Thar au Rajasthan. L'accent a été principalement porté sur l'approvisionnement de l'eau.

Dès l'année 2014 et grâce au soutien financier de nos sponsors, nous avons entrepris les grands travaux de construction d'usines de traitement dans le but de rendre l'eau potable à la consommation domestique pour nos élèves, leurs familles ainsi que la population vivant dans les régions avoisinantes. Même si quelques impondérables dus à la structure et la composition de certains sous-sols et la qualité des nappes phréatiques ont parfois compliqué ou ralentis l'avancement des travaux, toutes les réalisations ont été menées avec succès et dans les délais prévus. Nous récapitulons ci-après ces sept constructions en rappelant leur situation, en soulignant le contexte géographique des lieux et en citant les écoles ou les centres jouxtant ces constructions; nous y ajoutons pour chacune d'elles une illustration photographique.

En août 2014 à Sreefaltala dans les îles Sundarbans

L'école de Sreefaltala se situe proche du bourg de Raidighi où Ecoles de la Terre Welfare Society tient ses bureaux pour la branche de l'Ouest Bengale. Elle accueille les enfants des villages alentours et compte 309 élèves et 9 enseignants pour l'année scolaire 2016. En août 2014, la première station de purification d'eau construite près de la place de jeu de l'école est entrée en activité.


En novembre 2014 sur l'île de Purba Jata dans les Sundarbans

L'école de Purba Jata se trouve sur une petite île qui porte son nom. Jusqu'à il y a peu Purba Jata n'était atteignable que par bateau; depuis quelques années nous pouvons la rejoindre en voiture grâce à la construction d'un pont qui enjambe le bras du Gange qui l'entoure. Elle accueille aujourd'hui les enfants de l'île et compte pour cette année scolaire 241 élèves et 9 enseignants. C'est au mois de novembre 2014 que la deuxième petite usine de traitement de l'eau a ouvert ses vannes.


Anecdotes sur les îles Sundarbans

Deux problèmes majeurs sont naturellement posés et préoccupent  toutes les populations des Sundarbans; tout d'abord le mélange de l'eau de mer et de l'eau douce, ensuite la pollution des nappes d'eau par l'arsenic, les métaux et les bactéries.

Une première question récurrente soulevée tient à la salinité de l'eau. Une partie de la population consomme de l'eau saumâtre car il est difficile de creuser suffisamment en profondeur pour avoir de l'eau douce. Et chaque passage de cyclone et d'ouragans empire la situation. Le deuxième problème tient à la pollution des nappes phréatiques liées aux activités industrielles de nombreuses entreprises qui se situent en amont de la baie du Gange, ainsi qu'aux rejets agricoles et domestiques qui entraînent eux aussi une importante pollution.

Les installations d'Ecoles de la Terre récemment réalisées visent en premier lieu à procurer à nos élèves et leurs familles, ainsi qu'aux autres populations voisines, de l'eau de qualité. Sachant que le manque d'information et de connaissance sur le sujet de l'eau est très grave, les réunions de sensibilisation [awareness programmes] sur la question de la qualité de l'eau revêtent pour notre programme d'hygiène & santé une importance capitale.

En juillet 2015 sur l'île de Kultali dans les Sundarbans

Nous vous parlons ici de la construction de notre troisième station de purification construite dans le village de Sonatikari où se trouve notre école du nom de Naba Kishalay; elle accueille 340 élèves ainsi que 8 enseignants. L'île de Kultali est assez éloignée du bureau d'Ecoles de la Terre à Raidighi et un comité de village se charge de la tranquillité des lieux et du bon déroulement de l'école.

Pour se rendre sur l'île atteignable par bateau afin d'assurer une brève intervention, il faudra compter une bonne journée. Les travaux pour la construction de la station de Sonatikari ont été réalisés avec une certaine facilité vu qu'en 2011 déjà nous forions et installions un nouveau puits performant. Contrairement aux deux précédentes constructions, à Sreefaltala et à Purba Jata, nous n'avons rencontré aucun problème lié au mélange d'eau douce et d'eau salée, la hantise des Sundarbans.


En décembre 2015 au centre Ecoles de la Terre de Kumrapara dans les Sundarbans

La quatrième construction qui a été réalisée près de notre centre multifonctionnel de Raidighi, précisément à Kumrapara en périphérie de ce bourg situé à la porte des îles Sundarbans, sonne comme l'avènement d'un premier grand projet porteur de promesses en matière d'hygiène et de santé. C'est une excellente chose pour nous que d'être au bénéfice de cette station de purification à proximité de ce centre où nous exerçons de nombreuses activités liées à l'ensemble de nos programmes, à savoir l'éducation, l'apprentissage, la santé, l'hygiène, le microcrédit de même que les réunions de sensibilisation recouvrant tous les domaines d'intervention d'Ecoles de la Terre.

Au courant de cet automne 2016 notre nouvel institut d'apprentissage à l'intention des jeunes filles de la région ouvrira ses portes à Kumrapara. Des formations dans divers domaines tels que l'informatique, la couture, la broderie, le tissage, l'artisanat, l'esthétique, etc..., viendront compléter nos programmes d'enseignements. Dès lors, le nombre de personnes profitant des actions d'Ecoles de la Terre va sensiblement augmenter. Kumrapara se trouve à proximité du bourg de Raidighi qui représente pour nous dans les Sundarbans une vitrine qui peut favoriser nos initiatives.  


En mars 2016 à l'école de Camijuli dans le district de Gaya au Bihar

L'école de Camijuli qui a ouvert ses portes en début d'année 2001 au village d'Itra dans le district de Gaya de l'Etat fédéré du Bihar est devenu un grand complexe scolaire. Riche de 2 autres petites écoles satellites supplémentaires afin d'accueillir les enfants les plus jeunes de la région, ceux des classes enfantines, Camijuli compte aujourd'hui plus de 1'100 élèves et 28 enseignants et employés qui vivent dans 13 villages se situant aux alentours de l'école. Outre l'enseignement scolaire proprement dit, un dispensaire prodigue les soins médicaux de base aux élèves et à tous les habitants de la région. En mars dernier, la population d'Itra et de ses environs s'est vue gratifier de sa toute première station de traitement d'eau, une révolution pour cet endroit fort éloigné des centres urbains où l'infrastructure sanitaire est inexistante et les contrôles d'hygiène en matière d'eau potable sont insignifiants.


Anecdotes sur le Bihar

La plupart des touristes et visiteurs viennent au Bihar afin d'effectuer le circuit des sites bouddhiques sacrés qui comprend Bodhgaya, Rajgir, Nalanda et Vaishali. Patna, la capitale de l'Etat, est une sorte de carrefour de transports avec son accès ferroviaire et son aéroport. Excepté les places touristiques, le Bihar reste encore en dehors des sentiers battus. C'est d'ailleurs dans cette campagne lointaine et profonde qu'Ecoles de la Terre exerce ses actions d'aide et d'assistance.

Malgré la ferveur religieuse qu'il occasionne, le Gange est soumis à de vives pressions en raison de la pollution. Celle-ci met en péril sa biodiversité et la durabilité de son environnement. La population ne cesse de croître et se conjugue à une urbanisation et à une industrialisation mal planifiées. Le Gange est souillé par le rejet incessant d'eaux usées ainsi que par le déversement de volumes considérables de déchets solides et industriels produits sans discontinuer par les activités humaines et économiques sur ses rives.

Il n'est pas étonnant que la préoccupation et la prévenance liées aux problème de la qualité de l'eau, et à fortiori sa potabilité, soient si peu traitées et évoquées par les responsables régionaux de l'Etat du Bihar. La première réalisation de Camijuli nous donnera l'occasion de mieux sensibiliser les autorités politiques et sanitaires locales. S'il est prévu par les pouvoirs publics de construire le long du Gange des stations modernes de contrôle en temps réel de la qualité de l'eau, de notre côté, nous sensibilisons toute une population rurale à cette question que nous associons à nos programmes éducatifs.

En avril 2016 à l'école de Saraswati dans le district de Gaya au Bihar

Le 1er mai de cette année, l'auteur de ces lignes a eu le plaisir de publier sur le blog d'Ecoles de la Terre - www.ecolesdelaterre.blogspot.com - un message relatant l'inauguration, à laquelle il a participé, de la 6ème station de purification d'eau à l'école de Saraswati dans le village de Pacchhatti. Celle-ci accueille près de 500 élèves et 15 enseignants qui vivent dans 10 villages se situant aux alentours de l'école.


En ce mois de septembre 2016 à l'école de Jolibigha dans le district de Gaya au Bihar

Les nouvelles de ce début septembre 2016 viennent de tomber. La construction de la station de traitement d'eau de Jolibigha est maintenant terminée et l'inauguration doit encore avoir lieu tout prochainement. L'école de Jolibigha, ses 510 étudiants, ses 13 enseignants et les habitants de 8 villages voisins du Panchayat de Shergati vont dorénavant pouvoir bénéficier de l'eau potable mise à disposition par Ecoles de la Terre. Le projet Eau 2016 touche ainsi à sa fin.


Conclusion

Les retombées de notre projet Eau sur les actions d'Ecoles de la Terre sont très importantes. Nous veillons à les développer à travers nos programmes de sensibilisation à l'hygiène & la santé que nous organisons chaque année pour l'ensemble de nos branches [Health and Hygiene Awareness Programmes]. Nous avons tout récemment demandé à nos responsables sur le terrain de réfléchir au cours de ces prochaines semaines sur nos futurs besoins liés à la problématique de l'eau afin de poursuivre et parfaire le développement de ce programme.

L'achèvement de la septième construction à Nain Bigha matérialise l'exécution d'actions concrètes dont nous sommes tous heureux d'avoir pu les mener à bien.
Bel automne à Toutes et Tous.
Martial Salamolard pour ECOLES DE LA TERRE