Ecoles de la Terre un jour - Ecoles de la Terre toujours !

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NOUS FAISONS UN CLIN D'OEIL À LA FONDATION COROMANDEL QUI NOUS SOUTIENT POUR TOUS NOS PROGRAMMES DEPUIS TANT D'ANNÉES. NOUS SOMMES ICI À SUNBEAM PRIMARY SCHOOL AUX PORTES DU DÉSERT DU THAR AU RAJASTHAN ET NOUS LUI TÉMOIGNONS DE TOUTE NOTRE GRATITUDE. ECOLES DE LA TERRE LE 8 OCTOBRE 2018

samedi 31 mars 2018

UN MOIS DE MARS AU DÉSERT



JOYEUSES FÊTES DE PÂQUES !


Hier 29 mars, je quittais le désert du Thar après un séjour de plus de 3 semaines entre Jaisalmer, les dunes et les broussailles ensablées. Je me trouve à l’heure où j’écris ces lignes à Delhi ; je ressens une sorte de « décalage affectif » qui se matérialise par la solitude des grandes villes. Delhi, cette mégapole, immense pieuvre grouillante, bruyante et polluée me déconcerte après les saisissantes rencontres et découvertes du désert.


Tout cela s’arrangera dès que je retrouverai dans quelques jours les élèves de nos écoles des bidonvilles de Dilchau Kalan et de Jai Vihar, en périphérie de Delhi. Pour l’heure il m’est agréable de vous dire deux mots sur ce passage au Rajasthan qui correspond au deuxième tiers de mon séjour 2018.


Après mon périple avec Carmine Graziano, au cours duquel nous avons pu connaître ou redécouvrir les îles des Sundarbans du Bengale et la campagne du Bihar au mois de février, je me suis retrouvé dans une ambiance et un climat tout autres durant ces dernières semaines. Cette période de l’année correspond au retour des chaleurs dans le désert du Thar.


Mes visites dans les écoles de Satydev, de Sunbeam, de Vidyasagar, de Nanufuji et d’Uttam Aadarsh sont toujours aussi réjouissantes et saisissantes. Les enfants grandissent ; les revoir en classe 6, 7 ou 8, alors que je les rencontrais pour la première fois dans les classes de maternelle il y a de cela bientôt 10 ans, me laisse à penser que nous devons persévérer sur cette voie.


Je vous propose une série de photos, toutes fraîches du mois, qui illustrent un tout petit peu mes visites à travers le district de Jaisalmer, région qui couvre pour un bonne partie le désert du Thar. J’y ai ajouté une photo de Malala Yousafzai, cette petite pakistanaise, prix Nobel de la Paix en 2014, qui revenait au pays, à deux pas d'où je me trouvais, après 4 années d’absence pour les raisons que vous connaissez.


Si j’ai ajouté cette photo c’est bien sûr parce que j’en avais envie, mais c’est encore et surtout pour marquer ce clin d’œil du destin qui ouvre tout grand les bras aux droits de l’enfant à l’éducation !


Ecoles de la Terre vit à la cadence des générations. Celles-ci se succèdent au rythme du temps et l’école me permet de jeter un regard sur les cycles passés lorsque je suis avec les plus grands ; elle me propose aussi de me projeter sur le futur en rencontrant les plus petits. Je termine en vous disant que nous avons travaillé plus ou moins bien mais que tout reste à faire encore et toujours mieux !


Amitiés à Toutes et à Tous et Joyeuses Fêtes de Pâques !


Martial pour ECOLES DE LA TERRE


vendredi 2 mars 2018

LE "PROGRAMME EAU" D’ÉCOLES DE LA TERRE DANS LE DELTA DU GANGE


SANTÉ ! ET BONNE SANTÉ À TOUTES ET À TOUS !


L’Inde est un pays à forte population et une large part vit dans de petits villages éloignés où l’accès à l’eau est difficile et sa distribution fastidieuse. Dans certaines régions rurales, les indiens doivent faire plusieurs kilomètres pour atteindre un point d’eau. Le problème de l’eau est également présent dans les villes où les habitants ont de l’eau tous les deux ou trois jours; dans certains quartiers de grandes métropoles, même les plus riches, l’eau est disponible qu’une petite partie de la journée.


Plus de deux milliards d'êtres humains, dont près de 150 millions d'Indiens, vivent toujours sans eau potable. Dans le sous-continent, la surpopulation, les méfaits de l'agriculture intensive et les rejets toxiques polluent encore et toujours les nappes phréatiques. Dans la région insulaire des Sundarbans, de l’État fédéré de l’Ouest Bengale, les familles les plus pauvres ne peuvent avoir accès à l’eau potable pour au moins deux raisons ; soit les puits à proximité ne garantissent pas une eau propre, soit les prix pratiqués pour l’obtention de cet or bleu sont exorbitants pour le porte-monnaie de ces familles.

Voilà pourquoi depuis plusieurs années, grâce au soutien de la Fondation Cédric Martin de Genève, nous développons un programme de purification d’eau. À Raidighi, dans les Sundarbans, nous exploitons depuis novembre dernier une première usine de production d’eau potable, à un prix abordable pour les familles les plus pauvres. Nous la distribuons en jarres de 20 litres.

Amitiés ! 

Martial Salamolard pour Écoles de la Terre