Ecoles de la Terre un jour - Ecoles de la Terre toujours !

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NOUS FAISONS UN CLIN D'OEIL À LA FONDATION COROMANDEL QUI NOUS SOUTIENT POUR TOUS NOS PROGRAMMES DEPUIS TANT D'ANNÉES. NOUS SOMMES ICI À SUNBEAM PRIMARY SCHOOL AUX PORTES DU DÉSERT DU THAR AU RAJASTHAN ET NOUS LUI TÉMOIGNONS DE TOUTE NOTRE GRATITUDE. ECOLES DE LA TERRE LE 8 OCTOBRE 2018

jeudi 24 décembre 2009

JOYEUX NOEL A TOUTES ET A TOUS

AFFECTION, AMITIE, AMOUR, CONFIANCE, JOIE, PAIX, SANTE, SAUMON ET XAMPAGNE ....!

JOYEUX NOEL *** MERRY CHRISTMAS




Martial Salamolard
pour ECOLES DE LA TERRE

mercredi 23 décembre 2009

LE CONTE DE NOEL

CE CONTE, SUR LE SUJET DE JESUS DE BETHLEEM, VOUS EST PROPOSE SOUS FORME D’UN DIALOGUE IMAGINAIRE ENTRE DEUX ETRES TOUT AUTANT IMAGINAIRES, VIVANT ICI EN CAMPAGNE DU BIHAR !



Dans ce dialogue, il y a “Maerydevi” et “Josefybawha”, la maman et le papa du petit “Jysuijirahm”, un charmant bebe, tout juste ne dans ce petit village de “Baythleemiya”, en pleine campagne du Bihar.

Sans doute, ai-je eu la chance de pouvoir compter sur la presence d’un ami de Bodhgaya pour ma visite ici dans ce merveilleux village, peuple a 100% d'intouchables. En effet, “Andjyi Gabriyilpajee”, qui exerce le metier de rickshaw dans la bourgade de Bodhgaya, me servit de guide et d’interprete. Vous vous imaginez dans un tout petit village perdu en zone rurale, un “chti cocoblanc” comme moi, pauvre pecheur, devant communiquer en dialecte local !

Bref de trefle, toujours est-il que j’ai ainsi pu recueillir quelques merveilleuses bibres de ce dialogue. Et Andjyi, qui fait donc le “taxi bicyclette" a Bodhgaya, on dirait qu’il a des ailes, maitrise parfaitement le dialecte de la region; au surplus, son anglais est tout a fait convenable.

Voici ce qu’il me rapporta tout au long d’une surprenante conversation !

Josefybawha - a sa femme Maerydevi : “ Sais-tu ma Cherie, qu’au pays du soleil couchant, beaucoup de gens venerent, depuis plus de 2000 moussons un fils Prodige qui serait venu la-bas pour sauver le monde ?”

Maerydevi – a son mari : “Mais oui mon Ange des moussons, j’en ai deja entendu parler. On dit meme qu’il serait de la meme famille que “Vishnou” !

Josefybawha : “ A bon ! A tscha ! Alors ca voudrait dire que c'est une bonne nouvelle qui pourrait, comme ca, concerner la terre entiere ?”

Maerydevi : “ Oui oui, t’as raison, c’est une bonne nouvelle; mais surtout au debut ! Parce que, par la suite, ca s’est pas vraiment bien termine pour l’enfant Prodige !”

Josefybawha : “Mais, tu veux dire quoi ma Perle des campagnes ?”

Maerydevi : “Et bien je veux te dire, pour ce que j'en sais, que sa vie a ete penible en sa fin ! Il a ete assassine, comme Gandi Ji; mais il etait beaucoup plus jeune; on dit qu’il avait juste un peu plus de 30 moussons. Et il y a plein de details sur sa mort; mais tu sais, mon Roi des rizieres, je n’ai pas tout compris de cette histoire !”

Josefybawha : “Mais ma Bien Aimee, ce que je regrette de ne pas savoir lire; je pourrais me procurer un livre sur cet homme, me disant tout sur son histoire !”

Maerydevi : “Mon petit Merle des Indes, sois donc un peu patient; notre petite Shanukumari et notre petit Rajukumar vont pouvoir bientot nous faire la lecture; ils sont a l’ecole maintenant !”

Josefybawha ; “Mais oui mon Tresor des Puits d’Or, tu trouves toujours une solution a tout; et puis je vais commencer a epargner quelques roupies pour acheter le livre”.

Maerydevi :”Et puis moi, je pourrai toujours demander une avance sur recoltes, si c’est necessaire; on va pas mourir pour ca !”

Lorsque, tout a coup, une grosse dizaine d’enfants du village bondirent en chantant dans la cour de la maison de terre de Maerydevi et Josefybawha. Ils me firent penser que je devais vite rejoindre mes amis a Bodhgaya. Je devais faire le “pere noel” et traverser Bodhgaya sur le rickshaw velo de Gabryilpajee.

Je dis donc “Au Revoir” a tout le monde ¡ Cette histoire me reste gravee comme une inscription magique sur un morceau de bois ! Je ne pouvais pas ne pas vous la raconter, en cette veille de Noel !

Au juste, TRES CHERES AMIES, TRES CHERS AMIS, JOYEUX NOEL !!!!!




Martial a Bodhgaya

NOTRE PREMIER CONTROLE DENTAIRE AU BIHAR

BIEN A VOUS, TOUTES ET TOUS, EN CETTE VEILLE DE REVEILLON,

Mon ami Rene Loertscher, dentiste a la retraite, qui m’accompagne durant cette premiere partie de sejour, est depuis hier mardi, de retour de Varanasi ou il a passe quelques jours dans la cite hindoue, la ville sacree dont le Gange, la riviere mythique symbolise la purification de l’ame, dans la religion hindoue.



Mais, entre purification spirituelle et realite de l’eau du Gange, quant a sa qualite “H2Ozienne”, il y a semble-t-il un fosse ! En effet, sur pres de 10 kilometres de rive, des dizaines et des dizaines d’egouts deversent les dechets de plus de 2 millions de personnes. Vous y verrez la-bas des gens, affluant par centaines, se plonger dans cette eau, tete y-comprise, dans le but de se “purifier” !

J’y suis alle a plusieurs reprises par le passe; mais je laisserais bien volontiers Rene nous narrer sa dernier visite. Malheureusement, il est “pris” en ce moment; en effet, aujourd’hui a debute la premiere journee de controle dentaire des ecoles “de la Terre”. Mais juste avant de vous dire quelques mots et vous proposer des images, fraiches du jour, je me dois vous affirmer que Varanasi, malgre la pollution du Gange, reste une ville aureolee de son “aura” mystique. Internet pourra vous donner mille infos sur ce lieu de visite et de pelerinage.



Comme vous le savez deja, les enfants de nos ecoles sont particulierement pauvres; c’est ausssi pour cela que nous sommes la. L’ecole represente notre principal “Programme” d’activites. Mais au fur et a mesure de son developpement, d’autres besoins urgents se sont fait sentir; et par la, je veux bien sur vous parler de la question de la “SANTE”.



Si depuis nos debuts au Bihar, comme ailleurs en Inde, nous avons mis sur pied un premier “Programme de suivi medical”, en premier lieu destine a nos eleves, il faut bien dire que jusqu’a present, rien n’a ete fait du point de vue des soins dentaires. Nous sommes donc en train de remedier a cette lacune, qui est essentiellement due au manque de moyens financiers.



Je profite tout de suite de remercier Rene Loertscher qui est ici en Inde en mission “humanitaire”, en faveur d’Ecoles de la Terre; il travaille donc de facon benevole et je peux vous dire qu’il a droit a toute la reconnaissance de notre equipe “EDLT”.

Ah si seulement j’avais pu benefier “de l’equivalent de la totalite du budget du sommet de FLOPENHAGUE” ! Nous aurions deja pu multiplier les dispensaires a travers les regions ou nous travaillons; nous en aurions dans les Iles Sunderbans, ici au Bihar ainsi qu’a Jaisalmer et dans le desert du Thar ! Je m’etais d’ailleurs dit la meme chose, il y a de cela quelques annees, lors du sommet de “Tokyo” !



Il faut tout de meme que je retablisse l’exacte verite en ce qui concerne notre action en matiere de sante. En effet, nous avons deja commence le developpement d'une “structure medicale” digne de ce nom; notamment par l’ouverture de notre premier “hopital de campagne”, dans le village d’Itra, pres de notre ecole de Camijuli; je devrais plutot parler de dispensaire !



C’est deja un debut; notre souhait est de generaliser ce genre de realisation partout ailleurs.



Notre “check up” dentaire est prevu sur un importante periode ici au Bihar; il devrait se terminer, selon notre plan pre-etabli, vers le 9 janvier 2010. J’ai bien sur deja demande a Rene Loertscher de me preparer un rapport pour un “Blog ad-hoc” sur ce sujet; et je ne manquerai pas de la faire suivre ici meme.



Il semblerait, au vu de notre premiere journee, qu’il y ait du pain sur la planche en matiere d’hygiene dentaire ! C’est donc une affaire a suivre.

Bien Cheres, bien Chers, c’est le dernier “Blog” avant le “CONTE DE NOEL”; je vous imagine Tous, en train de preparer vos deplacements, en avion, en train ou en voiture, dans le but de vous retrouver tous ensemble, en Famille ! Je vous imagine Tous le coeur tourner vers le “Reveillon” ! Je suis heureux pour Vous, comme de vous livrer tout a l'heure “mon Conte de Noel” !

Avec toute mon amitie, a Vous Toutes et Tous, ainsi qu’a vos Familles !

Martial Salamolard
pour ECOLES DE LA TERRE

mardi 22 décembre 2009

QUELQUES MOTS AU SUJET DE "NOEL EN INDE" !

En Inde, le 25 decembre est jour ferie; les ecoles ferment et la plupart des activites publiques et privees sont suspendues. Nous pouvons bien parler d'une fete a l'echelle nationale. C'est une fete collective a laquelle participent differemment les personnes de toutes les confessions.
Jesus fait bonne figure au milieu du patheon des dieux hindous. Ce jour du 25 decembre, le indiens l'appelle de "Grand Jour", le "Big Day", le "Bara Din" et correspond, en realite, a une sorte de grande manifestation interreligieuse.

On estime a plus de 25 millions le nombre de chretiens vivant dans le subcontinent indien; ce qui, bien sur, represente un assez faible pourcentage en rapport a la population totale de l'Inde - plus de 1 milliard et 100 millions d'etres humains. Dans les zones tropicales, les bananiers ou les manguiers sont decores avec des rubans, des bougies ou des jouets. Dans les grandes metropoles, les rues sont envahies et l'animation autour du theme de Noel ressemble a celle des pays occidentaux; avec de droles de sapins et des "peres noel" dans tous les coins de rue. Il n'y a guere qu'en campagne qu'on ne trouvera ni objet, ni musique, ni aucun autre rappel pouvant nous transporter dans la memoire "du petit enfant de Palestine"; et je vous confirme qu'a Itra, ou alors a Baheradih, Pachanma, Naian Bigha, Hasanpur, etc, autant de villages que je visite ces jours-ci, je n'ai trouve quelconque trace de .... Noel !

Vivekananda, le grand sage et philosophe indien, disciple de Ramakrishna, nous dit : "Jesus etait de meme nature que la notre; il est devenu Christ; c'est ce que nous pouvons et devons vivre. Christ et Bouddha designent un etat a atteindre, etat qui fut manifeste dans les personnes de Jesus et de Gautama".
Et, parlant de Jesus, Gandhi, que je n'ai pas besoin de vous presenter, nous dit ceci : "Je refuse de croire qu'il existe une personne aujourd'hui qui n'ait utilise son exemple pour diminuer ses peches... Les vies de chacun d'entre nous tous ont ete, a des degres divers, modifiees par sa presence, ses actions et ses paroles prononcees par sa voix divine".

Noel en Inde, peut etre considere comme la celebration rememorant la naissance d’un “Avatar”. En sanskrit, “Avatar” signifie “descente”, c'est-à-dire la transformation qui s'opere pour qu'un dieu s'incarne sur terre, le plus souvent de manière ponctuelle pour servir une cause importante.
Ainsi, Krishna est un avatar de Vishnou, tout comme Bouddha. En ce qui concerne Jesus, il est considere comme une incarnation du divin, et a ce meme titre, parfois (re)incarnation de Zoroastre ou de Vishnou. Par ailleurs, nous profiterons de dire que la naissance miraculeuse et le thème de l'Immaculee Conception ne posent aucun probleme aux Indiens qui y voient la preuve de l'arrivee d'un avatar sur terre.

Si donc les chretiens celebrent le 25 Decembre comme partout ailleurs dans le monde chretien, les hindous celebrent ce jour-la la “descente” du divin a un moment de l'histoire de l'humanite. Voila donc quelques precisions sur ce "Grand Jour", ce "Big Day", ce "Bara Din". Pour la petite histoire, nous préciserons que Mahomet a droit, lui aussi, au même régime de faveur. Elle est pas belle la "VIE" quand on sait si bien la prendre ?

Bisous a Toutes et Tous et a tout bientot pour le "Conte de Noel"



Dans l'ordre des images et de la photo ci-dessus, vous avez vu les representations de : Jesus - Bouddha - Krishna - et Martial en rickshaw velo a Bodhgaya ....! Vous constaterez tout le chemin qu'il me reste a parcourir .....! Mais non, je plaisante ....! Pas pour le chemin, mais pour le "pere noel" !!!!

Martial Salamolard
pour ECOLES DE LA TERRE

vendredi 18 décembre 2009

VENDREDI 18 DECEMBRE A BODHGAYA


BONJOUR BIEN CHERES ET CHERS QUI SUIVEZ "ECOLES DE LA TERRE"



J'ai oui dire que l'hiver avait pris ses quartiers de tous les cotes du Leman et que les terrasses encore ouvertes n'avaient plus trop la cote. Ici au Bihar, il fait certes moins froid, mais par contre, les nuits sont plutot fraiches et elles me font aussi envier vos belles soirees d'hiver, douillettes au coin du salon. Ici, pas de tele, pas de salon ! Il faut bien de "tout partout" pour faire un monde, disait "Sir Lapalissade".



Ce vendredi 18 fut, une fois de plus, une journee bien remplie; a l'heure ou je vous parle, il est plus de 21 heures indiennes, et ma journee se poursuit par ce plaisir que j'ai de vous adresser ces quelques mots; au fait, peut-etre sera-ce une "tartine" !

Deux "meetings", comme on dit ici, m'ont occupe aujourd'hui 18 decembre 2009. Le premier etait bien programme comme tel; le deuxieme, par contre, s'est impose a moi, comme par enchantement, a la suite d'une visite impromptue dont vous allez connaitre l'heureuse intrigue ci-dessous.

LE PREMIER MEETING



Le premier concernait notre programme de "Micro-Credit" rural, en faveur des femmes de plus de 20 villages ou vivent les eleves de nos ecoles. Je prepare un rapport circonstancie destine a mon ami William Mellgren, lequel chapeaute et sponsorise ce programme pour les zones rurales. Ce dit rapport sera finalise d'ici la fin de cette annee 2009; et que mon Cher William se rassure, je ne l'oublie pas; bien au contraire, je suis son relais sur le terrain et lui ferai suivre toutes les informations susceptibles d'affiner et de developper ce programme.



Le "micro-credit", c'est un beau projet, dont j'aurai, ulterieurement, l'occasion de vous le "representer" en details. En ce qui concerne ce programme destine aux femmes (principalement les meres de nos eleves) des campagnes, nous preferons utiliser l'expression "Earning Education", que nous pourrions traduire en francais par "Revenus Education". Cette appellation provient d'ailleurs de la "patte" de William. Il en est ainsi parce que nous voulons associer etroitement a l'education notre soutien micro-economique par le truchement du micro-credit.



Pour l'heure, je vous en re-donne quelques grandes lignes, a la lumiere de ce premier "meeting". Pres de 800 femmes, reparties en 61 groupes, beneficient de prets destines a developper une activite "micro-economique" dans leurs villages respectifs. J'avais prevu a l'ordre du jour quatre sujets a traiter :

- la situation a ce jour pour notre programme rural au Bihar;
- la comptabilite des "matching funds" (l'aide financiere destinee au programme);
- le suivi des prets et la tenue des comptes "micro-credit" (comptabilite separee);
- le benefice escompte pour cette annee 2009.



Aujourd'hui, nous avons traite les deux premiers points et je suis plutot satisfait du travail realise. Chandrabhanu, notre responsable pour ce programme, est vraiment tres a son affaire; il a une longue experience en ce domaine et je suis particulierment confiant en ce qui concerne son developpement pour le futur immediat. Il en charge du programme depuis le mois d'avril dernier et l'animation des groupes de femmes me semble beneficier d'un dynamique positive.



Je vous donne donc rendez-vous au debut de l'annee prochaine pour vous parler du resultat definitif pour l'annee 2009, ainsi que des objectifs definis pour l'annee prochaine. Nous comptons nous investir toujours davantage dans le "Micro-Credit", et ceci dans le but avoue d'atteindre, pour nos ecoles et nos centres d'apprentissage, un degre d'autosuffisance de plus en plus eleve. C'est pour cette raison que nous avons demarre, au cours de l'ete dernier, un nouveau et grand programme de "Micro-credit" destine aux femmes vivant en zone urbaine et semi-urbaine; il s'agit la d'un investissement important visant a atteindre plus rapidement encore un statut d'autonomie pour "Ecoles de la Terre", en Inde.

LE DEUXIEME MEETING

Et voila donc, qu'en plein milieu du premier meeting, je recois, ici a Bodhgaya, la courtoise et impromptue visite de Sir "Rhamassis Mukkhia", le leader de la region de Kachauri & Bela, l'endroit meme ou nous avons notre ecole de Jolibigha et ou nous organisons notre nouvelle ferme pedagogique.



Comme d'habitude, la rencontre fut des plus spontanee, chaleureuse et animee. Ce que je peux vous dire, c'est que cette intrusion fut heureuse et constructive. Nous avons travaille, durant une grosse heure, a traiter des deux points suivants :

- Trouverons-nous un terrain supplementaire pour aggrandir l'ecole de Jolibigha ? La reponse positive fut degagee rapidement, au grand dam des longues traductions "hindi-english"; nous avons rendez-vous ce dimanche pour en delimiter l'espace.
- Pouvons-nous utiliser le premier batiment, construit en 2004, pour les besoins de notre nouvelle ferme ? La reponse fut claire et nette : oui nous utiliserons ce premier batiment, construit par les gens du village, aux fins qui sont les notres; et nous construirons une annexe au batiment principal aux fins d'accueillir nos eleves (les plus petits) dans des locaux plus appropries.



C'est un fait que le nouveau programme d'apprentissage (la Ferme Pedagogique) que nous installons pres de l'ecole de Jolibigha (cette ecole se trouve a 40 kilometres de Bodhgaya, en pleine campagne du Bihar) necessite une grande re-organisation de nos activites, en ces lieux.

Je ne manquerai pas, non plus, de vous informer de son developpement, puis de sa realisation, avant la fin de mon sejour en Inde, soit d'ici le debut avril 2010.

BIEN CHERES, BIEN CHERS, je vous remercie infiniment de m'avoir lu; vous pouvez fermer votre ecran et reprendre une activite normale ! Comme "d'hab", je vous embrasse du coeur.



Martial Salamolard
pour ECOLES DE LA TERRE

mercredi 16 décembre 2009

VISITE AU VILLAGE DE BAHERADIH : UN NOUVEAU PROGRAMME SCOLAIRE EST EN ROUTE - AVEC DES PHOTOS PARTOUT ... PARTOUT ... !

AUPARAVANT QUELQUES ANECDOTES DE VOYAGE



Des que je le peux, je vous adresse des nouvelles fraiches du jour. Ce sera rate pour cette 51 eme semaine de 2009. Depuis lundi 14 decembre, nos lignes telephoniques sont sourdes et internet s’est endormi au creux des vagues muettes indiennes.



Il faut bien accepter les surprises que nous reservent, depuis tant d’annees deja, les divers supports de communication a travers le subcontinent indien. Pour l’anecdote, et certains d’entre vous le savent, mon deplacement de New Delhi a Gaya – une ville de l’Etat du Bihar – dans la nuit du 6 au 7 decembre dernier ne s’est pas deroule comme prevu.



Plutot que d’arriver au petit matin a la gare de Gaya, c’est celle de Patna – la capitale du Bihar – qui nous recueillit en debut de matinee, et cela suite a un accident survenu dans les environs de la ville de Varanasi, plus connue sous le nom de Benares par nombre d’europeens. Ce qui fit ecrire a Marina, mon precieux bras droit d’Ecoles de la Terre, qu’elle etait rassuree sur le fonctionnement des communications indiennes; c’etait aussi une facon de me dire que mes 7 heures de retard n’etaient en somme qu’une broutille; Marina ayant deja donne beaucoup de temps dans les trains indiens, et particulierement dans celui reliant New Delhi a Gaya. N’a-t-elle pas passe plus de 25 heures, en compagnie de mon epouse Marie, au lieu des 12 heures prevues, un certain mois de mars 2008 !



Le voyageur “a l’esprit CFF”, devra s’armer de patience et se faire une raison, sans doute pour longtemps encore, sur le reseau ferroviaire indien. Ceci etant, n’est-ce pas ce qui fait son charme ! Les horloges parlantes des gares indiennes, au tintamarre raillant et strident, sont les depositrices du temps, dans toute sa relativite ! C'est un sujet de meditation a proposer aux voyageurs "metronomes" de l'auguste et vieille Europe.



BAHERADIH OU LE VILLAGE DES INTOUCHABLES

Et si je venais a Baheradih, ce village du district de Gaya que nous avons visite le mardi 15 decembre. Il se situe dans la region meme de Mukkari, la ou "Ecoles de la Terre" a ouvert l’ecole de Nilamati en 2006; le gouvernement ayant recemment demarre l'exploitation d'une ecole publique, non loin de la, nous nous sommes donc deplaces dans des villages voisins, dont celui de Baheradi pour cette annee scolaire 2009-2010. Les enfants plus aises de l'ecole de Nilamati se retrouvent aujourd'hui en ecole gouvernementale; et nous donc "Ecoles de la Terre" poursuivons notre marche dans les villages, a la rencontre de populations plus necessiteuses.



Et bien oui, nous avons fait mouvement vers ces autres villages, plus pauvres, davantage laisses pour compte, d'un point de vue social, historique, humain; bref, tout cela en grande partie a cause des castes qui sont encore, malheureusement, bien presentes dans le paysage de la campagne indienne. Nous avons la, tout un sujet dont nous devrions debattre et developper, afin de mieux comprendre ce qui se passe reellement. Le soussigne le fera avec Francoise Frossard, membre d'Ecoles de la Terre, dans le cadre de l'ouvrage que nous souhaitons editer en fin d'annee 2010 afin de mieux presenter "ce que nous avons fait jusqu'a present, ce que nous realisons maitenant, et ce que nous projetons de faire dans le futur.



A ce jour, et en ce qui concerne principalement les locaux disponibles pour l'ecole de Baheradhi et des villages voisins, nos moyens sont plutot limites pour cette nouvelle aventure; vous voyez, sur les photos, des groupes d'enfants etudiant au pied d'un arbre ou pres d'une masure, trop petite pour les recevoir tous.



Mais, qu'a cela ne tienne, nous sommes bien chanceux; nous avons recu en don, de la part d'un merveilleux bonhomme de la region, un magnifique terrain, dans le village de Kusha, egalement peuple de "dalits" (le nom de la caste des intouchables) et tout proche du village de Baheradhi. Nous y construirons, tres rapidement, le batiment d'ecole necessaire a accueillir tous ces enfants qui ont donc deja commence avec nous leur "cursus" scolaire.



Nous ferons le necessaire afin de construire l'ecole durant cette annee scolaire en cours; l'annee scolaire commence en avril pour se terminer en mars. Si bien que pour la prochaine periode, il est certain que tous les eleves se retrouveront dans un batiment d'ecole digne de ce nom.



Cette belle histoire vecue a Baheradhi s'inscrit dans le coeur de l'objectif que nous poursuivons a tout prix; offrir aux enfants et aux familles qui sont le plus dans le besoin, la possibilite de rejoindre le systeme educatif de leur pays le plus rapidement possible.



Ceci me permet (pardonnez-moi de revenir a la premiere personne) de citer ici le dernier mail de Francoise (Frossard) qui me dit exactement ceci :



*** Coucou Martial,



J'ai vu sur le blog que tu étais bien arrivé à Dehli. Les images de la nouvelle école sont belles. A propos de cette nouvelle école, sur quelles bases prend-on la décision et quelles sont les étapes d'une telle création ?



Je me doute bien qu'il s'agit d'évaluer les besoins, le nombre d'enfants, de trouver des locaux et des enseignants. Y-a- t-il des démarches administratives. Est-ce qu'il y a des indices, des critères particuliers qui te font prendre la décision? Ce serait intéressant de creuser un peu pour l'ouvrage. Il y a peu d'éléments dans ta littérature car c'est un sujet que tu n'as pas encore "blogué".......***



Vous voyez la "QUESTION" ! Vraiment tres claire. Et les criteres de cette question sont aussi tres precis, essentiels ! J'ai donc promis a Francoise d'y repondre, meme si elle l'a deja fait un tout petit peu, histoire de m'aider dans la trame. Je lui ai sussi dit que ce SUJET devait faire l'objet d'un blog, a lui tout seul !



Alors la oui, je le ferai, avec un reel plaisir et une motivation a renverser les montagnes et a courir les campagnes. Mais je dois vous dire, que depuis ici, dans les villages, le recul est difficile a prendre; chaque jour m'apporte son lot de nouveautes, de nouvelles demandes, de cas particuliers, etc... etc... ! J'ai parfois l'impression d'etre dans un corridor et de traquer l'elephant. J'ai donc du pain sur la planche afin de "synthetiser" cette question, cette importante question, tout en parlant d'une ecole de bidonville a Delhi, d'une ecole de village du Bihar pour une population d'intouchables, d'une ecole du desert dans le Thar du Rajasthan, d'une ecole de petite ile des Sunderbans du Bengale, etc... etc... !



Alors la oui, je le ferai; je me mets a l'ouvrage ..... des maitenant ! Juste avant, il me reste a vous embrasser tous tres fort, du coeur !



A tout bientot, si internet le veut bien ! En tous les cas, et vous le savez tous aussi bien que moi, les ENFANTS le valent bien ! Affectueusement.



Martial Salamolard
pour ECOLES DE LA TERRE

dimanche 13 décembre 2009

UN DIMANCHE 13 DECEMBRE PAS COMME LES AUTRES A SARASWATI SCHOOL

POUR CE DIMANCHE SPECIAL DU 13 DECEMBRE 2009 !

Nous vous proposons 3 sujets vecus a l'ecole de SARASWATI, en PHOTOS ! Nous sommes, ici a Bodhgaya, sur le coup des 18h50. En Suisse il est donc 14h20. Compte tenu de notre arrivee, nous avons egalement travaille ce dimanche, pourtant le seul jour d'arret de travail de la semaine. Mais, vous le savez bien, "quand on aime on ne compte pas !".

Le matin fut l'occasion de revoir les eleves de l'ecole de Saraswati qui ont deplace leur journee sportive afin que nous puissions la vivre avec Eux. Normalement, cet evenement a lieu chaque samedi.

Vers midi ce fut au tour de la visite medicale, qui habituellement se deroule egalement le samedi, juste apres la journee d'exercice de groupes.

Et l'apres-midi, nous tenions le meeting des professeurs (qui a normalement lieu le premier samedi de chaque mois); notre presence obligeant, Rajesh a cru bon, avec bonheur, de nous gratifier de cette grande journee pour ce dimanche, afin que nous n'en rations pas une seule miette. Et ce fut bien le cas.

(1) LA JOURNEE SPORTIVE ... LE MATIN !















(2) LA VISITE MEDICALE ... A MIDI









(3) LE MEETING DES ENSEIGNANTS ... L'APRES-MIDI











Bises et cordiaux messages a Toutes et a Tous, de Bodhgaya. Merci de nous suivre !

Martial Salamolard
pour ECOLES DE LA TERRE