Ecoles de la Terre un jour - Ecoles de la Terre toujours !

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mardi 26 février 2013

SARASWATI PUJA OU LE FESTIVAL DE LA CONNAISSANCE !



Le vendredi 15 février dernier était le jour de « Saraswati Puja » en Inde. C’était la fête de Saraswati, la belle déesse célébrée dans tout le pays. Déesse de la connaissance, elle est vénérée principalement par les étudiants et les savants qui suivent strictement les rituels de l’hindouisme afin de l'adorer.


Les festivités qui accompagnent « Saraswati Puja » sont pour une bonne partie des célébrations à caractère social. Selon la tradition, les jeunes filles se vêtent de saris jaunes. Les offrandes de fleurs – Pushpanjali –   accompagnées de mantras – prières – font partie de la fête. Dans toutes les écoles, une statue représentant la déesse figure au centre des célébrations animées par un « brahmane » qui officie en cette circonstance en sa qualité de « prêtre » hindou.


« Saraswati » est fortement associée à l'eau comme symbole de la connaissance. Elle est représentée comme une belle femme qui incarne ce concept de connaissance avec des attributs de charme, d’élégance, de beauté et, aurais-je envie de dire en inventant un nouveau mot, de « séduisance » ! Elle possède quatre bras et porte le plus souvent un sari blanc immaculé. Assise sur un lotus blanc ou chevauchant un cygne blanc, elle est prête à se lancer dans le monde de la sapience et de la sagesse. Une déesse « comme ça » je ne peux que l’aimer !


Reprenant la métaphore de l’eau, j’ai souvent eu l’occasion de dire à nos élèves qu’ils étaient les « arbres de vie » et leurs enseignants les « conduits, les collecteurs » qui les approvisionnent en eau, la connaissance, le souffle, le fluide, l’eau de « Saraswati » !


Dans les écoles la fête fut belle pour les enfants ; pour les enseignants et les visiteurs aussi ! Des élèves les plus jeunes – ceux des classes de enfantines – aux plus grands – déjà des adolescents –, la dévotion à l’égard de la déesse « Saraswati » était perceptible. C’était une ambiance particulière qui règnait en ce jour de fête, une atmosphère délicieuse, pleine de paix et de sérénité.


Marie, Rachel, Rita et Saviana, toutes empreintes de leurs caractéristiques féminités, se trouvaient avec moi en ce moment-là à Bodhgaya. Avec Elles j'ai participé aux festivités dans 3 écoles, celle de Saraswati au village de Pachhatti, celle de Sujata à Baiju Bigha et celle de Willy Vidalay à Baheradi.


« Saraswati Puja » se fête tous les ans à cette période de l’année, entre le début et la fin février; c’est à chaque fois un renouveau annonciateur du printemps indien qui réjouit le cœur des enfants et rappelle la force et l’impact du phénomène « Education » !


Avec mon plus chaleureux message.

Martial Salamolard
pour ECOLES DE LA TERRE


jeudi 21 février 2013

LES CLIENTES DE NOTRE PROGRAMME « MICRO CRÉDIT » DE SRIFALTALA SONT TOUTES DES MAMANS


Information préliminaire au blog de ce jour : le sang de l'innoncence des FILLES et des FEMMES a encore coulé sur la Terre !

L’ats/Newsnet, le 20 février 2013, relayé par « Le Nouvel Observateur, la Tribune de Genève, Le Matin » et sans aucun doute beaucoup d’autres journaux, communique ceci :


 « Trois sœurs âgées de 6 à 11 ans ont été violées et tuées avant d'être jetées dans un puits d'un village de l'ouest de l'Inde la semaine dernière, a annoncé mercredi 20 février la police. Une affaire qui s'ajoute aux nombreux faits divers en matière de viols dans ce pays. Les corps des trois sœurs ont été retrouvés deux jours après le signalement de leur disparition, le 14 février, dans le district de Bhandara, situé dans l'Etat du Maharashtra, a précisé une « officier » de police, Aarti Singh. "Les corps des trois fillettes ont été retrouvés dans un puits, avec leurs cartables et leurs chaussures", a-t-elle dit par téléphone. Elles étaient âgées de 6, 9 et 11 ans. »


 « L'autopsie a confirmé qu'elles ont été violées puis tuées. Aucune arrestation n'a eu lieu mais quatre personnes ont été placées en détention provisoire pour être interrogées dans le cadre de l'enquête en cours. Selon des membres de leur famille, les sœurs étaient sorties pour chercher leur mère qui n'était pas au domicile. Ce drame a provoqué des manifestations de villageois, selon la police. En décembre dernier, le viol collectif d'une étudiante de 23 ans dans un autobus à New Delhi a choqué le pays et a eu un retentissement international. Un débat s'est ouvert sur la façon dont les femmes sont traitées en Inde, pays encore largement dominé par les hommes. »


 Cette dépêche est atterrante, affligeante, foudroyante ! Le sang de l’innocence des « FILLES ET DES FEMMES » continue de couler. Je tenais absolument à joindre dans ce « Blog » d’Ecoles de la Terre cette consternante nouvelle, d’autant plus que le sujet choisi avant même d’apprendre cet acte ignominieux, avait été décidé auparavant !


NB : Les photos ci-dessus sont tirées de « Les Femmes violées » sur Facebook

LES FEMMES DE SRIFALTALA


Nombre d’entre vous connaissent déjà l’existence, voire même le fonctionnement, de notre programme « Micro Crédit » à l’intention des mères de familles les plus pauvres. Les autres pourront visiter notre site internet www.ecolesdelaterre.ch à la rubrique appropriée [ EDLT Finance – Micro Finance – Plate Forme Micro crédit ]. 


Toutefois, nous rappelons ici l’essentiel de ce programme. Nous avons lancé notre programme Micro Finance qui consiste en l’octroi de prêts aux mères habitant les zones urbaines, semi urbaines et villageoises. Nous voulons améliorer les conditions socio-économiques des familles par le soutien à la création de petites entreprises. Ces familles, en priorité celles de nos élèves, peuvent développer des micro-entreprises dans les domaines tels que l'agriculture, l'élevage, les services, l'artisanat, la petite manufacture, les transports et les marchés. Les bénéfices réalisés par ce programme, soit les intérêts des opérations de crédit, sont intégralement attribués au fonctionnement de nos centres scolaires et médicaux. Ce nouveau programme fonctionne depuis l’automne 2009 et connaît, depuis son lancement, un très grand succès.


Sur la grande véranda de notre école de Srifaltala, petit village proche de Raidighi, il est 15h50 en cet après-midi du 6 février 2013. 14 groupes de femmes bénéficiaires de notre programme de « micro crédit » arrivent à notre école à intervalles réguliers. Après un bonjour à l’indienne, empreint de gestuelle discrète et de retenue, elles s’approchent de Monsieur Budiswar notre collaborateur chargé du programme avec leur petit carnet EDLT – Ecoles de la Terre – qui contient toutes les données relatives à leur crédit qu’elles ont obtenu. Elles seront 70 à se déplacer cet après-midi à Srifaltala.


Ce jour est celui du « Recovering Day » comme nous l’appelons ici. Les « Borrowers », entendez les « mères emprunteuses », viennent procéder à leur remboursement hebdomadaire. Elles verseront un montant de 125 roupies indiennes à Ecoles de la Terre. Toutes ces femmes, mères de famille, ont obtenu un prêt de 5000 roupies afin de financer et dynamiser une petite activité d’entreprise qu’elles ont créé afin de dégager les revenus nécessaires au fonctionnement de la « marmite familiale ». 


Nous ne travaillons qu’avec les femmes, de surcroît toutes mères de famille. Elles sont les plus aptes à prendre soin des intérêts de leur famille ; et c’est notre philosophie, comme celles de beaucoup d’autres instituts de micro crédit. Les mères de Srifaltala sont aujourd'hui à leur 18ème remboursement, sachant que 40 remboursements, soit 40 semaines, sont prévus au programme.


Notre objectif est double. D’une part, nous voulons contribuer à l’amélioration des conditions de vie des familles, toutes  vivant en dessous du seuil de pauvreté; d’autre part, nous souhaitons accroître de façon régulière notre volume d'activités afin de devenir le plus rapidement possible autonome pour ce qui concerne le fonctionnement de nos écoles et de nos centres médicaux.


Chères Amies, Chers Amis, nous vous remercions de nous suivre et nous vous adressons nos pensées les plus chaleureuses. À tout bientôt.

 
Martial Salamolard
Pour ECOLES DE LA TERRE

dimanche 17 février 2013

LES ÎLES SUNDERBANS OU LE CALICE DU GANGE SACRÉ


CHÈRES AMIES, CHERS AMIS,



LE GANGE ET LA DÉESSE « GANGA »


Festival de verdure, îles et presqu’îles en accordéon, manifestation de faune et de flore sauvages, terres de mangrove qui câlinent et enlacent des côtes interminables, les îles « Sunderbans » nous accueillent, Marie-Elisabeth et moi-même, dans un ample et tortueux espace indompté que l’homme a domestiqué, juste ce qu’il faut, laissant  encore à la nature le droit d’exister par elle-même. Et sur cette terre encore vierge dans beaucoup d’endroits, les bras multiples d’une immense rivière à notoriété divine, appelée « Gangâ », le Gange, caresse les côtes de ce terroir à peine apprivoisé.

 
Le parcours du Gange, la rivière sacrée de l’Inde, est gigantesque. De sa source dans l’Himalaya, aux portes du Tibet, ce fleuve aux histoires mythiques et aux mille légendes parcourt plus de 2'500 kilomètres avant de se jeter dans l’océan indien. Le Gange sacré est l’incarnation de la déesse « Gangâ ». Les hindous n’utilisent pas le terme de fleuve mais « Gangâ Mataji », la « Mère Gange » ou de nombreux autres noms à caractère sacré, eux aussi. Le Gange traverse les grandes plaines de l’Inde du nord, de l’Uttaranchal, de l’Uttar Pradesh et du Bihar, avant de se scinder pour son ultime étape en de multiples bras au Bengladesh, pays voisin de l’Inde, et dans l’Etat fédéré du Bengale occidental.


C’est de cette ultime étape dont je veux vous ajouter quelques mots. Après le Bihar, le Gange traverse le Bengale occidental pour former le plus grand delta du monde. Et c’est à cheval sur l’Inde et l’Etat du Bengladesh qu’il s’offre à la mer, l’océan indien. Pour être plus complet, je me dois d’ajouter que ce delta est encore le résultat de la rencontre entre le Gange et le Brahmapoutre, cet autre fleuve venu de l’est qui rejoint « Mère Gangâ » dans la région de Dhaka, la capitale du Bengladesh.


« GeoVoyage », dans son édition magazine de novembre-décembre 2012, d'où nous avons retirés maintes informations, nous dit que ces "deux fleuves déversent chaque année dans le delta 2,9 milliards de tonnes de sédiments, l’équivalent de 400 millions de camions". C’est de ces amas d’alluvions que ce sont formées les îles des Sunderbans. En amont du delta du Gange et dans ses extrêmités, vous avez Calcutta, dans sa partie ouest, et Dhaka, dans sa partie est, ces deux grandes métropoles qui se situent à une centaine de kilomètres des grands bras du delta.


Dans un concert de chiffres énormes et d’histoires insolites nous évoluons en Inde avec Ecoles de la Terre, dans plusieurs régions dont celle de l’embouchure du Gange. Aujourd’hui j’ai eu envie de vous offrir cette part de mysticisme au voyage, comme tous les voyages que je vous invite à partager avec nous. Sans doute, est-ce parce que je reviens de cette exceptionnelle région, après un séjour d’une dizaine de jours, avec Marie-Elisabeth. En effet, nous étions tout récemment dans notre bureau de Raidighi, petite ville à l’ambiance villageoise, à l’architecture d’un autre siècle, une sorte de plate-forme adossée à l’un des bras de mer du Gange.


ECOLES DE LA TERRE AUX SUNDERBANS




Pour notre première visite 2013, nous y retournerons à la fin de ce mois de février, nous nous sommes rendus dans 3 de nos écoles des îles Sunderbans ; à l’école de « Srifaltala », à celle de « Purba Jatta » et celle de « Sonatikari ». Nous visiterons notre école de « Ramar Patshala », sur l’île lointaine de Gaga Sagar, lors de notre prochain séjour à fin février ou début mars 2013 ; nous y rendre nécessite un long déplacement de plusieurs heures,  en jeep et en ferry,  mais sa durée dépend surtout du niveau de la marée du bras du Gange qui nous sépare de l'île.


Notre bonheur de revoir les enfants et les enseignants est encore et toujours émouvant ; tous ces mois d’absence nous apportent leur lot de bonnes surprises. Progrès, assiduité, intérêt, discipline et ambiance agréable sont autant de traits distinctifs qui caractérisent nos classes et nos élèves des Sunderbans. Comme c’est le cas pour l’ensemble des écoles de nos branches indiennes, les professeurs font preuve d’assiduité et de disponibilité à toute épreuve ; rares sont ceux qui nous quittent pour une quelconque raison; le taux d’ancienneté de notre corps enseignant est ainsi au plus haut.


L’école de Srifaltala, dans le petit village de la même appellation proche de Raidighi, la petite ville aux allures rurales, compte 350 élèves et 9 enseignants. Celle de Purba Jatta, du nom de l’île qu’elle habite, accueille 270 élèves et 8 enseignants ; enfin, l’école de Sonatikari, sise sur l’île de Kultali, accessible seulement par bâteau, reçoit 255 élèves et est régentée par 8 enseignants. L’ensemble de nos écoles de l’Ouest Bengale, avec celles de Ganga Sagar et de Calcutta dont nous vous parlerons prochainement, compte plus de 1300 élèves.


Chacune de ces trois écoles comporte deux échelons, deux stades d’enseignement. Le premier échelon, que j’appellerai ici « les premiers degrés d’enseignement permanent » est intégralement administré par Ecoles de la Terre du point du vue de ses programmes. Cet échelon concerne les 3 niveaux d’enseignement maternel ainsi que les 4 premiers degrés d’enseignement primaire. Les élèves sont entièrement sous notre responsabilité et suivent nos propres programmes scolaires qui les préparent à passer à l'échelon suivant.


Le second stade - échelon - est celui du suivi scolaire, communément appelé ici le « follow up programme ». Une structure d’encadrement a été mise en place en faveur des élèves des degrés supérieurs – les classes de degré 5 à degré 10 – qui fréquent les écoles gouvernementales de la région. Chaque jour ces élèves se retrouve dans nos écoles afin d’assurer leurs travaux scolaires quotidiens et bénéficier de nos cours de rattrapage et de mise à niveau. Cette structure permet ainsi aux élèves ne bénéficiant pas de conditions convenables chez eux, de poursuivre leurs études en travaillant assidument avec le concours de professeurs compétents mis à disposition par Ecoles de la Terre.


Chères Amies, cher Amis, j’espère vous avoir diffusé quelques flagrances à l’arôme parfumé des îles Sunderbans, toutes baignées dans les eaux sinueuses de la « Mère Gangâ ». Et c’est encore avec allégresse et enthousiasme que je vous ai parlé une fois de plus de nos élèves, de nos écoles de cette région du Sud des Sunderbans, si belle et si pauvre à la fois ! Veuillez croire à l’expression de mon amitié douce et insulaire.

Martial Salamolard
Pour ECOLES DE LA TERRE

lundi 11 février 2013

LA CAMPAGNE REVISITÉE DE NAIN BIGHA



À emprunter les « routes » caillouteuses de cette région rurale du district de Gaya, qui ressemblent  davantage à des pistes de jungle à peine carrossables, je me demande bien si quelque chose à changé depuis ma première visite au printemps 2003, puis la construction de l’école de « Jolibigha » en avril 2004, rebaptisée « Matijoli » depuis l’année dernière. Sise au milieu de jardins potagers, de champs de riz et de céréales, l’école a fière allure comparée aux quelques baraques que nous pouvons voir alentours.


Toujours la même architecture, des maisons de terre séchée, parfois de briques nous rappellent qu’il y a bien de la vie dans cette contrée sauvage. Il faut battre la semelle pour s’en aller visiter les villages que l’on distingue à peine en arrivant ici par la fameuse piste.

 
Et pourtant, nos élèves de « Matijoli » viennent de 7 petits villages avoisinants et parcourent plusieurs kilomètres pour se rendre chaque jour à l’école, du lundi matin au samedi à midi. Certains élèves ne peuvent rentrer chez eux à l’heure du « break » de demi-journée et emmènent leur déjeuner dans un petit bidon à étages que les parents leur ont soigneusement préparés.


Cette région est entièrement à vocation agricole, à tel point que nous tentons de mettre au point, depuis quelque temps déjà, un « programme  d’initiation à l’agriculture » à l’intention des élèves les plus âgés. La ferme pédagogique « Rita » a pour mission de mettre sur pied ce programme constitué de « modules de formation » destinés à les familiariser aux différentes étapes des cultures.


Diverses plantations céréalières et jardins potagers sont aujourd’hui exploités et permettent de retirer un revenu substantiel destiné au développement de la ferme. Une initiation intelligente et raisonnée d'un projet de ce genre pourrait à plus ou moins long terme maîtriser l’exode massif des jeunes vers les villes et les grands centres urbains, un fléau que la terre entière connaît depuis plus de 50 ans.


Au-delà de l’aspect purement pédagogique que nous évoquons ci-dessus, c’est une sorte d’académie agronome que nous souhaiterions installer à Nain Bigha. Nous n’avons pas observé un soutien notoire offert aux agriculteurs locaux qui exploitent leurs terres dans des conditions matérielles désuètes et avec des moyens techniques encore ancestraux. Sans nier leur ingéniosité et leur capacité à produire au mieux selon leurs moyens, il y a fort à parier qu’une aide matérielle et un soutien de formation à des techniques de production plus modernes, tout en demeurant naturelles, augmenteraient sensiblement la productivité de leur travail et leur volume de production.


Cette parenthèse agricole close, je reviens à l’école ! Celle de « Matijoli » accueille aujourd’hui 610 élèves, répartis en 290 filles et 320 garçons. En ces lieux où les traditions sont encore bien présentes, nous avons dû nous battre tout au long de ces dernières années afin de favoriser l’accueil des filles, en essayant de faire comprendre aux familles que l’accession des filles à l’éducation était devenue une nécessité primordiale de l’Inde moderne. Nos meetings avec les parents, destinés avant tout à les sensibiliser sur cette importante question, commence à porter ses fruits.


12 enseignants, qui vivent tous dans cette région du Block de Shergati, assurent le programme jusqu’au niveau de classe 9. Je ne vous cacherai pas que l’éloignement de cette contrée rurale n’est pas sans nous poser quelques soucis du point de vue pédagogique. Nous devons être particulièrement attentifs sur la qualité de l’enseignement et l’aptitude à enseigner. Le soutien  régulier de professionnels venant de Bodghaya et de Gaya imprime petit à petit un bien meilleur niveau de formation des professeurs.


Je me plais à rappeler dans ce Blog notre vocation à aider non seulement les plus pauvres mais encore ceux qui pour des raisons géographiques et politiques sont la plupart du temps oubliés, car exclus des sentiers battus par les instances gouvernementales et les organisations non gouvernementales. Pour Ecoles de la Terre, la diffusion de l’éducation doit aller jusque dans les zones les plus reculées, là où est la vie qui ne demande qu’à s’épanouir et à demeurer telle, dans sa ruralité et son ordre naturel !


Chères Amies, Chers Amis, vous qui nous suivez dans notre périple à travers nos écoles et nos centres, j’ai  à cœur de vous informer au mieux. Je vous remercie de votre intérêt et je me réjouis de poursuivre avec vous cet échange à travers la toile.


Avec mes plus chaleureuses pensées.
Martial Salamolard



Pour ECOLES DE LA TERRE