Ecoles de la Terre un jour - Ecoles de la Terre toujours !

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NOUS FAISONS UN CLIN D'OEIL À LA FONDATION COROMANDEL QUI NOUS SOUTIENT POUR TOUS NOS PROGRAMMES DEPUIS TANT D'ANNÉES. NOUS SOMMES ICI À SUNBEAM PRIMARY SCHOOL AUX PORTES DU DÉSERT DU THAR AU RAJASTHAN ET NOUS LUI TÉMOIGNONS DE TOUTE NOTRE GRATITUDE. ECOLES DE LA TERRE LE 8 OCTOBRE 2018

lundi 29 mars 2010

CHERES AMIES ET CHERS AMIS, NOUS REVOILÀ AUX NOUVELLES DU TERRAIN ! C'EST LA FÊTE AU BIHAR !



NOS DERNIÈRES VISITES DANS NOS ÉCOLES DU DISTRICT DE GAYA, AU BIHAR
(Avec une série de photos légendées et posées en pagaille dans ce texte)



La semaine du 15 au 20 mars fut biharie. Nos écoles du district de Gaya, au Bihar, accueillent près de 2500 enfants. Nos premières visites dans cet Etat de l’Inde, particulièrement pauvre, datent de l’hiver 1997-1998. Vivant et travaillant à Calcutta, à ce moment là, pour les enfants de l’Institution de « Mère Teresa », j’avais déjà pu observer que de nombreux habitants du Bihar s’exilaient dans la grande métropole bengalie afin d’y trouver du travail et tenter de battre en brèche l’endémique et endurante pauvreté qui semblait accabler une trop large part de cette population indienne.



Le Bihar est avant tout un Etat rural et connaît depuis longtemps un important exode lié, principalement, à sa croissance démographique et aux conditions de vie difficiles dans les campagnes.



Aujourd’hui en 2010, je dois vous avouer que la situation n’a pas fondamentalement changé ; la pauvreté, la corruption et l’illettrisme sont encore « monnaie courante » dans cet Etat. Traversé d’ouest en est par le fleuve « Gange », le Bihar est au bénéfice de plaines alluviales très fertiles, où les cultures (blé, riz, canne à sucre, maïs, jute, pommes de terre, etc..) se font essentiellement.



L’agriculture occupe 80% de la population active de cette région (67 % pour l’ensemble du pays en 2006), mais souffre de son faible taux de productivité, de la multiplication de petites parcelles, d’un trop grand nombre de paysans sans terres, souvent réduits à un statut de servitude inacceptable, intolérable. Dans les villages où travaille « Ecoles de la Terre », le chiffre de la population active, occupée dans les travaux des champs, frise les 100%.



Pour « Ecoles de la Terre », tout a commencé au cours de l’année 2001, lorsque nous amorcions la construction de l’école de « Camijuli », dans le village d’Itra. Cette première école fut inaugurée en janvier 2002 ; suivirent celles de « Sujata » au cours de la même année, celle de « Jolibigha » en 2004, celle de « Nilamati » en 2005 et celle de « Sarasvati » en 2008. »(cf : présentation de ces cinq écoles en deuxième partie de ce blog).



Tout d’abord organisées sous sa forme juridique « d’Ecoles de la Terre Charitable Trust », dès l’année 2001, nos actions au Bihar sont aujourd’hui transférées dans notre nouvelle structure indienne, « Ecoles de la Terre Welfare Society ». Au Bihar, « Ecoles de la Terre » devient donc l’une de nos quatre branches indiennes, avec le Bengale, Dehli et le Rajasthan.



Avec mon épouse Marie, qui m’accompagne à travers l’Inde depuis le début du mois mars, mais encore, avec Walter Gehri et Charles Bôle, deux amis de Genève venus nous rejoindre à Bodhgaya, ainsi que Sathyana Giroux, notre volontaire de Genève travaillant à Camijuli, j’ai eu l’immense plaisir de me rendre à nouveau dans nos écoles de « Camijuli », de « Jolibigha », de « Sujata » et de « Sarasvati » !



C’est toujours un ravissement pour moi que de pouvoir partager ces visites avec la famille et avec les amis ! J’ai demandé à Marie, qui m’a donné son accord, de me conter et d’exposer son expérience lors de son dernier séjour en Inde.



Dès mon retour à Genève, je solliciterai pareillement Walter et Charles, afin qu’ils nous donnent leurs impressions et expriment leurs ressentis a la suite de leur première visite dans nos écoles du Bihar.



A Sathyana, je lui demanderai, comme aux autres bénévoles dorénavant, de nous décrire son activité auprès des enfants de Camijuli, de nous conter son aventure de « volontaire humanitaire ». Leurs témoignages nous sont précieux ; j’ai encore en mémoire le blog du 16 janvier dernier et les confessions de Marie-Claire et de Michel Baumann, de la Société des Droits de l’Homme, à l’issue de leur dernier passage dans nos écoles du Bihar. Parlant de celles-ci, j’ajouterai ci-dessous, en forme de 2ème partie à ce « blog », quelques mots pour chacune d’entre elles.



L’ECOLE DE CAMIJULI – C’est, temporellement, notre première école du Bihar, construite en fin 2001 dans le village d’Itra et inaugurée en janvier 2002. Elle dessert plus d’une dizaine de villages situés dans le district de Gaya. Itra est un village agricole de la campagne profonde du Bihar, à une trentaine de kilomètres de la ville de Gaya, le chef-lieu du district. Au cours de la dernière année scolaire, avril 2009 – mars 2010, elle garantit à 850 élèves l’enseignement pour tous les niveaux académiques de l’enseignement obligatoire ; soit 13 degrés d’étude, de la classe « nursery » à la « classe de niveau 10 ». Les 15 élèves ayant atteint ce dernier degré d’école poursuivront leurs études supérieures dans un collège du district de Gaya ; et nous continuerons à les soutenir en prenant en charge leurs dépenses scolaires.
Outre notre programme d’enseignement, c’est à Camijuli que nous avons édifié notre premier hôpital de campagne qui prend en charge les soins des élèves, de leurs familles et des habitants de tous les villages circonvoisins.



L’ECOLE DE SUJATA – C’est une petite école de village, inaugurée au mois d’avril 2001 ; la deuxième, chronologiquement ouverte en avril 2001 dans le village de Baiju Bigha ; celui-ci se trouve non loin de la petite ville, ou plutôt du bourg, de Bodhgaya, là où « Ecoles de la Terre » tient ses bureaux pour la branche du Bihar. A l’issue de cette dernière année scolaire 2009 - 2010, 250 élèves, provenant de 6 villages environnant Baiju Bigha, sont répartis dans 9 degrés d’étude, soit de la classe « nursery » à la « classe de niveau 6 ». Avec l’école « Sarasvati » que nous présentons ci-dessous, c’est la moins campagnarde de nos écoles ; mais les 6 petites agglomérations où vivent nos élèves sont particulièrement pauvres et habitées par des familles de basses castes, singulièrement défavorisées.



L’ECOLE DE JOLIBIGHA – Elle est, historiquement, notre troisième école, inaugurée au mois d’avril 2004 ; c’est le plus rural de nos établissements, situé sur le territoire du village de Nain Bigha, dans une région à vocation principalement agricole, à plus de 50 kilomètres de Gaya. En cette année scolaire 2009-2010, 650 élèves fréquentent l’école de Jolibigha et sont dispatchés dans 10 degrés d’étude, soit de la classe « nursery » à la « classe de niveau 7 ». Les activités exclusivement agraires exercées par les habitants de cette région, nous ont conduits à créer la première ferme pédagogique d’Ecoles de la Terre, baptisée « Rita Pedagogical Farm », du nom de notre généreuse donatrice ; celle-ci fut inaugurée le jeudi 18 mars dernier et fera l’objet, tout prochainement d’un nouveau « blog ».



L’ECOLE DE NILAMATI – Notre quatrième école fut inaugurée en avril 2005 dans le village d’Haridaspur, à 30 kilomètres de la ville de Gaya, pour les enfants de 5 villages. Comme pour tous les autres, ses habitants vivent essentiellement des produits de l’agriculture. Des circonstances de nature économique et sociale nous ont astreints à la déplacer dans les villages de Baheradih et de Kusha. Nous vous en parlions déjà dans notre « blog » du 16 décembre 2009. A ce jour, nous vivons une situation que je qualifierai de « transitionnelle et momentanée » plutôt difficile. Du fait que maintenant, nous ne disposions pas de locaux suffisants, nos 400 élèves (de la « Classe Nursery » à la « classe 9 ») sont répartis dans divers lieux – * école publique nouvellement créée pour les élèves d’Haridaspur, * petits locaux de fortune pour ceux de Pradeep Nagar et New Bahera, * sous un grand arbre pour les enfants de Baheradih et de Kusha. Et c’est justement dans ce dernier village de Kusha, qu’Ecoles de la Terre a entrepris de bâtir la nouvelle école qui portera un nouveau nom. C’est donc, en quelque sorte, une affaire urgente à suivre ; vous serez tenus informés sur ce sujet.



L’ECOLE DE SARASVATI – Voilà la cinquième, la petite dernière ; enfin, pas si petite que ça, puisqu’elle accueille 500 enfants, répartis en 12 degrés d’études, soit de la « Classe Nursery » à la « Classe 9). Le village où elle se situe s’appelle Pachhatti, non loin du bourg de Bodhgaya. Son histoire récente, qui dépeint son entrée dans « Ecoles de la Terre », est poignante, pour ne pas dire émouvante. Nous nous trouvons au mois de mars 2008 ; un groupe d’enseignants de cette école déjà existante, sponsorisée jusqu’alors par un petit groupe japonais demande un entretien à Rajesh Kumar, le responsable de la branche Bihar, ainsi qu’à moi-même ; leur supplique se glisse dans leurs premières phrases : « nous vous demandons de nous aider, et si possible de prendre en mains les destinées de l’école, le sponsor japonais s’étant retiré définitivement » ! Je reviendrai nombre de jours, en visite dans cette école, où les enfants, en cette période de mars, sont en phase d’examens de fin d’année scolaire. Avec Rajesh, nous en parlons tout le temps ; notre décision doit tomber plutôt rapidement, car avril s’annonce, avec le début du cycle 2008-2009. Sans trop hésiter, je dois vous le dire, nous décidons de reprendre les rênes de cette nouvelle école pour le début avril 2008. Ainsi apparaît la cinquième école d’Ecoles de la Terre au Bihar ; nous l’appellerons « Sarasvati », du nom de la déesse hindoue des « Arts et de l’Education » ; certains lexiques et autres dictionnaires vous diront également que « Sarasvati » est la déesse de la connaissance, de l’éloquence, de la sagesse et des arts » ! Et c’est bien de cette histoire, belle et émouvante, qu’est née notre cinquième école, que 500 nouveaux enfants, venant de 4 villages du Bihar, se retrouvent aujourd’hui à « Ecoles de la Terre ».



Très Chères Amies, très Chers Amis, cet inédit séjour vécu au Bihar, en compagnie de Marie mon épouse, de mes amis Charles et de Walter, de notre jeune volontaire Sathyana, a été marqué, en son dernier jour, le 18 mars 2010, par l’inauguration de notre nouvelle ferme « Rita Pedagogical Farm », enrichie par la fête de fin d’année scolaire « 2009-2010 ». Cette journée fut surprenante, épatante, inattendue pour nous tous ; elle fut riche, belle et séduisante ; elle fut encore joyeuse, amusante et distrayante pour le gros millier de personnes participant à cet événement unique, à commencer par les enfants ; un moment inoubliable, un heureux épisode propre à s’installer dans la mémoire.



Avec nos pensées les plus affectueuses et notre chaleureuse reconnaissance pour votre bienveillante attention.



Martial Salamolard pour
ECOLES DE LA TERRE

jeudi 25 mars 2010

CHERES AMIES, CHERS AMIS

Nos nombreux deplacements a travers l'Inde, depuis le 19 mars dernier, ainsi que les rocambolesques conditions de communication "internet" rencontrees sur notre parcours, ne nous ont pas permis, ces 10 derniers jours, de vous proposer un "blog" digne de ce nom.



Nous pourrons y remedier ce prochain week-end deja, certains que nous sommes, de beneficier de conditions plus favorables, pour vous parler de nos visites dans les Etats du Bihar, de l'Uttarakhand et de Delhi; ainsi que de joindre a notre temoignage nos toutes dernieres photos.



Nous vous disons, Cheres Amies, Chers Amis, a tout bientot; et nous vous adressons, depuis Delhi, la capitale, toute notre amitie.

Martial Salamolard
pour ECOLES DE LA TERRE

mercredi 17 mars 2010

NOS ECOLES DE GANGA SAGAR ET DE RAIDIGHI



BIEN CHERES AMIES, BIEN CHERS AMIS,



Notre dernier sejour aux Sunderbans est encore tout chaud, dans nos coeurs comme dans notre memoire; comme la temperature, ici au Bihar, qui est en train de prendre l'ascenseur; aujourd'hui mercredi 17 mars, et bien nous "frisons" les 40 degres. Oui oui, je vous signifie "chaud bouillant", et comme nous nous trouvons au Bihar depuis 2 jours, et bien nous avons deja entame, avec Marie, une nouvelle serie de visites des ecoles. C'est bien le cas de la dire "nous avons beaucoup de peine a suivre avec l'information"; heureusement qu'ici, a Bodhgaya, les connexions "internet" sont plutot abordables et fiables; encore que ... Mais retournons aux iles Sunderbans !



Le 11 mars etait un jour de grande fete a l'ecole de la bourgade de Raidighi, une plate-forme des Sunderbans ou "Ecoles de la Terre" tient ses bureaux pour l'Ouest Bengale. Profitant bien entendu de la presence de Marie et de moi-meme, Nando, le responsable des ecoles a organise la journee annuelle "des sports et de la culture", ce que nous appelons communement, en Inde, "Annual Sport and Cultural Programme" !



Cette journee rassemblait les eleves a Raidighi, precisement ceux de l'ecole de "Srifaltala" ainsi que ceux de l'ecole de Purba Jatta, venus de l'ile voisine.



C'etait une bonne occasion de retrouver, toutes et tous, au meme moment et dans un meme lieu, tous les enfants, tous les enseignants de ces deux ecoles, de meme que nombre de parents de Raidighi, venus en spectateurs contempler et apprecier les diverses prestations des enfants.



Raidighi est un port de pecheurs important pour toute cette region des Sunderbans; les possibilites de developpement economique, commercial, sont reelles. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle nous tenons, de notre propre cote, a participer activement a l'extension du commerce de la peche, principalement par le biais de notre programme de "Micro Finance". Des le debut avril prochain, 100 familles seront au benefice d'un "credit Ecoles de la Terre - section Micro Finance", afin de developper leurs activites professionnelles et d'ameliorer ainsi, substantiellement, leur niveau de vie, plutot miserable jusqu'ici.
Ce programme ne s'arretera evidemment pas la; car c'est le plus grand nombre de famille possible que nous souhaitons aider de cette maniere. Outre le soutien au commerce de la peche, c'est encore l'aide a l'agriculture, vivriere surtout, que nous voulons intensifier dans toute cette region.



Notre ecole de Srifaltala compte plus de 350 eleves, tous venant de familles tres pauvres. Notre appui et notre assistance a l'education representent le tronc et le pivot de notre action. Et celle-ci s'inscrit dans une sorte de "systeme" qui prend en compte d'autres composantes de ce corps social particulierement demuni. Ainsi, nos programmes "Sante & Hygiene", "Apprentissage" et "Micro Finance" s'incorporent, pour "Ecoles de la Terre", dans toutes leurs significations.



Et puis vint le jour du 12 mars, notre deplacement, notre voyage devrais-je dire, a Ganga Sagar, la grande ile des Sunderbans, la plus occidentale dans sa geographie, mais peut-etre la plus ancestrale dans ses traditions. Ganga Sagar est aussi la terre de la premiere ecole "d'Ecoles de la Terre des Sunderbans"; veuillez me pardonner ce doublon; mais il est si beau "la terre de la premiere ecole d'Ecoles de la Terre des Sunderbans". Et si j'etais le petit cancre, a vrai dire je le suis, du fond de la classe, a qui le professeur dirait "veuillez m'ecrire 100 fois une expression ni trop longue, ni trop courte que vous choisirez"; alors, je luis dirais j'ai choisi .... "la terre de la premiere ecoles d'Ecoles de la Terre des Sunderbans" !



Depuis Raidighi, lieu central dans les Sunderbans, il nous a fallu deux heures et demi pour arriver au village de Kadwip et rejoindre le ferry boat nous conduisant sur l'ile; une demi-heure pour l'atteindre, une autre demi-heure pour parvenir a l'ecole. Les voyages forment la jeunesse, et celui-ci nous apporta "l'happiness" (le bonheur en anglais) ! L'ecole de "Ganga Sagar" accueille pres de 400 enfants; c'est, vous disais-je deja, la "toute premiere d'Ecoles de la Terre. Et pour nous, c'est avec un frissonemment au coeur que nous la retrouvons apres les visites de ses trois autres petites soeurs, "Srifaltala", "Purba Jatta" et "Sonatikari" !

A Ganga Sagar egalement, nous avons prevu de developper l'ensemble de nos programmes, "Sante & Hygiene", "Apprentissage" et "Micro Finance".



Nous terminons ce "Blog" en vous donnant quelques mots additionnels au sujet du programme "Micro Finance". Celui-ci s'inscrit dans notre "Grand Projet "Autonomie, Independance et Autogestion" que nous ciblons, avec force et determination, pour l'ensemble des ecoles que nous soutenons aujourd'hui en Inde. Nous avons le plaisir de vous rappeler que nous travaillons a Delhi, la capitale, au Bengale, a Calcutta et aux Iles Sunderbans, ainsi qu'au Bihar, district de Gaya et au Rajasthan, district de Jaisalmer. Nous sommes sur la bonne voie; notre budget 2010-2011 nous laisse augurer d'encourageants resultats.



Comme nous le disions en debut de ce message, nous voici maintenant au Bihar; nous avons deja visite les ecoles de "Sujata" et de "Saraswati"; demain ce sera celle de "Camijuli", vendredi, celle de "Jolibigha", avec, cerise sur le gateau, la grande fete de fin d'annee scolaire. Et oui, c'est vrai, dans presque tous les Etats indiens, l'annee scolaire se termine a fin mars.



CHERES AMIES, CHERS AMIS, nous vous adressons nos plus cordiaux messages; tout en esperant que le printemps vienne frapper a votre porte, au plus vite ! Au juste, le printemps ! C'est bien a la fin mars ? Avec toute notre affection.

Martial Salamolard avec
Marie-Elisabeth Coudray Salamolard
pour ECOLES DE LA TERRE

lundi 15 mars 2010

ECOLES DE LA TERRE AUX ILES SUNDERBANS - NOS PREMIERES VISITES DANS LES ILES DE PURBA JATTA ET DE KULTALI



CORDIAL ET CHALEUREUX BONJOUR A VOUS TOUTES ET TOUS,



Je vous ai promis un "feu d'artifice", des nouvelles, des photos, des anecdotes, des historiettes, des faits et des evenements sur notre sejour aux iles Sunderbans, cette region de l'Ouest Bengale, au sud de Calcutta, ces iles qui s'offrent, toutes verdoyantes, en prairies, en champs de riz, de cereales, en espaces de mangroves et de forets, aux bouches beantes du Gange ! Et bien voila une premiere salve, encore toute chaude, au lendemain de notre depart de Raidighi, typique bourg de ce pays encore indompte par le progres "dirions-nous, de la fin du dernier millenaire.



Mon retour dans ces iles est marque par la presence de Marie, mon epouse qui m'a rejoint a Delhi le 7 mars dernier. Delhi - Calcutta, puis Calcutta - Raidighi, ce fut tout d'abord un deplacement de plus de 1600 kilometres; puis ce grand bonheur de rencontrer les eleves et les enseignants de nos ecoles. Celles-ci ont actuellement pour noms "Srifaltala", "Ganga Sagar", "Purba Jatta", "Sonatikari" ! Dans le cadre de notre nouvelle structure "Ecoles de la Terre" en Inde, il nous faudra toutes les "re-baptiser"; aussi bien celles des iles Sunderbans que je viens de vous citer, que les autres ecoles, a Calcutta, au Bihar, a Delhi et au Rajasthan; certaines d'entre elles garderont leur nom actuel, d'autres dont l'appellation est trop compliquee seront donc "renommees"; nous avons decide cela lors de notre dernier meeting de Jaisalmer, les 22 et 23 fevrier dernier.



Dans ce present blog, j'ai le plaisir, avec Marie, de vous parler des deux premieres ecoles que nous avons visitees les 9 et 10 mars derniers, celle de "Purba Jatta" et la petite derniere, celle de "Sonatikari" !



L'ecole de "Purba Jatta" porte, a ce jour, le meme nom que l'ile ou elle se situe; nous l'avons prise en charge au cours de l'annee 2007. Aujourd'hui, plus de 300 enfants la frequentent. Les locaux sont pour le moins vetustes et inadaptes; c'est la raison pour laquelle nous avons decide de construire, pres de l'actuel baraquement ou nous nichons, un nouveau batiment, en dur, qui nous protegera en periode de grandes pluies, de tempetes et d'ouragans; de meme qu'au temps des grandes chaleurs, lorsque l'humidite et la temperature rendront les jours si lourds et si penibles pour les enfants. Grace au soutien d'un sponsor bienveillant, nous avons rassemble les fonds necessaire a la construction de cette nouvelle ecole. Le travaux commenceront en fin de mois d'avril prochain; si bien que les enfants pourront y prendre leurs quartiers avant la prochaine saison des pluies. Je me souviens qu'en 2007, je ne pouvais joindre cette ile que par bateau; aujourd'hui, un pont a ete construit par les pouvoirs publics du Bengale, si bien qu'elle est ainsi atteignable a pieds secs.



Et puis, le 10 mars dernier, nous nous sommes rendus, avec Marie et avec Nando, notre fidele responsable pour la branche "Ecoles de la Terre" du West Bengal, sur une nouvelle ile; celle de Kultali. C'est la qu'Ecoles de la Terre va soutenir la quatrieme ecole des "Sunderbans".
Elle se trouvera precisement au village de "Sonatikari". Pour l'heure, nous n'atteignons cette ile que par bateau; il est egalement prevu, dans un proche avenir, que le gouvernement indien construise un pont afin de mieux assurer les liaisons avec le continent.



Notre aventure sur cette ile de Kultali est a tous points de vue, formidable, pour ne pas dire epatante, admirable! Tout d'abord, il est a noter que depuis deux annees, les villageois de Sonatikari se sont investis et se sont cramponnes afin de mettre en place une premiere structure educative pour leurs enfants; seulement voila, le manque de moyens financiers, techniques et logistiques, fait que cette entreprise est pour le moins difficile a tous les niveaux. J'ai rencontre les habitants de l'ile au mois de janvier dernier et j'ai senti leur profonde envie de s'engager, egalement par eux-memes, dans cette action fondamentale que represente l'education des enfants de cette region ! C'est, je dois vous dire, la principale raison qui nous a decide de prendre en main la destinee de l'ecole de "Sonatikari"; plus de 300 enfants pourront ainsi poursuivre leurs etudes dans des conditions decentes. Pour couronner cette attitude et cette demarche pour le moins positives, nous avons encore le plaisir de dire que nous avons recu, de la part d'un proprietaire foncier du village, a titre de donation pour "Ecoles de la Terre", un magnifique terrain de pres de 3000 metres carres, ou nous construirons l'ecole ainsi qu'un dispensaire. Nous beneficierons de suffisamment de terre pour demarrer une ferme pedagogique; l'exploitation d'une poissonnerie et de jardins potagers est a ce jour au programme de notre nouveau projet agricole. L'idee de developper de tels nouveaux plans est toujours la meme, "renforcer le tissu socio-economique local et rendre l'ecole le plus rapidement possible autonome d'un point de vue financier. A l'issue de cette premiere phase d'evolution, le genereux donateur dont je viens de vous parler, nous a deja promis de tripler la surface des premieres terres. Les travaux de construction commenceront, comme pour l'ecole de "Purba Jatta" dont je vous parlais plus haut, a la fin du prochain mois d'avril.



Cheres Amies, Chers Amis, voila les dernieres nouvelles concernant "Purba Jatta" et "Kultali", ces deux iles des Sunderbans, ou nous avons a coeur, avec les habitants de ces arrieres morceaux de terre, merveilleux lieux champetres et pastoraux, tres eloignees des centres citadins, de developper une veritable structure d'education pour les enfants. C'est bien sur un tres grand bonheur, double d'une grande responsabilite, que de pouvoir realiser une telle entreprise; ne serait-ce que pour faire valoir l'un de leurs droits fondamentaux, le droit a la connaissance, a l'enseignement, a l'apprentissage !



Avec l'immense plaisir d'avoir pu vous transmettre ce present message, et nos pensees affectueuses.

... et encore ci-dessous, quelques photos choisies avant meme la redaction de ce "blog" ... Bisous a Toutes et a Tous !

















Martial Salamolard avec
Marie-Elisabeth Coudray Salamolard
pour ECOLES DE LA TERRE