Ecoles de la Terre un jour - Ecoles de la Terre toujours !

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NOUS FAISONS UN CLIN D'OEIL À LA FONDATION COROMANDEL QUI NOUS SOUTIENT POUR TOUS NOS PROGRAMMES DEPUIS TANT D'ANNÉES. NOUS SOMMES ICI À SUNBEAM PRIMARY SCHOOL AUX PORTES DU DÉSERT DU THAR AU RAJASTHAN ET NOUS LUI TÉMOIGNONS DE TOUTE NOTRE GRATITUDE. ECOLES DE LA TERRE LE 8 OCTOBRE 2018

dimanche 14 décembre 2008

UN CHALEUREUX BONJOUR DE DELHI !

CHERES AMIES, CHERS AMIS,

Nous sommes a Delhi depuis le week-end du 6/7 decembre dernier. Marina Dupuis, la Vice Presidente "d’Ecoles de la Terre – Geneva – Switzerland" est bien arrivee a l’aeroport « Indira Gandhi » dans la nuit du 7/8. Un petit comite était la pour l’accueillir; le soussigne etait accompagne d’Abhishek, le President d’Ecoles de la Terre – India, un fidele parmi les fideles et d’Anouar, un « Driver » de Delhi (chauffeur de profession) que Marina connait depuis belle lurette et qui est devenu un ami tres proche d’Ecoles de la Terre.
Puis, le 9 decembre, Marina est partie avec Abhishek au Rajasthan afin de visiter toutes nos ecoles a Jaisalmer ainsi que dans le desert du Thar. Tout se passe bien la-bas nous a-t-elle confirme par telephone; la derniere ecole de « Garfoorbattha » est aujourd’hui terminee. C’est un joli petit batiment en pierres jaunes du Rajasthan qui abrite les enfants des quartiers tres pauvres se situant en peripherie de la ville touristique de Jaisalmer. Ainsi, en un mois, nous aurons vu toutes nos ecoles, rencontre tous les enfants et les enseignants. C’est tres important pour nous d’observer le plus souvent possible ce qui se passe dans nos ecoles. Avec les responsables indiens nous formons ce que nous appelons un « Team » et avons besoin de travailler ensemble sur le terrain; c’est donc ce que nous avons fait de fevrier a mai, puis de novembre a decembre, pour cette annee 2008. Nous ne tenons pas a tomber dans le travers de l’ignorance des habitudes locales, de meme que dans l’eloignement des cultures; ce sont trop souvent ces travers qui guettent les organisations qui travaillent a l’etranger et les empechent de faire correctement leur travail.
Mais vous vous doutez bien que notre mission n’est pas « que tout rose » ! Les oppositions a notre travail existent un peu partout; jusque la rien de plus normal. Mais il y a sur cette merveilleuse et satanee planete des gens pour qui, offrir un peu de bonheur a ceux qui n’ont rien, « ca fout les boutons » et ca incite au mal et a la destruction.

Si nous sommes fortement et bien implantes, de meme que largement acceptes, au Bihar, a Delhi, au Rajasthan, de meme qu’a Raidigi, dans les iles Sunderbans de l’Ouest Bengale, nous ne pouvons pas en dire autant pour ce qui concerne la ville de Calcutta.

Depuis l’annee 2004, mais particulirement depuis le mois d’avril 2007, un groupe de mafieux bengalis de Calcutta, apres avoir echoue dans leurs tentatives de nous mettre a leurs pieds dans le seul but de nous extorquer de l’argent, nous rend la vie impossible et cherche a nous chasser de la ville et de l’Etat du Bengale.
Le 27 avril 2007, suite a une serie de graves menaces, de chantages et de fausses plaintes, de la part de ces mafieux, le « soussigne de ce blog » a du quitter precipitemment Calcutta avec l’aide de la police et de quelques amis fideles. Certes, ils n’ont pas eu sa peau, mais malheureusement celle de « Sashida », notre responsable de Calcutta, qu’ils ont reussi a mettre en prison, suite a de fausses plaintes orchestrees par des hommes de main et qui s’est recemment suicide, tant les mafieux ont fait de sa vie un enfer. Le soussigne peut le comprendre pour avoir simplement goute a quelques-uns de ces funestes moments. Ces « chiens d’humains » nous ont contraints a nous refugier dans les iles Sunderbans, region certes tribale mais combien moins dangereuse, ou nous avons a ce jour la plupart de nos ecoles et ou la population nous protege.

A Calcutta, ce sont les « corrompus » qui veulent notre peau. Oui, le gouvernement indien lui-meme tente certes d’arreter cette pratique bien trop courante « ici », mais encore sur la planete entiere. Mais tout le monde sait bien que mal est profond et sournois, et les corrompus, vous l’imaginez bien, attaquent toujours dans le dos; bref, le travail est dur et sera long pour eradiquer cette saloperie de corruption qui gangrene tous les secteurs de la societe.

C’est bien la premiere fois que nous publions dans ce blog ce genre d’episodes difficiles que nous vivons ici en Inde; c’est d’abord en mémoire de « Sashida », notre fidele ami de Calcutta, que nous le faisons; mais c’est aussi pour apaiser cette souffrance qui est en nous et qui nous paralyse un peu depuis le depart de « Sashida » !

Mais qu’a cela ne tienne ! Malgre les risques du metier, malgre ces moments temeraires, tragiques et emouvants, nous pouvons dire, haut et fort, que nos succes sont mille fois superieurs a nos echecs. Ce n’est pas ces pratiques malefiques et barbares qui vont nous arreter de scolariser les trop nombreux enfants que nous rencontrons depuis, voici de cela, bientôt 11 annees.
Soutenir a tout prix les enfants de la misere, cela pourrait bien vouloir dire ceci : ne pas se donner a l’enfance desheritee de notre auguste, modeste et minuscule planete, et bien c’est se renier soi-meme !
Les enfants de par le monde, malheureux, desherites, martyrises, assassines par la guerre, la faim et la maladie sont nombreux ? OUI !
Nous n’en soutenons que quelques milliers ? OUI !
Nous ne sommes pas les seuls a aider ce enfants ? OUI !
Le plus gros reste a faire ? OUI !
La vie est a la fois belle et tragique ? OUI !
Nous poursuivons la route ? OUI !
Nous remercions du fond du coeur celles et ceux qui nous soutiennent ? OUI !

Quelques mots pour terminer ! C'est tout le plaisir de vous dire que les images que nous avons ajoutees a ce blog ce sont celles des ecoles des iles Sunderbans (dans la region de Raidigi dans l'Ouest Bengale) et celles des ecoles du district de Gaya (dans la campagne de Bodhgaya dans le Bihar). Elles sont toutes recentes, entre 10 et 15 jours. Marina n’etant pas encore rentree de Jaisalmer, nous publierons celles du Rajasthan dans un prochain blog.

BIEN CHERES, BIEN CHERS, nous vous disons a tout bientôt; nous ne manquerons pas de vous adresser un compte-rendu de notre prochain meeting national des 15 et 16 decembre prochain; nous joindrons a ce moment la les photos des enfants du desert que Marina emmenera avec elle.
Avec notre sincere merci pour votre interet et votre patience.

Martial Salamolard pour « ECOLES DE LA TERRE »

mardi 2 décembre 2008

DEUX SEMAINES INTENSES : DE LEMAN BLEU A LA TERRE DE BOUDDHA

A NEW DELHI ET AU BIDONVILLE DE DICHAON KALAN

Ma premiere semaine en Inde (du 17 au 23 novembre), je l’ai passee a Delhi. Elle fut tout d’abord consacree a la preparation du reportage d’ALINE INHOFER, realisatrice a LEMAN BLEU TELEVISION, Geneve. Ce fut bien evidemment une immense joie que de pouvoir presenter, a l’attention des telespectateurs de Leman Bleu, “notre” petit bidonville de Dichaon Kalan, situe au sud ouest de New Delhi. Et puis, avec Aline, tout fut plus facile !

C’est la que vivent, depuis un peu plus de 2 ans, une communaute musulmane, de la caste de “Mirasi”, qui a quitte son Rajastan natal en 1978, dans l’espoir de trouver travail et meilleure fortune dans la capitale indienne. J’aurais cette tendance de dire “mal lui en prit”, tant ces 30 dernieres annees qui ont suivi leur exil economique furent marquees par une sorte d’incapacite chronique a se trouver un lieu ou se poser, un endroit ou habiter. Ce fut tune longue suite de demenagements, de place en place, au gre et au bon vouloir de politiciens locaux, davantage enclins a lorgner les cartes d’electeurs de cette communaute qu’a leur proposer une solution d’habitat serieuse et permanente.

Aujourd’hui, en fin d’annee 2008, ce sont environ 70 familles, dont 150 enfants, qui s’attendent au cours de ces prochains mois a devoir quitter ce quartier de Dichaon, une promotion immobiliere etant en voie de demarrage a cet endroit.

J’ai rencontre la communaute des “Mirasi”, je vais l’appeler comme cela, en avril dernier. J’en suis tombe, comment vous dire, en affection. L’accueil de ses nombreux enfants du bidonville n’est sans doute pas etranger a ce coup de foudre.

Avec ECOLES DE LA TERRE nous nous engageons a mettre en place une structure educative pour les enfants. Nous sommes conscients qu’elle risque d’etre itinerante, dans un premier temps du moins. En effet, nous sommes decides de suivre le groupe, ou qu’il doive aller des sa prochaine expulsion; pas question donc de construire une quelconque batiment scolaire.

Quelle ne fut pas notre bonne surprise que de rencontrer Hasuda Dev, un voisin du bidonville qui, le jour meme du reportage d’Aline, est venu nous proposer de mettre a notre disposition une petite maison et un bout de terrain. C’est d’ailleurs la qu’Aline Inhofer m’a interviewe. Nous disposerons ainsi de 2 salles de classes (pour les plus grands) et construirons une tente a l’intention des plus petits. Et maintenant, au boulot ! Nous avons prevu d’organiser l’ecole avant mon retour a Geneve, le 20 decembre prochain.

Avec Pinky Karal, la responsible de notre brance “Ecoles de la Terre Welfare Society” a Delhi, ainsi que le soutien d’Abhishek Vyas, de Jaisalmer, et de Nadalal Baidya de Calcutta, nous allons travailler et nous relayer ces 2/3 prochaines semaines afin d’etre prets pour Noel. Cela sera pour nous une facon comme une autre de mettre le petit Jesus dans la Creche. Et puis Saraswati, la deesse hindoue des Arts et de l’Education, ma preferee dans le pantheon hindou, a deja pris place dans mon Coeur, juste a cote du nouveau-ne de Bethleem.

Etant devenue “Ecoles de la Terre Welfare Societ”, c’est-a-dire une ONG nationale, aujourd’hui reconnue par l’Etat central indien, nous comptons mettre a profit ce statut afin de contribuer a trouver une solution de residence permanente pour la communaute des “Mirasi” de Dichaon Kalan.


Pour terminer ce chapitre, je ne saurai oublier de dire, ici en Inde deja, toute ma reconnaissance a LEMAN BLEU TELEVISION, et a ALINE INHOFER en particulier, de nous avoir propose ce reportage sur ECOLES DE LA TERRE a New Delhi. Et je me rejouis deja de le leur rappeler, des mon retour a Geneve.

VISITES A CALCUTTA – AUX ILES SUNDERBANS – AU BIHAR – AVANT DE REMONTER SUR NEW DELHI POUR ACCUEILLIR MARINA DUPUIS QUI ME REJOINDRA LE 7 DECEMBRE PROCHAIN

Mon sejour, le deuxieme ici en Inde pour cette annee 2008, est sans conteste un peu court. Avec Abhishek de Jaisalmer, j’ai du me rendre a Calcutta, puis dans les iles des Sunderbans, durant la semaine du 24 novembre, afin de visiter les ecoles, controler l’ensemble des activites et encourager notre equipe du bengale, quelque peu derangee par une equipe de mafieux de Calcutta, tres irritee par notre refus de ceder a leur avidite criminelle et notre indefectible determination a ne pas vouloir du tout communiquer avec eux. Il est certain que notre travail n’est pas toujours facile.

Les attentats et le siege de Mumbai n’a pas accelere nos deplacements dans l’Ouest Bengale, la police etant, un peu partout en Inde, sur les dents.

Nous voici depuis 2 jours a Bodhgaya, au Bihar, ou nous apprecions le calme de la campagne indienne. Enfin nous pouvons respirer un peu et prendre le temps de rediger et publier ce Blog. Les visites de nos ecoles du Bihar deviennent un veritable regal. Tranquillite, douceur d’automne, joie immense des enfants, sont autant de raisons de souffler un peu, juste avant notre remontee sur New Delhi le vendredi qui vient.

Qui a dit que la vie etait un long fleuve tranquille ! Je ne connais pas ! C’est bien dans l’Etat du Bihar que cet ete dernier, ECOLES DE LA TERRE a participle a l’evacuation des milliers de submerges par une immense inondation de la vallee de la riviere Cosi, tout pres de la frontiere indo-nepalaise. Aux dernieres nouvelles, les habitants de cette zone sinistree ont rejoint leurs villages et beneficie d’un soutien financier du gouvernement pour reparer et/ou reconstruire leurs maisons.

Au chapitre des nouveautes, je vous dirai que j’ai vecu, ce matin 2 decembre 2008, a la prison du district de Gaya. Oui, c’est bien la qu’Ecoles de la Terre assure depuis quelques mois deja, un programme d’enseignement en faveur d’une centaine de prisonniers, tous ages entre 20 et 40 ans. Nous leur offrons des enseignements d’hindi, la langue nationale, d’anglais, de connaissances generales et d’informatique. Ce fut pour moi une experience autant emouvante qu’importante, que de pouvoir passer cette matinee avec ces personnes. Nos contacts avec le gouvernement du Bihar vont grandissant, ce qui nous rejouit dans l’optique du developpement de notre organisation centrale.

D’ici a vendredi soir 5 decembre, nous pourrons visiter les ecoles de Camijuli, dans le village d’Itra, et de Jolibigha, dans le village de Nain Bigha. Plus de 1500 eleves nous attendent, pour ces 2 ecoles seulement.

Notre prochain Blog, je le ferai a New Delhi que je rejoindrai ce samedi. J’y serai sans faute, avec Abhishek Vyas de Jaisalmer, afin d’accueillir MARINA DUPUIS, notre vice-presidente, qui nous rejoint pour la fin de notre sejour, ponctue par notre “Meeting national” les 16 et 17 decembre, le tout dernier de cette annee 2008.

CHERES AMIES, CHERS AMIS, MERCI de tout Coeur pour l’attention que vous portez a ECOLES DE LA TERRE.

Martial Salamolard – presentement a Bodhgaya, la terre du Bouddha