JOYEUSES FÊTES DE PÂQUES !
Hier 29 mars, je quittais le désert du Thar après un séjour de plus de 3
semaines entre Jaisalmer, les dunes et les broussailles ensablées. Je me trouve
à l’heure où j’écris ces lignes à Delhi ; je ressens une sorte de « décalage
affectif » qui se matérialise par la solitude des grandes villes. Delhi, cette
mégapole, immense pieuvre grouillante, bruyante et polluée me déconcerte après
les saisissantes rencontres et découvertes du désert.
Tout cela s’arrangera dès que je retrouverai dans quelques jours les
élèves de nos écoles des bidonvilles de Dilchau Kalan et de Jai Vihar, en
périphérie de Delhi. Pour l’heure il m’est agréable de vous dire deux mots sur
ce passage au Rajasthan qui correspond au deuxième tiers de mon séjour 2018.
Après mon périple avec Carmine Graziano, au cours duquel nous avons pu
connaître ou redécouvrir les îles des Sundarbans du Bengale et la campagne du
Bihar au mois de février, je me suis retrouvé dans une ambiance et un climat
tout autres durant ces dernières semaines. Cette période de l’année correspond
au retour des chaleurs dans le désert du Thar.
Mes visites dans les écoles de Satydev, de Sunbeam, de Vidyasagar, de
Nanufuji et d’Uttam Aadarsh sont toujours aussi réjouissantes et saisissantes.
Les enfants grandissent ; les revoir en classe 6, 7 ou 8, alors que je les
rencontrais pour la première fois dans les classes de maternelle il y a de cela
bientôt 10 ans, me laisse à penser que nous devons persévérer sur cette voie.
Je vous propose une série de photos, toutes fraîches du mois, qui
illustrent un tout petit peu mes visites à travers le district de Jaisalmer,
région qui couvre pour un bonne partie le désert du Thar. J’y ai ajouté une
photo de Malala Yousafzai, cette petite pakistanaise, prix Nobel de la Paix en
2014, qui revenait au pays, à deux pas d'où je me trouvais, après 4 années
d’absence pour les raisons que vous connaissez.
Si j’ai ajouté cette photo c’est bien sûr parce que j’en avais envie,
mais c’est encore et surtout pour marquer ce clin d’œil du destin qui ouvre
tout grand les bras aux droits de l’enfant à l’éducation !
Ecoles de la Terre vit à la cadence des générations. Celles-ci se
succèdent au rythme du temps et l’école me permet de jeter un regard sur les
cycles passés lorsque je suis avec les plus grands ; elle me propose aussi de
me projeter sur le futur en rencontrant les plus petits. Je termine en vous
disant que nous avons travaillé plus ou moins bien mais que tout reste à faire
encore et toujours mieux !
Amitiés à Toutes et à Tous et Joyeuses Fêtes de Pâques !
Martial pour ECOLES DE LA TERRE
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