Ecoles de la Terre un jour - Ecoles de la Terre toujours !

Ecoles de la Terre un jour - Ecoles de la Terre toujours !
AIDE ALIMENTAIRE ORGANISÉE PAR ECOLES DE LA TERRE POUR LES FAMILLES DANS LE BESOIN, ÎLES DES SUNDARBANS, OUEST BENGALE, INDIA, JUIN 2020

dimanche 21 février 2016

NOTRE SÉJOUR DANS LES SUNDARBANS ISLANDS, LES DERNIERS GRANDS TRAVAUX !



Avant de poursuivre notre tournée des écoles dans les îles des Sundarbans, nous vous présentions celle de Sreefaltala le 17 février dernier, nous tenons à vous dire quelques mots concernant deux grandes réalisations, ou plutôt les deux grandes séries de travaux effectués ici au sud du Bengale au cours de ces vingt-quatre derniers mois.


L’assainissement de l’eau

Tout d’abord, il y a eu les constructions de nos 4 stations de purification d’eau, à Sreefaltala, à Purba Jata, à Sonatikari et enfin à Kumrapara [voir les photos du présent blog pour la dernière construction de Kumrapara]. Il est bien connu que la qualité de l’eau provenant des nappes phréatiques est plus que douteuse dans cette région. Le district de 24 South Parganas est semble-t-il l’un des plus touchés parmi les districts jouxtant l’embouchure du Gange, aux abords de l’océan indien.


Le soutien de la Fondation Cédric Martin de Puplinge à Genève nous est d’un immense secours à plus d’un titre. Comme elle le fait depuis la première heure, ses précieux conseils et ses constants encouragements viennent se greffer à l’élaboration des travaux dont elle assure le financement. Si bien qu’aujourd’hui nous fournissons l’eau potable, non seulement à l’ensemble de nos élèves et enseignants, mais à toutes les agglomérations avoisinant nos écoles. Chacune de nos stations a une capacité de production d’eau potable de l’ordre de 30'000 litres par jour.


Dans notre blog du 1er mai 2014, que vous pouvez retrouver et consulter via la rubrique « LES ARCHIVES DU BLOG – mai 2014 », nous présentons de manière assez détaillée les aspects de l’eau caractérisant le district « 24 South Parganas », les questions liées au mélange de l’eau douce et de l’eau sâlée, la pollution des nappes phréatiques [arsenic, métaux, bactéries] et les risques encourus pour la santé des habitants de cette région.



Nous exposions dans cet article de mai 2014 le processus proprement dit du traitement de l’eau adopté par notre système de purification. Nous nous proposons d’ailleurs de vous le rapporter ici même. L’eau brute provenant d’un puits foré passe à travers une chambre d’oxydation pour l’adsorption [un phénomène physico-chimique] des résidus de métaux présents dans l’eau. L’eau est ensuite envoyée au travers d’un filtre de sable à pression afin d’arrêter les éléments solides [niveau de turbidité], rendant ainsi l’eau libre des composants de métaux et des matières en suspension qui la troublent [bactéries, micro-algues, fluorure, etc …]. L’eau débarrassée de ces matières [métaux, bactéries, etc …] passe ensuite dans une nouvelle chambre [colonne bayoxide] qui a une haute capacité d’adsorption d’arsenic afin d’éliminer complètement les composants d’arsenic solubles présents dans l’eau. L’eau ainsi débarrassée de ses composants d’arsenic passera ensuite dans une chambre UV [chambre d’exposition au rayonnement ultraviolet] afin de libérer l’eau des micro-organismes pathogènes. La dernière étape consistera à nettoyer toutes les unités [chambres et colonnes] d’oxydation, de filtration de métaux et de bactéries, de filtration d’arsenic, ceci afin d’éliminer tous les résidus, en rendant ainsi les filtres les plus performants possibles.


Le nouveau Centre Ecoles de la Terre

La deuxième grande réalisation de ces deux dernières années concerne le nouveau Centre multifonctionnel de Raidighi. Nous louions jusqu’à présent notre bureau pour le Bengale [une minuscule pièce dans un petit immeuble de Raidighi]. Mis à part les places de jeu de nos écoles, c’était notre seul lieu de rencontre que nous pouvions mettre à disposition des élèves, des enseignants, des parents ou toutes autres personnes en relation avec Ecoles de la Terre.  Depuis le 14 février dernier, date de l’inauguration du Centre, nos bureaux se trouvent dans nos propres locaux, au lieu-dit Kumrapara, à Raidighi.


De manière générale, notre nouveau bâtiment est destiné à accueillir, à former et à favoriser les activités des personnes suivantes :


[1] les jeunes femmes et jeunes filles de la région que nous allons inscrire à notre futur institut de formation [informatique, couture, broderie et artisanat] ;

[2] les mères de familles affiliées à notre programme de microcrédit qui bénéficieront de nos locaux pour l’organisation de nos différents meetings [séances d’information, tests d’octroi de prêts, rencontres entre groupes de femmes, journées de remboursement des prêts, etc …] ;

[3] les femmes de la région qui participeront aux divers ateliers de formation et de fabrication d’objets artisanaux et d’articles de consommation locale ;

[4] les « child labour », les enfants qui travaillent et qui ne sont pas encore scolarisés. Notre objectif est de leur offrir un lieu d’accueil. Après avoir contacté leurs parents, leur entourage, leurs employeurs et les autorités locales, nous leur proposerons un programme de sensibilisation à l’école, puis un programme scolaire de formation de base ;

[5] les collaborateurs d’Ecoles de la Terre, le personnel enseignant, le personnel médical, les employés du microcrédit ; nous leur mettons à disposition les locaux pour leurs meetings organisés à intervalles réguliers ;

[6] les parents de nos élèves et de nos futures apprenties qui sont régulièrement invités à participer à diverses séances d’information. Ils pourront se retrouver par groupes dans l’un de nos deux grands halls construits à cet effet.


La réalisation de notre nouveau Centre a été rendue possible grâce au financement du Rotary Club Sion Rhône auquel a également participé Monsieur David Zeender, membre d’Ecoles de la Terre à Genève. L’installation de notre quatrième station de purification d’eau représente le point d’orgue de cet ouvrage pour le plus grand bonheur de tous les membres d’Ecoles de la Terre et des habitants du quartier de Kumrapara.


Bien conscients d’avoir été un peu long, nous vous remercions sincèrement et infiniment pour le précieux intérêt que vous portez à nos activités. Nous vous souhaitons le meilleur et vous adressons nos plus chaleureuses pensées.


Martial Salamolard
Pour ECOLES DE LA TERRE


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