Ecoles de la Terre un jour - Ecoles de la Terre toujours !

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vendredi 18 mars 2016

LES 2,3 ET 4 MARS 2016 – LE WORKSHOP D’ECOLES DE LA TERRE WELFARE SOCIETY À CALCUTTA



C’est devenu une habitude de se retrouver en début de long séjour annuel pour vivre une rencontre de travail. Certes, les responsables des différentes Branches d’Ecoles de la Terre Welfare Society, ceux du Bengale, du Bihar, du Rajasthan, de Calcutta et de Delhi, se réunissent plusieurs fois tout au long de l’année. Ils choisissent de se rencontrer à tour de rôle dans leurs bureaux de Bodhgaya, Jaisalmer et Raidighi ; mais également à Delhi puisque nous y avons notre bureau central pour l’Inde.


Cette fois-ci, comme l’an dernier d’ailleurs, nous nous sommes tous retrouvés à Calcutta dans un quartier typiquement indien de Rashbehari. Etaient présents pour Ecoles de la Terre Inde, nos trois responsables de branches, Abhishek Vyas également président d’EDLT Welfare Society, Rajesh Kumar, CO d’EDLT India et Nandalal Baidya, trésorier de l’organisation en Inde. Participait également Dr Pradip Har de la société Créditwatch, notre conseiller et économiste connaisseur des particularités indiennes. Ecoles de la Terre Genève était représenté par Martial Salamolard et Marie-Elisabeth Coudray, deux habitués des longs séjours en Inde.


Nos visites des écoles et des différents programmes s’échelonnent de février à mai de chaque année et se terminent par une ultime rencontre, histoire de faire le point sur nos mois passés ensemble sur le terrain. C’est aussi notre dernier rendez-vous et le temps des au-revoir.

LA GESTION DE NOS PROGRAMMES

Nous utilisons le terme « workshop ou atelier de travail » pour qualifier ces réunions, car il s’agit bien de sessions de travail d’où ressortent des décisions concrètes, applicables immédiatement ou à une date précise. Et ce fut le cas lors de notre dernière rencontre de Calcutta.


Lors de chacune de nos rencontres la manière de gérer nos programmes est à chaque fois remise sur la table afin d’en vérifier la bonne tenue et d’y apporter les corrections nécessaires. Cette année, nous mettions l’accent sur l’importance de notre budget de ressources, sachant bien que nous ne pouvions engager des dépenses non couvertes. À cet effet, nous avons fortement insisté sur la nécessité d’atteindre au plus vite l’autofinancement en Inde des charges de fonctionnement de nos programmes. Le courant a passé et les responsables des branches se sont engagés à s’investir dans ce sens en priorité.


En effet, l’accord entre les participants fut unanime. Les branches du Bengale, du Bihar, du Rajasthan et de Delhi se doivent d’augmenter sans tarder leurs entrées d’argent en provenance de l’Inde. La participation des familles et la recherches de donateurs et sponsors indiens sont aujourd’hui indispensables ; des actions concrètes sont déjà effectuées dans cette direction. De plus, le gouvernement doit être davantage sollicité à tous les échelons de la fédération indienne afin qu’il nous apporte son soutien financier.

L’inscription d’Ecoles de la Terre dans le registre officiel des organisations non gouvernementales [ONG] établies sur le territoire indien est très réglementée et soumise à des autorisations et des contrôles pointus et réguliers. L’enregistrement d’Ecoles de la Terre Welfare society, en tant que société à caractère humanitaire [N° S58807/2007] fut une étape importante dans l’officialisation de notre travail. Elle fut aussi soumise à une autre permission très compliquée obtenir, s’agissant de l’autorisation de recevoir des fonds étrangers à l’Inde [F.C.R.A, Foreign Contribution Registration Act]. Nous l’avons obtenue sous le N° 231661542R. Ce sésame doit nous permettre d’accélérer nos entrées de fonds indiens.


LE CONTRÔLE DE NOS ACTIVITÉS

L’audit comptable remis tous les ans au gouvernement central indien fut un premier pas vers une gestion technicienne et de qualité. Il nous permet, notamment lors de rencontres comme le dernier atelier à Calcutta, de fixer nos principaux axiomes d’analyse, tant du point de vue de la gestion de nos dépenses que de l’état de nos avoirs. Nous nous sommes donc basés sur les chiffres de l’audit 2015 [Ecoles de la Terre au 31 mars 2015] ainsi que sur la préparation du prochain audit à remettre au gouvernement en avril prochain.

Cependant, pour nous permettre un contrôle plus fluide et permanent, nous avons mis sur pied un système de gestion des données en lignes où nous pouvons à tout moment observer, surveiller et maîtriser, depuis l’Inde ou depuis Genève, l’ensemble des postes de dépenses pour chacune de nos branches d’activités au Bengale, à Calcutta, au Bihar, à Delhi et au Rajasthan. Ce dispositif électronique et comptable en temps réel fonctionne depuis l’année 2010 pour la gestion de notre programme de microcrédit. Il est depuis peu mis en place pour la gestion comptable des écoles et des centres.


Ce système permet un contrôle budgétaire régulier et représente un outil de gestion nous permettant de contrôler à tout moment aussi bien le « cash en caisse » que le « cash en banque ». C’est donc le deuxième pas franchis pour atteindre une gestion professionnelle des données financières et comptables.

NOTRE VISION DU FUTUR

Forts de cette organisation, nous sommes conscients d’avoir les outils pour rendre pérenne Ecoles de la Terre Welfare Society. Tout d’abord soucieux de maintenir et d’améliorer les acquis en matière de soutien aux plus pauvres, à commencer par les enfants, nous gardons à l’esprit que toute extension de nos activités ou mise en forme d’un nouveau programme ne pourra se faire que si les charges de fonctionnement et de maintenance pourront être assurés par des fonds indiens.

 
L’éducation, l’apprentissage et la santé demeurent notre vocation première. Ecoles de la Terre est née dans cet esprit et poursuivra sa croissance dans cette direction. Les programmes [microcrédit, gestion de l’eau, etc…]  qui se sont ajoutés à notre première mission sont là pour renforcer celle-ci. Comme nous le disions dans notre message du 13 mars dernier, ils représentent pour les enfants et leurs familles un aide plurielle, dont la synergie ne pourra qu’améliorer leurs conditions de vie, puisque tel est, en d’autres termes, notre objectif !


Amitiés et chaleureuses pensées à Vous Toutes et Tous.

Martial Salamolard pour ECOLES DE LA  TERRE

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