Ecoles de la Terre un jour - Ecoles de la Terre toujours !

Ecoles de la Terre un jour - Ecoles de la Terre toujours !
JOUR DE DISTRIBUTION DES NOUVEAUX UNIFORMES À L'ÉCOLE DE NABAKISHALAY À SONATIKARI SUR L'ÎLE KULTALI - WEST BENGAL - INDIA - MARS 2024

mercredi 22 avril 2009

BONHEUR À TOUTES ET À TOUS



Je ne saurais manquer de vous rapporter ces mots d'Henri Bremond, un auteur philosophe français, qui écrivait en 1953, dans son ouvrage "Dans l'Enfant et la Vie", ceci :

" Les enfants, ces chers humanistes, ces chers réthoriciens, ces petits qui demeurent tels à ce moment trop courts dans la vie lorsqu'ils raisonnent comme eux-mêmes, des enfants; lorsqu'ils parlent sans souci d'être autre chose que ce qu'ils sont !

Larmes de joie, larmes de douleurs dans les manifestations de niaiserie sentimentale des pères et des mères qui découvrent dans les élucubrations de leurs enfants un spectacle qui peut au besoin leur fournir une distraction !

Nous ne nous intéressons pas aux enfants, nous les aimons, ce qui, pour eux et pour nous, est mille fois mieux ! "

A cela j'ajouterai, modestement, ces quelques mots que j'écrivais, en l'année 1998, soit 45 ans plus tard,

" Bidonville de la solitude, où les enfants se façonnent dans l'ombre, la nuit muette ravale sa colère. Mais au petit matin, je retrouve les enfants et je vois leurs yeurs clairs de lumière, leurs mains aux allures magiques qui rendent leur rue toujours vivante. Leurs lèvres emplies de leurs sourires ne se livrent pas aux dangers qui les guettent, au fond de leur vie de misère. Avant de les croiser dans le bidonville, je cachais en moi d'indicibles espérances, mais aux premiers éclats de leurs rires, j'ai senti comme que fil qui nous unissait. C'est peut-être simplement le symbole d'une parenté qui lie chacun de nous à l'humanité. Ceci étant, et si cet empressement prend racine dans l'amour des enfants, alors là je suis partant, pour traverser les océans, au mépris des frontières et de toutes les barrières qui nieraient cette parenté ! "



Bonjour et bon printemps à Vous Toutes et Tous. Notre prochain "Blog" vous présentera plus en détail le Programme "Micro Crédit" d'Ecoles de la Terre. Amitiés.

Pour "ECOLES DE LA TERRE"
Martial Salamolard

samedi 18 avril 2009

RETOUR DE SÉJOUR CHEZ LES ENFANTS D’ECOLES DE LA TERRE ♥ EN QUELQUES JETS DE POÉSIE



Ils sont « Futur », douces sèves qui montent,
Ils sont « Avenir », séduisantes fenêtres entre-ouvertes,
Ils sont « Regard au loin », tendres souhaits qui me font signe,
Ils sont « Image », ombres indiennes qui s’animent,
Ils sont « Espérance », esprits ardents qui se cherchent,
Ils sont « Promesse », lèvres ouvertes qui chuchotent,
Ils sont « Voyage », silences suspendus dans les airs,
Ils sont « Fleur », libertés qui se dressent,
Ils sont « Régiment d’amour », odeurs de rose au soleil,
Ils sont « Geste luminescent », louanges au ciel d’espérance,
Ils sont « Envie de dire », mots couleur arc-en-ciel,
Ils sont « Trésor chéri », greniers de vie chargés de miel,
Ils sont « Sel de la Terre », vies chargées de sens,




Ils sont celles et ceux qui vivent du jour à la nuit, celles et ceux qui pleurent et rient, celles et ceux que j’aime . . . ,



Amitiés à Vous Toutes et Tous,
de la part de Martial
Pour ECOLES DE LA TERRE

dimanche 12 avril 2009

UN PROJET ECOLES DE LA TERRE : CREATION D’UNE FERME D’ELEVAGE ET D’AGRICULTURE DANS LE CADRE DE NOTRE PROGRAMME D’APPRENTISSAGE



C’est ce que nous allons appeler une « Ferme pédagogique » que nous voulons construire dans la campagne du district de Gaya. Cela fait déjà quelque temps que nous travaillons à cette idée avec Rajesh Kumar, le responsable de notre Branche « Ecoles de la Terre Welfare Society » pour le Bihar.



Jusqu'à ce jour, nous avons surtout concentré nos efforts, en matière d’apprentissage, en faveur des jeunes filles et des jeunes femmes de cette région. Nous souhaitons promouvoir les métiers du textile – couture – confection – tissage – broderie – batik – etc.. – et les métiers de l’artisanat – fabrication de statuettes – encens – porte encens – bijoux indiens fantaisie – sacs – pochettes – etc… Pour cela nous avons ouvert des petits centres de formation dans chacune de nos grandes écoles.



Le projet de la « Ferme » est un prolongement de notre action de développement scolaire et professionnel que nous entendons étendre partout en Inde où nous travaillons.

LA FERME

"Donnez à un homme un poisson et vous le nourrirez pour un jour ! Apprenez à un homme à pêcher et il se nourrira toute sa vie ! " C’est un adage bien connu que nous approuvons tout à fait. Nous savons également que sur une population mondiale de près de 900 millions de personnes souffrant gravement de malnutrition dans ce monde, près des 3/4 sont des paysans. De manière générale, la majorité des populations défavorisées vit en milieu rural ; et cette situation devrait perdurer pour longtemps encore.



Ça n’est donc pas une surprise pour nous « Ecoles de la Terre » si nous prétendons que nous devons soutenir les familles rurales victimes de malnutrition, à mieux se nourrir et à acquérir une autonomie durable grâce à l'élevage et à l’agriculture. En leur offrant une formation et des outils de production dans un premier temps, nous pensons pouvoir procurer aux familles une source durable d'alimentation qui palliera aux carences alimentaires des enfants et des adultes et améliorera ainsi leur état de santé.



Dans la poursuite de cet objectif, pour le moins « humanitaire, nous ajouterons que les produits fermiers peuvent constituer une source de revenus permettant l'accès à l'éducation et, à des conditions de vie plus décentes.

UN PROJET SOLIDAIRE, CONCRET ET DURABLE

Créer une ferme, c'est permettre à une population de devenir autonome en bénéficiant d'une source durable d'alimentation et de revenus ; une formation et de l'équipement pour améliorer la condition de vie.



Assurer une formation est indispensable pour ensuite offrir des chèvres, des poulets, des vaches, des porcs et des moutons ; pour ensuite construire des puits, des plantations d’arbres fruitiers ; et puis créer des jardins potagers, des enclos ; construire des serres, etc..



A tout cela nous y avons bien sûr pensé ! Mais l’important est bien de concevoir ce soutien sous l’angle de la formation, ou de l’éducation agricole. Ce sera apporter une aide concrète qui changera durablement le quotidien et l'avenir des familles rurales. Le savoir-faire transmis à ces familles, par la formation et l’apprentissage leur permettra d'exploiter et de développer durablement les ressources agricoles.

Cette formation passera par notre "Centre d’apprentissage" ; une première source de compétences, une préparation au savoir-faire agricole, technique, informatique, logistique. C’est dans le cadre de ce nouveau projet « la Ferme d’élevage et d’agriculture » développé en parallèle à notre programme scolaire que nous comptons atteindre l’objectif de ce que nous appelons également « la Ferme pédagogique ».




Nous sommes au stade de l’acquisition d’un terrain agricole dans la région de Nain Bigha, une zone rurale qui se situe à une soixantaine de kilomètres de la ville de Gaya, dans le district du même nom.

Notre programme de formation est en phase de préparation et concerne en premier lieu nos élèves qui, en fin de scolarité, souhaitent se diriger vers des activités professionnelles liées à l’élevage, l’agriculture et le commercialisation des produits agricoles.

Dès que ledit programme sera défini, nous vous le présenterons de façon détaillée; dès que ledit centre ouvrira ses portes, et bien nous consacrerons également un blog à sa présentation.

Avec nos plus cordiaux messages et au plaisir de vous donner bientôt de nos nouvelles.



Martial Salamolard pour
ECOLES DE LA TERRE

lundi 6 avril 2009

SUR LA QUESTION DE L'EAU

Bonjour bien Cheres, bien Chers Ami(e)s d'Ecoles de la Terre.



Traiter la question de l'eau; en voila une qui, si familiere,nous semble couler de source, tintonnant gentiment a nos oreilles de ses cliquetis quotidiens. Nous savons tous fort bien que cette toile de peintre a pris un vilain coup dans l'esprit des "sauveurs" de la planete "Terre". Il s'agirait de "repenser" la question de l'eau. Nous en conviendrons.

Pour ce qui concerne "Ecoles de la Terre", cette question est toute simple et nous n'avons en rien l'esprit a vouloir revolutionner quoi que ce soit. D'ailleurs, nous n'en avons ni le pouvoir, ni les moyen. Ce que nous pourrions dire, et que nous savons, c'est qu'entre janvier 2001 et decembre 2008, le Pentagone a depense pres de 700 milliards de dollars en depenses militaires, dont plus de 530 milliards pour la seule guerre en Irak. Nous avons bien dit "700 milliards de dollars".



Et bien "O ! quelle horreur", cela represente 3 millions 500 mille fois notre budget annuel (chiffre a 200'000 dollars); ou si vous voulez, 3 millions 500 mille annees, avec notre budget de 200'000 dollars, a soutenir 5'000 enfants, 1'000 jeunes filles, 1'000 meres de familles, gerer un petit hopital et developper des projets economiques et sociaux, tels que le micro-credit, la distribution & l'assainissement de l'eau, le planning familial, etc ...



Durant ces 8 annees (de janvier 2001 a decembre 2008) de budget militaire, tous les territoires en guerre, et dont le Pentagone fut mele, ont ete le theatre de conflits armes orchestres par le pouvoir, l'ignorance (nous pourrions appeler cela "la fausse intelligence") et ont souffert de mille maux, dont celui relatif a la question de l'eau pour ne citer que celui-la !



Sur le sujet de "repenser" la "Terre", il est certain qu'il y a une montagne de pain sur la "planche du salut" pour la planete entiere; du pain a faire petrir ailleurs que dans les fours du "G20". Pour la minuscule part du probleme sur la question qui nous concerne, et en visite dans nos campagnes du Bihar en mars dernier, nous avons decide de faire l'inventaire des besoins "urgents" en puits et/ou autres sources d'eau pour les 35 villages d'ou viennent les 2500 eleves de nos 5 grandes ecoles de l'Etat du Bihar.



L'estimation de nos besoins est en cours d'evaluation et de comptage. Nous avons pris cette decision sur la base de nos observations lors de cette derniere visite, nous rendant bien compte que nombre de sources d'eau faisaient defaut et que trop de puits existants ne fonctionnaient plus, faute de maintenance ou de reparation.

D'autre part, un groupe de 4 etudiants en medecine (de fin de troisieme annee) de l'Universite de Geneve, se rendra a la mi-mai prochain a Jaisalmer, afin de faire une etude sur la problematique de l'eau dans le desert du Thar. Je leur demanderai de preparer la publication d'un "Blog", a cette meme adresse, afin de faire etat des conclusions de leurs travaux.



Tout autour des "Programmes lies a l'education" viennent se greffer, par la force des choses, d'autres projets qui necessitent notre intervention et qui excitent notre envie d'ameliorer les conditions de vie, en general, de ces populations tres, trop desheritees. Viendra vite le jour, je l'espere fortement, ou nous vous donnerons des details sur ces puits nouvellement construits ou renoves.

Nous venons d'apprendre que le printemps est de retour sur une bonne partie de l'Europe, et en Suisse en particulier. Certains experts craignent, pour ce printemps, de fortes fontes de neige qui risqueraient de poser quelques problemes dans certaines de nos regions, et causer ainsi de grands degats materiels. Nous esperons vivement que nous pourrons maitriser la situation en contournant les elements. L'eau en est un qui detient encore maints secrets de son histoire et qui vient frapper a la porte du "trop plein" ou a celle du "manque" ! La vie est ainsi faite, belle et cruelle !



En guise de mots de la fins : plutot que d'investir dans la guerre, pourquoi donc ne pas financer, a coups de millards, des projets et des programmes concernant l'eau ! Il faut proteger les enfants de la misere naturelle, celle qui se reveille le matin, sans declaration de guerre, sans crier gare; il faut encore les proteger de la folie des hommes !



Veuillez me pardonner si j'ai ete un peu cruel et, par de la, aurait manque d'un peu d'objectivite. Avec mes plus cordiales pensees et toute ma reconnaissance pour votre presence sur ce "Blog" !

Martial Salamolard - pour ECOLES DE LA TERRE

NOTES : Concernant les photos de ce Blog :
Les photos sur la guerre en Irak viennent de http://www.fotos.geschichtsthemen.de/iraq-war/iraq.htm
Les photos "Ecoles de la Terre" sont de Martial Salamolard

jeudi 26 mars 2009

LE POINT DEPUIS LE RAJASTHAN APRES UN MOIS DE SEJOUR




Mes dernieres nouvelles provenaient de Bodhgaya et de sa campagne environnante ou Ecoles de la Terre assure le fonctionnement de 5 ECOLES (Camijuli - Sujata - Jolibigha - Nilamati - Saraswati), 1 UNITE SCOLAIRE et de REHABILITATION a la prison centrale de Gaya, la ville chef-lieu du district du meme nom, 3 CENTRES D'APPRENTISSAGE (dans les villages d'Itra, de Nain Bigha et de Baiju Bigha), 1 DISPENSAIRE (a Itra pour la population de 15 villages) et 25 GROUPES OU COMITES de meres de familles (des divers villages ou se trouvent nos ecoles) beneficiant de notre structure de micro-credit mise en place et soutenue par nos soins.





Les 5 ECOLES accueillent 2500 enfants desherites de ces zones rurales. Notre UNITE SCOLAIRE a la prison de Gaya s'occupe de plus de 100 detenus de longue duree, ages de 18 a 35 ans et repartis en 3 niveaux de soutien. Les 3 CENTRES D'APPRENTISSAGE forment 500 jeunes filles et jeunes femmes.





Le DISPENSAIRE d'Itra gere et finance 1400 traitements chaque mois pour les adultes et les enfants de 15 villages. Il assure bien entendu le suivi medical (controles reguliers et urgences) des 2500 eleves de nos 5 ecoles.





Au chapitre des faits assez exceptionnels, nous ajoutons que notre equipe medicale du dispensaire se deplace chaque semaine a la prison de Gaya pour soigner les detenus prives de tout soutien exterieur. Les 25 GROUPES de micro-credit comptent 500 femmes, soit 500 familles, invitees d'une part a epargner un peu d'argent, et d'autre part a beneficier de petits credits grace a des fonds supplementaires injectes par Ecoles de la Terre. La Fondation CUF, avec William Mellgren, son responsable, nous met a disposition ses competences pour l'organisation de ces Comites/groupes et finance les fonds supplementaires injectes dans ce programme.





Arrives Delhi le 28 fevrier dernier avec William Mellgren, nous nous sommes tout de suite rendus a Calcutta. Invites par le Dr Pradip Har de la societe CreditWatch, specialisee dans les programmes de micro-credit, nous avons pu faire le point sur nos besoins en ce domaine. C'est avec lui que nous avons organise noter 1er seminaire de formation (du 3 au 7 mars), engage nos responsables de programme pour le Bengale, le Bihar et le Rajasthan, et trace nos lignes de travail communes pour les 3 Etats concernes. Pour ce faire, nous nous sommes tous rencontres a Bodhgaya parce que c'est la, dans le district de Gaya que nous experimentons deja depuis 2 annees ce programme de micro-finance.





Apres un 2eme passage oblige par Calcutta, qui se trouve sur la route entre l'Etat du Bihar et les iles Sunderbans, nous nous sommes retrouves, sans William Mellgren, retourne vers Geneve, a Raidighi, une bourgade de pecheurs en plein coeur des Sunderbans.





Chaleur suffocante, additionnee d'une humidite a nous faire hesiter entre "douche" et "transpiration", je poursuis avec Dr Pradip Har, Nando, le responsable de la branche Ecoles de la Terre pour le Bengale et Rajesh qui nous a suivi depuis Bodhgaya, nos travaux de mise en place du programme de micro-credit dans les Sunderbans.





Nous avons bien entendu, comme partout ailleurs, visite toutes nos ecoles des iles. A Raidighi nous avons 2 UNITES SCOLAIRES; la 1ere, des classes enfantines au degre de 4eme annee, entierement geree par Ecoles de la Terre dans notre batiment d'ecole portant le nom de Satya Sai;





la 2eme, des classes 5 a 10, est constituee d'enfants pauvres qui se rendent dans des ecoles gouvernementales plus eloignees et dont nous assurons l'entier financement scolaire et le soutien pedagogique du matin et du soir dans notre batiment de Satya Sai.A une quinzaine de kilometres de Raidighi, sur l'ile de Purba Jotta, se trouve 2 autres UNITES SCOLAIRES;





l'ecole de Shiksha Nikketan, regroupant, comme a Raidighi, les enfats des classes enfantines au nivau 4, ainsi que l'unite scolaire des plus grands (niveau 5 a 10), se rendant dans les ecoles officielles plus eloignees dans l'ile. Et puis nous avons notre grande et magnifique ECOLE de Ganga Sagar, sur la grande ile du meme nom.





Depuis Raidighi, le siege de notre bureau central pour l'Etat du Bengale, il nous faudra une grosse journee pour la visiter; a l'aller, pas moins de 80 kilometres de route bien difficiles a negocier et une grosses demi heure de ferry boat lorsque le niveau de l'eau le permet, suffiront a nous rejouir a la vue de splendides paysages et de rencontres impromptues et bien souvent pittoresques.





Ce sont pres de 1500 enfants que nous soutenons dans l'Etat du bengale, dont nous ne saurions manquer de citer nos deux ECOLES de Calcutta, dans le quartier de Jhaldarmath-Tollygunge. C'est aussi dans cette ville, marquee du sceau sacre et immemorial de Mere Teresa, et ou tout a commence pour Ecoles de la Terreen fin d'annee 1997 , que nous projetons d'ouvrir 2 nouvelles UNITES SCOLAIRES pour les enfants du misereux bidonville de Shantospur.





Tout en visitant nos ecoles des Sunderbans, nous n'avons toutefois pas oublie notre mission premiere, celle de lancer notre programme de micro-finance. Ce fut l'occasion, pour toute notre equipe, qu'a rejointe Barnali, notre nouvelle responsable du programme pour cette region, de rencontrer les meres de nombreux villages.





Plusieurs centaines d'entre elles ont repondu a notre invitation. Informer et convaincre les mamans, sur les relles possibilites du micro-credit de sortir de la pauvrete par la mise en oeuvre d'une economie sociale simple, dynamique et soutenue, aura ete pour ces premiers contacts, notre objectif principal. Nous pensons l'avoir atteint, tant le message semblait passer entre nous tous, tant l'attente chez ces femmes est grande et tant l'interet de poursuivre l'aventure de l'education des enfants est determine.





Tout reste bien sur a faire, comme c'est quasiment toujours le cas, dans de telles situations. Notre volonte est immense et la necessite d'ameliorer les conditions economiques des familles de ces campagnes est une condition indispensable a l'atteinte a l'independance economique et scolaire pour cette population.

Puis ce fut, le week-end des 21/22 mars, un nouveau passage par Calcutta pour mettre au point le programme annuel des unites scolaires de Jhaldarmath, elaborer le budget de la probable ecole de Shantospur, puis prendre la route pour Jaisalmer. Je me trouve ainsi, a present, dans le Rajasthan, le pays d’un desert bien reel et celui des marahadjas du passé.





Cette fois-ci j’ai fait le voyage tout seul afin de rejoinder Abhishek, notre responsable de la branche Ecoles de la Terre pour le Rajasthan.

Cette avant-derniere etape se deroule merveilleusement bien. Tout d’abord, j’apprecie au plus haut point ce climat sec et particulierement tempere pour la saison, après les chaleurs torrides et humides des iles Sunderbans.





Et puis, mes premieres visites des ecoles furent toutes empreintes d’emotion et de curiosite, histoire de marquer ces xiemes retrouvailles avec les enfants de Jaisalmer et du desert





C’est si beau de voir grandir ces “matins du monde” dans l’univers de l’ecole; penser qu’ils puissent passer a cote de cette importantissime phase de vie me donne encore davantage de courage pour ameliorer leurs conditions, davantage de motivation pour battre la campagne et aller a la rencontre d’autres enfants en quete d’education. Peut-etre pourrons-nous mieux lutter encore contre ce fleau qu'est le travail des enfants.






Dans le district de Jaisalmer, Ecoles de la Terre assure le fonctionnement de 5 ECOLES. Les deux ecoles de Jaisalmer, portant le nom de Satya Dev; l’ecole de Sunbean dans les quartiers bidonvilles de Garfoorbattha, Geeta et Bhoota; l’ecole de Nanufuji dans le village de Rataria, au coeur du desert et a plus de 50 kilometres de Jaisalmer; et enfin l’ecole de Vidyasagar, dans le village de Gala, en plein desert elle aussi, a une quinzaine de kilometres de Jaisalmer. Les ecoles du desert desservent plusieurs petits villages alentours, comme c’est aussi le cas dans les campagnes du Bihar et dans les iles Sunderbans. Pour l'annee qui s'apprete a demarrer - l'annee scolaire commence le 1er avril en Inde - non ce n'est pas un poisson - nous devrions soutenir un bon millier d'enfants dans nos 5 ecoles du Rajasthan.





En ce jeudi 26 mars 2009, jour de publication du present blog, j’ai visite une nouvelle zone de villages du desert du Thar. Les 2 principaux villages ont pour nom “Mundari” et “Sodhon Ki Dhani”. Il est bien possible que nous ouvrions, dans un futur proche, une nouvelle ecole pour cette region qui se trouve elle aussi a une quinzaine de kilometres de Jaisalmer, mais dans une autre direction. Une nouvelle belle affaire a suivre !





Mais ma presence ici m’oblige a m’impliquer, comme ce fut partout le cas jusqu’a present durant ce sejour, dans la mise en place de notre programme de micro credit. Avec Abhishek, nous avons procede, avant hier mardi 24 mars, aux interviews des candidates au poste de responsable de ce programme. Nous pensons avoir trouve “l’oiseau rare”. Elle porte le nom de “Shindu”. Avec elle, nous entamerons des ce samedi l’organisation des premiers meetings avec les meres des bidonvilles de Garfoorbattha, de Geeta et de Bhoota. Comme ce fut le cas la semaine derniere dans les iles Sunderbans, cela representera pour nous une “Premiere” a Jaisalmer.

Au soutien que nous avons apporte jusqu’ici dans le domaine de l’education, doit se profiler une aide au developpement d’une economie sociale dynamique dans les villages. Au risque de me repeter, mais c’est si bon quand cela en vaut vraiment la peine, je dirai encore une fois que c’est L’AUTONOMIE qu’Ecoles de la Terre recherche au travers de ses divers “Programmes”.





Nous aurions bien voulu vous parler encore de notre Projet “EAU”, ainsi que celui de la “FERME” du district de Gaya au Bihar. Nous devons bien nous resoudre a les traiter lors d’un prochain Blog.





De tout coeur je vous dis MERCI a Toutes et a Tous, d’avoir eu la patience de lire ce “pave”. Je vous dis encore toute mon AMITIE, ainsi que ma RECONNAISSANCE pour l’interet que vous portez a Ecoles de la Terre. C’est de l’or que vous polissez au fil des ans pour le plus grand bonheur des enfants.





Martial Salamolard – pour
ECOLES DE LA TERRE

samedi 14 mars 2009

LA JOURNEE DE LA FEMME OU LE WOMEN'S DAY AVEC "ECOLES DE LA TERRE" A BODHGAYA

Pour la cinquieme annee consecutive, "ECOLES DE LA TERRE" a organise un evenement festif, tout a la fois un rassemblement inter-communautaire, un meeting d'informations, une seance de remise des diplomes d'apprentissage a l'intention des mamans et des jeunes femmes de Bodhgaya, de ses environs et des nombreux villages ou se trouvent nos ecoles.



Ce fut une journee ensoleillee, mais avant tout emouvante. Pour nombre de ces meres et jeunes femmes venues de la campagne profonde, ce fut l'un de leur seul voyage qu'elles aient jusqu'a ce jour vecu hors de leur territoire rural. Les revoir, hors de leur village, representait pour nous une agreable surprise, teintee de joie et de fierte.



Cette annee, la journee de la femme du 8 mars coincidait, a deux jours pres, au festival de "Holi", du 10 mars, qui correspond en meme temps au "Nouvel An" hindou, a l'arrivee du pritemps et a la fete de la couleur. Le parterre de notre tente multicolore montee pour l'occasion du "Women's Day", et qui accueillait quelques centaines de femmes, annoncait avec eclat et bonheur cette semaine des mille couleurs qui a rejoui l'Inde toute entiere.

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Nous n'avons pas manque de faire quelques visites d'ecoles a l'occasion de ce festival de Holi. Vous voyez nos eleves de l'ecole de Jolibigha, qui se situe a plus de 40 kilometres de la petite ville la plus proche, en pleine campagne biharie, qui se retrouvent pres du puits de l'ecole afin de travailler a leur preparatifs de melanges de couleurs.




Des demain, dimanche 15 mars 2009, nous mettons le cap sur Calcutta afin de rejoindre nos ecoles des iles Sunderbans, dans la baie du Gange, tout pres de l'ocean indien. Nous esperons vous envoyer de la-bas des cliches tout autant colores.

Avec toute notre amitie. Nous vous remercions de nous avoir rendu visite sur ce "blog". A bientot.

Martial Salamolard pour ECOLES DE LA TERRE