Ecoles de la Terre un jour - Ecoles de la Terre toujours !

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AIDE ALIMENTAIRE ORGANISÉE PAR ECOLES DE LA TERRE POUR LES FAMILLES DANS LE BESOIN, ÎLES DES SUNDARBANS, OUEST BENGALE, INDIA, JUIN 2020

lundi 23 janvier 2012

RETOUR SUR TERRE INDIENNE



BONJOUR CHÈRES AMIES, CHERS AMIS,



Ici New Delhi où je me trouve depuis peu, mon séjour 2012 a commencé, sous un ciel plutôt clément, une température plutôt fraîche, surtout la nuit. Le compteur du Blog d’Ecoles de la Terre – lisez ci-après EDLT – est déclenché à nouveau ; il représente une tribune pour commenter sur le terrain la vie dans nos écoles, dans nos centres d’apprentissage, nos dispensaires, et tout et tout.



Delhi n’a guère changé depuis mon dernier passage en avril 2011 ; sa population ne cesse de s’accroître. C’est le pôle administratif et politique de l’Inde, un carrefour international « surcompressé » par la mondialisation qui donne le tournis. Ici, ça construit beaucoup, le métro ne cesse de s’étendre ; la circulation en ville est toujours aussi dense, presque impraticable aux heures de pointe.



À peine arrivé dans la capitale, j’ai pu me rendre, hier dimanche 22 janvier exactement, dans le bidonville de « Dilchau Kala », une sorte de champignon de toiles grises et de plastics, là où nous supportons depuis trois ans plus de 150 enfants vivant dans des conditions de vie quasi dantesques. Certains d’entre vous le savent déjà, la population de ce bidonville, d’environ 600 âmes ou d’une centaine de maisons-cabanes si l’on veut compter autrement, réside sur des terres provisoires depuis 35 années environ. À plusieurs reprises ses habitants ont été amenés à se déplacer sous ordre de la magistrature de Delhi. Et ce sera le cas, encore une fois, pour le printemps prochain, aux alentours d’avril/mai m’a-t-on dit. Une autoroute passera sur leur terrain, si bien que le pouvoir politique leur a proposé un autre espace que j’ai déjà pu visiter.



En compagnie d’Abhishek le président d’EDLT India, de Ravi le coordinateur de Delhi et de Mishra l’enseignant principal de l’école, j’ai pu beaucoup parler avec les parents, tous très inquiets à l’idée de devoir déménager bientôt. Nous leur avons tout d’abord apporté notre soutien psychologique et les avons ensuite assurés de notre collaboration, en qualité d’ONG responsable de l’éducation des enfants, afin d’intervenir auprès des autorités dans le but d’obtenir, cette fois, une affection permanente, voire définitive, sur la nouvelle place qui leur est proposée. Nous adresserons sans tarder aux services compétents de l’administration de Delhi , au nom d’EDLT India, une requête déterminée allant dans ce sens; j'en ai reparlé ce soir encore à Abhishek et à Ravi.



Mais il y a encore le chapitre « émotions » dont j’ai à cœur de vous parler dans ce message. Lorsque je suis arrivé, hier 22 janvier, dans le bidonville, les parents sont accourus près de notre véhicule et nombre d’autres se sont précipités en quelques minutes tout autour de l’école. Les enseignants et les enfants avaient décidés de tenir classe en ce dimanche matin, seul jour d’arrêt d’école, à l’occasion de notre venue.



Ce ne fut que retrouvailles, toutes teintées d’étonnement, de joie et d’affection. Des moments qui me font dire que la « richesse » peut être ailleurs aussi. Chères amies, cher amis, je suis un peu pressé par le temps puisque demain matin je prends la route de Calcutta, puis celle des îles Sunderbans où nous avons nombre d’écoles. J’aurai l’occasion durant mon séjour de vous parler à nouveau de « Dilchau Kala » et vous donner ainsi des détails sur la vie de l’école, l’ambiance du bidonville avant son prochain déménagement.



Je vous embrasse au coeur, toutes et tous, et je vous souhaite le meilleur ! Je vous dis aussi à bientôt dans îles, où j'espère je pourrai vous envoyer un nouveau message.



Martial Salamolard pour ECOLES DE LA TERRE

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