Ecoles de la Terre un jour - Ecoles de la Terre toujours !

Ecoles de la Terre un jour - Ecoles de la Terre toujours !
AIDE ALIMENTAIRE ORGANISÉE PAR ECOLES DE LA TERRE POUR LES FAMILLES DANS LE BESOIN, ÎLES DES SUNDARBANS, OUEST BENGALE, INDIA, JUIN 2020

mardi 21 février 2012

UN « CROCHET » À CALCUTTA POUR ÉVOQUER LE PARADOXE « VILLE – CAMPAGNE » !

BONJOUR À TOUTES, BONJOUR À TOUS, CHÈRES AMIES, CHERS AMIS,



Mes derniers longs déplacements, des Sunderbans à Calcutta, de la mégapole bengalie au Bihar, m’ont tenu loin de la Toile pour un moment. Une partie du trajet en jeep, l’autre en train, auront permis à Saviana, une jeune femme bénévole de Genève qui visite nos écoles durant 6 semaines entre ces mois de février et mars, de découvrir une autre facette de l’Inde traditionnelle.



Aujourd’hui je vous parle, je devrais dire vous « reparle » de Calcutta, la célèbre, celle qui exhorte la misère, où Ecoles de la Terre a fait ses premiers pas en fin 1997. Bien connue pour être la cité des extrêmes, richesse et pauvreté se côtoyant allègrement sur cette partie de terre aux portes de l’océan indien, j’observe que ses infrastructures se sont quelque peu modernisées et se diversifient gentiment ; ponts urbains, bretelles routières, extension du métro. Elles facilitent aujourd’hui nos déplacements dans cette immense cité, autrefois capitale des Indes britanniques ; mais n’allez pas croire que le chaos du trafic urbain, à certaines heures de la journée, ait disparu de la carte journalière de Calcutta !



Pour y avoir séjourné durant de longs mois, pour ne pas dire des années, c’est toujours avec une impression de « chez moi » que je retourne à Calcutta. C’est un peu le berceau d’Ecoles de la Terre qui, en fin d’année 1997, faisait ses premières armes dans de petites écoles informelles de ses bidonvilles aux couleurs de grise misère.



Et puis à Calcutta précisément, nous avons deux unités scolaires dans le bidonville de Jhaldarmath ; l’une, appelée « day school » - « école de jour » - accueille 70 enfants dans les classes enfantines ; l’autre, surnommée « follow up programme » - « suivi scolaire » – prend en charge 80 enfants qui poursuivent leur scolarité dans les établissements officiels de la ville ; Ecoles de la Terre se charge de l’inscription des enfants, de leur suivi scolaire, de leur travail quotidien ainsi que des relations avec le corps enseignant ; tout un programme, important pour l’éducation de ces enfants.



Nombre d’écoles de bidonvilles qu’Ecoles de la Terre a ouvertes et gérées à Calcutta, 8 au total, entre les années 1998 et 2006, sont aujourd’hui devenues autonomes et gérées par des organismes indiens, eux-mêmes supportés par d’autres ONG étrangères, précisément irlandaise et espagnole.



Ecoles de la Terre s’est depuis davantage investie pour l’éducation en zone rurale. Parmi les 25 unités d’écoles que nous soutenons aujourd’hui en 2012, 4 se trouvent en ville – de Calcutta et de Delhi – et 21 se situent dans des villages – en Ouest Bengale, au Bihar et au Rajasthan.



Ce n’est pas pour autant que nous ignorons l’importance de l’aide à apporter aux enfants des quartiers défavorisés des grandes agglomérations indiennes, loin s’en faut ! Les besoins de soutenir les enfants des bidonvilles sont énormes ; cependant, les ONG sont beaucoup plus présentes en zone urbaine ; ce qui nous a incité à déployer nos efforts dans les campagnes.



Ma dernière visite à Calcutta, précisément à Jhaldarmath, ce quartier bidonville que nous soutenons depuis l’année 2005, m’a bien rappelé toutes les difficultés vécues par les enfants de ces lieux misérables. Les conditions de vie sont pour le moins austères, l’espace y est étroit et la lumière est rare. Les enfants s’adaptent à des situations inextricables qui les obligent à organiser leur vie familiale, leurs moments récréatifs, bref, leurs allées et venues, dans des espaces plus proches du mouchoir de poche que de la cour de récréation.



Après avoir vécu une nouvelle rencontre avec les enfants de notre école de Calcutta, j’ai à cœur de dire qu’Ecoles de la Terre poursuivra son action dans ces quartiers. Si la capacité financière d’aider nous était favorable, c’est certain que nous entreprendrions de nouveaux projets dans les bidonvilles. Peut-être un jour, « qui sait, demain déjà », nous le ferons.



Les enfants de Jhaldarmath sont des « lumières de la vie » ! Ils m’amènent à la relativiser et à prendre en compte bien des choses qui me paraîtraient impensables dans ma « Genève du Jet d’eau », et pourtant si possibles dans leur quartier que je ressens comme si familier, si près de ce que je peux comprendre, grâce à Eux ! À ce que j’ai compris, Saviana qui m’accompagne en ce début de séjour, m’a confié aujourd’hui même et en d’autres mots, un semblable sentiment !



Toutes les photos de ce Blog leur sont consacrées ; et nous nous sommes permis – Saviana et moi-même – d’être sur l’une ou l’autre avec Eux.



Chères Amies, Chers Amis, je vous adresse mon plus chaleureux message ! Que la Vie veille paisiblement et le plus longtemps possible sur Vous, sur vos Proches et sur Ecoles de la Terre dont vous prenez le temps de suivre son parcours ; ce dont je vous en remercie infiniment ; avec une bise affectueuse, comme pour annoncer le dernier cliché !



Martial Salamolard – pour ECOLES DE LA TERRE

Aucun commentaire: