Ecoles de la Terre un jour - Ecoles de la Terre toujours !

Ecoles de la Terre un jour - Ecoles de la Terre toujours !
AIDE ALIMENTAIRE ORGANISÉE PAR ECOLES DE LA TERRE POUR LES FAMILLES DANS LE BESOIN, ÎLES DES SUNDARBANS, OUEST BENGALE, INDIA, JUIN 2020

mardi 28 février 2012

BIENVENUE AU BIHAR EN CETTE FIN DE FÉVRIER !



CHÈRES AMIES, CHERS AMIS,



Le Bihar est riche par son histoire mais pauvre dans bien des domaines en ce début de troisième millénaire, et notamment en matière d’éducation. Etat densément peuplé du nord-est de l’Inde, il a cédé une bonne partie de son territoire au cours de l’année 2000 – près de la moitié dans sa zone sud – suite à la scission avec ce qu’est devenu le Jharkhand, nouvel Etat de la fédération indienne.



Un proverbe indien dit « la jeunesse menace de fuir, les vieux menacent de mourir » ; je dirai qu’en ce qui concerne le Bihar, ce proverbe lui va comme un gant ! Les jeunes pensent à quitter cette terre, où richesse et corruption font bien trop souvent bon ménage. Ils rêvent d’un job qu’ils trouveraient à Delhi, à Mumbai ou ailleurs. Les personnes âgées sont parmi les plus fragiles du subcontinent et baissent bien vite les bras face au destin qui les accable. Ce tableau gris-noir ne concerne bien entendu pas que le Bihar, mais toutes les régions du monde où la misère est avant tout le résultat de la dure loi des corrompus qui polluent toute une population.



L’Inde ne manque pas de grands hommes qui se sont battus pour renverser les conditions de vie des « dalits » ou Intouchables, ou comme le disait le Mahatma Gandhi en réaction à cette situation honteuse pour l'hindouisme, les « harijans » ou enfants de Dieu. Je citerai aussi Bimrao Ramji Ambedkar, beaucoup moins connu en Europe, mais très célèbre en Inde ; né dans une communauté d’intouchables, il fit des études en parcourant le monde, en France, en Grande- Bretagne et aux Etats-Unis et devint le leader incontesté des dalits en œuvrant pour eux. Bien sûr, ils sont plus nombreux.



Ils ne sont pas les seuls à avoir lutté contre la corruption et les abus de pouvoirs d’hommes politiques et gens d’affaires sans scrupule. Plus proche de nous je citerai deux noms, Anna Hazare et Raj Gopal. Ils sont encore vivants et toujours très actifs. Le premier, Anna Hazare, est un activiste infatigable qui lutte, au péril de sa vie, dans le mouvement anti-corruption indien depuis de nombreuses années. Le deuxième, Raj Gopal, que je connais personnellement, est un militant gandhien qui a fondé le mouvement « Ektaparishad » dans le but de venir en aide aux paysans indiens, dits les « sans terre », humiliés et exploités de façon inhumaine par de grands propriétaires fonciers.



Et « Ecoles de la Terre » là-dedans ? Et bien nous tentons de suivre certains mouvements, aussi bien dans l’état d’esprit que dans le comportement.



Comme nombre d’entre vous le savent déjà, nous avons commencé, il y a de cela 15 ans, à nous préoccuper de la question de l’éducation des enfants indiens les plus négligés ; durant toutes ces années nous nous sommes tenus en priorité à ce soutien fondamental. En effet, Education et apprentissage sont nos deux principaux piliers en ce qui concerne nos engagements sur le terrain.



Cependant, des besoins très proches nous ont amené à développer d’autres programmes que nous qualifierons de périphériques au domaine de l’enfance. Ains, les questions relatives à la santé des enfants et de leurs parents ainsi que le soutien économique aux familles pauvres nous ont vite interpellés. Toutes nos écoles sont au bénéfice d’un programme de suivi médical ; depuis quelques années, nous avons organisé un programme de microcrédit en faveur des mères les plus pauvres afin qu’elles puissent élever le niveau de vie de leur famille.



Pour illustrer ce blog, sorte de petit parcours dans une manière de voir l’Inde de la misère et de l’espoir, j’ai choisi quelques photos que j’ai prises lors de notre meeting de microcrédit du 14 février dernier à Bodhgaya. À cette occasion, nous rencontrions 100 mères de familles afin de finaliser une opération de prêts qui a finalement eu lieu une semaine plus tard, le 21 février, à Bodhgaya, à Gaya et dans ses environs.



À Ecoles de la Terre, nous pensons fermement que la femme indienne est le socle de toute construction d’avenir possible. Si ce témoignage peut se vérifier partout dans le monde, il en est pas moins frappant pour ce qui concerne le subcontinent indien. Dès notre prochain blog nous entamerons la présentation de nos établissements scolaires du Bihar. Camijuli, Sujata, Jolibigha, Saraswati, Baheradi, Bandha et Manjibigha, ce sont les noms de nos sept écoles du Bihar.



Chères Amies, Chers Amis, je vous souhaite une agréable sortie d’hiver. Je vous remercie du fond du coeur pour l’intérêt que vous portez à notre action et vous présente mon plus cordial message.



Martial Salamolard pour ECOLES DE LA TERRE

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