Ecoles de la Terre un jour - Ecoles de la Terre toujours !

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AIDE ALIMENTAIRE ORGANISÉE PAR ECOLES DE LA TERRE POUR LES FAMILLES DANS LE BESOIN, ÎLES DES SUNDARBANS, OUEST BENGALE, INDIA, JUIN 2020

mardi 30 avril 2013

NOTRE CENTRE D'APPRENTISSAGE [VOCATIONAL TRAINING] À DEHRI-ON-SONE, AU BIHAR !






Non ! Nous ne sommes pas dans l’Ouest américain, comme cette affiche pourrait le laisser croire ! Mr Marshall ce n’est pas le remplaçant du sheriff égaré dans une ville du Bihar, c’est Martial, notre Martial orthographié à la sauce indienne.




Nous étions quatre ce 9 mars, Martial, Rajesh, Saviana et Françoise à rendre visite au "Vocational Training" de Dehri-on-Sone, une ville du Bihar à 130 km de Bodh-Gaya, dans le district de Rothas. L’accueil, un vrai triomphe. Tandis qu’une flamme sacrée brille de tous ses feux en l’honneur de cette fête, en quelques secondes le front des invitées s’orne d’un point de poudre rouge, un vrai porte-bonheur. L’instant d’après elles ploient sous de multiples colliers de fleurs. Puis le cortège, encadré d’une haie solennelle, pénètre dans la cour où clou du spectacle, il reçoit une pluie de pétales de fleurs. C’est Bollywood-on-Sone.




Mais venons-en aux choses sérieuses !

Le "Vocational Training" reçoit 50 étudiantes pour une formation qui dure six mois à raison de 4 heures de cours par jour. Les participantes ayant accompli le cycle complet reçoivent un certificat dûment authentifié Ecoles de la Terre.




Seules les matières « textiles » sont enseignées à Dehri-on-Sone car c’est un cours récemment ouvert qui n’est pas doté de tous les équipements et de tous les enseignants nécessaires. On y apprend donc la couture, pour confectionner des vêtements de toute sorte, sur la base de modèles miniatures. La peinture sur textiles se réalise à partir de chablons qui sont fidèlement reproduits. Le résultat est impeccable car il ne s’agit pas de travail au pochoir, mais bien de peinture sur tissu. On confectionne des nappes, des couvre-lits, des taies d’oreiller, un véritable trousseau dans la tradition artisanale indienne. Le plus difficile, mais le plus beau c’est la broderie qui se décline en multiples modèles et permet d’embellir le cadre de vie.




Pas encore d’ordinateurs, donc pas de cours d’informatique, les étudiantes les réclament avec obstination. Déjà elles les ont exigés de Martial en février, elles en reparlent aujourd’hui. Lot de consolation, Rajesh apporte une bonne nouvelle : les cours d’esthétique vont commencer dans deux mois. Cela ne déclenche pas l’enthousiasme ! 




Mais qui sont ces étudiantes au caractère bien trempé ? Elles se sont exprimées lors de la discussion qui a suivi la présentation des travaux. Elles ont de 16 à 25 ans, un quart d’entre elles sont déjà mariées et quelques-unes ont des enfants. Souvent elles ont accompli une scolarité complète mais ne peuvent continuer leurs études pour des raisons financières; et comme il y a peu de possibilités de travail à Dehri-on-Sone, surtout pour les filles, cette formation leur permet de développer une activité professionnelle. Leur projet, une fois mariée, travailler dans la maison de leur belle-mère, et si possible enseigner ce qu’elles ont appris à d’autres femmes. On comprend leur intérêt pour l’informatique.




Bravo aux étudiantes de Dehri-on-Sone pour leur courage et leur détermination.


 
        
Françoise Frossard pour ECOLES DE LA TERRE


AVEC QUELQUES PHOTOS ILLUSTRANT LES TRAVAUX DES ÉTUDIANTES DE DERHI-ON-SONE



ET DE UN …



ET DE DEUX …



ET DE TROIS …



ET DE QUATRE …



ET DE CINQ …


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