Ecoles de la Terre un jour - Ecoles de la Terre toujours !

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mercredi 6 mai 2015

LE CENTRE D’APPRENTISSAGE DE DEHRI ON SONE, UNE VILLE DE 100'000 HABITANTS, TYPIQUEMENT PROVINCIALE, À MI-CHEMIN SUR LA ROUTE GAYA – VARANASI [BÈNARÈS]




Le 30 avril 2015 nous nous embarquons de bon matin sur l'autoroute "Kolkata - Delhi" pour nous rendre à Dehri on Sone. Le trajet est agréable et pas trop long, environ 2 heures pour les 120 kilomètres de distance nous séparant de Bodhgaya. La ville de Dehri on Sone compte plus de100'000 habitants et c'est là qu'Ecoles de la Terre gère son Centre d’apprentissage pour les jeunes filles de la région. La ville se trouve dans le district de Rothas, séparé de celui de Gaya par le district d’Aurangabad.

  
Une bonne centaine d'élèves y sont inscrites pour apprendre et se perfectionner en couture, broderie, batik, peinture, travaux manuels, ainsi qu'en informatique avec un cours d’initiation et de pratique. Un magnifique accueil nous attend.

 
Plus de 200 personnes sont dans le parvis du centre, une grande scène, avec ventilos, micros, fleurs, banderoles avec nos noms. Ils y ont mis tout leur cœur pour nous recevoir et par la même occasion à faire coïncider notre visite avec la remise des certificats et médailles.

 
La scène a été bien occupée, entre les chants, les danses, les remises de diplômes et bien entendu les discours des uns et des autres. Ce qui m'a beaucoup touché c'est une de nos élèves qui souffre lourdement de la polio ; elle est montée avec ses béquilles sur la scène pour chanter et nous souhaiter la bienvenue ; sa voix si pure, si claire, si douce restera gravée en nous.



Shashi, le responsable, dirige notre centre avec doigté et souplesse. Il est secondé par plusieurs enseignantes qui font un travail admirable. Cela se voit sur l'expression de beaucoup de jeunes filles qui par leur vivacité, leur spontanéité et leur enthousiasme, nous transmettent leur joie et leur détermination.

 
C'est le genre de rencontre qui nous fait le plus grand bien ; qui plus est, les gens du quartier n'ont pas hésité à se joindre à nous et les petits des quartiers alentours étaient tout heureux de tournicoter et applaudir les acteurs. Ce sont des moments de vie simples et uniques qui donnent de la motivation pour continuer la route.


Au cours de cette même journée nous avons visité le "Flame Institute", un établissement privé qui par ses programmes de formation en ingénierie /médicale pour étudiants permet de les guider sur deux années de cours théoriques et d’encadrement pratique. Une centaine d'étudiants y sont inscrits pour l'instant ; mais cet institut n’est pas ouvert à toutes les bourses, puisqu’une année de formation coûte annuellement plus de 100'000 roupies indiennes, soit l’équivalent de 1'600 francs suisses.


Nous avons également pu rencontrer Bharti, la jeune fille du livre "mon école sous un manguier" par l'entremise de Kamelesh le journaliste de Dehri On Sone qui, depuis la mort de ses parents, l’a prise sous son aile et l’a guidée, avec notre aide, dans ses études. Bharti habite aujourd’hui avec sa sœur aînée dans le village de Kusumbara [situé à environ 15 kilomètres de Dehri On Sone] où elle y poursuit ses classes, à ce jour en classe de niveau 8.

 
Nous souhaitons ouvrir une structure de soutien en faveur d’enfants abandonnés et fugueurs. Ceux-ci ont pour habitude de se concentrer aux alentours des gares de chemin de fer. A cet effet nous avons visité la gare de Dehri On Sone avec notre équipe afin de repérer les lieux et voir comment nous pourrions procéder. À ce jour rien n’a été mis en place pour venir en aide à ces enfants. Nous recherchons un travailleur social qui sera chargé de rencontrer ces enfants et évaluer les besoins.


 Avec nos plus cordiaux messages !


Marie-Elisabeth Coudray pour ECOLES DE LA TERRE


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