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vendredi 20 mai 2016

1ER CARNET DE VOYAGE - ECOLES DE LA TERRE EN 2016 - ITINÉRANCE DANS L'ESPACE-TEMPS D'UN SUBCONTINENT !




Ce carnet n'est pas un arrêt sur images; il y en a bien-sûr tant et plus. Certaines d'entre elles ont pris la forme de souvenirs présents ravivant les consciences dans de gris bidonvilles ou sur des chaussées de campagnes; d'autres se manifestent sur des routes ensablées d'un désert animé ou serpentent le long de mangroves d'un estuaire accidenté.


L'Inde progresse à pas de géant avec l'indulgence d'une démocratie débonnaire et la persistance de paradoxes multiséculaires. L'énorme sub-continent d'Asie résiste aux pressions étouffantes d'une mondialisation qui semble aujourd'hui vouloir tout renverser sur son passage ! La culture propre à ses entrailles rurales, où les fermiers et les cultivateurs ont conservé l'esprit terrien d'une paysannerie rustique, saisit à bras le cœur mon penchant campagnard qui me fait rêver de cette partie du monde guettée par un ouragan de brutales mutations déclenchées par le dragon économique contemporain.


Alors que fais-je dans ce concert bouleversant de traditions ancestrales qui se heurtent aux poussées modernes voulant pulvériser les rêves et les rites millénaires pour installer un système de valeurs imprégné de technique et de rationalisme démesurés; un système de valeurs prêt à se vider de ses traditions et de son mystère ! Mais oui, que fais-je dans ce monde qui se veut hyper tourné vers le tout homogène de la globalisation !


Et bien, je participe à la vie quotidienne de l'Inde éternelle, donnant un peu de mon temps, disons le tiers de chacune de mes années depuis 20 ans, à l'éducation de ses enfants les plus nécessiteux, dans quelques unes de ses grandes régions du nord-ouest et du nord-est.


Je me rends tout d'abord en amont de l'estuaire du Gange, dans les îles et les presqu'îles des Sundarbans; un peu plus au nord, à quelques 150 kilomètres je m'arrête dans des bidonvilles de Calcutta. Poursuivant mon chemin de 500 kilomètres environ, toujours vers le nord, je fais escale au Bihar, un Etat indien pauvre et avant tout rural. Dans la même direction je me dirige vers Delhi et ses bidonvilles, 1'000 kilomètres plus loin. Une dernière étape me conduira au nord-ouest de l'Inde, le Rajasthan, à 900 kilomètres de la capitale indienne.


Ce qui me faisait dire aux enseignants et aux plus grands élèves d'Ecoles de la Terre lors de nos rencontres annuelles d'avril dernier, que parmi notre trentaine d'écoles et centres de formation indiens, nos deux établissements les plus éloignés [l'école de Nabakishalay des îles Sundarbans du Bengale et celle d'Uttam Aadarsh dans le désert du Thar au Rajasthan] sont distants de plus de 2'500 kilomètres !


À l'occasion de ce carnet de voyage qui ressemble fort à un carnet de route, je me propose de vous arrêter un petit instant dans l'Etat du Bihar, lieu de l'une de mes étapes de ce séjour 2016; précisément dans le village d'Itra où se trouve notre plus grande école, celle de Camijuli.

UN EXEMPLE DE COMPLEXE SCOLAIRE POUR ECOLES DE LA TERRE


L'école de Camijuli a ouvert ses portes en début d'année 2001 avec 250 élèves, un contingent qui n'a cessé de croître au fil des ans, pour atteindre aujourd'hui en 2016 un nombre de plus de 1'100 élèves. Camijuli accueille les enfants de 13 villages de la région d'Itra dans le district de Gaya de l'Etat du Bihar.



Depuis l'année 2012, les enfants des classes maternelles et enfantines se retrouvent dans deux établissements qui font office de satellite pour les plus jeunes élèves. Nous avons inauguré ces deux nouvelles unités scolaires dans les villages périphériques de Bandha et de Manjibigha dans le but de décharger le bâtiment principal de Camijuli. L'ouverture d'un troisième satellite est actuellement à l'étude. Notre intention est aussi de raccourcir les distances entre l'école et les maisons familiales pour les plus jeunes enfants.


Les 13 villages de Camijuli ont pour noms, Bagekap, Baijandi, Bandha, Guri, Hasanpur, Itra, Jikatia, Karanti, Manjibigha, Pachanma, Piprahia, Sovabigha et Tirekha; leurs appellations chantent dans la campagne du Bihar comme des bouquets de poésie qui chaque jour se dressent le long des mille et un sentiers de l'éducation !

Pour ECOLES DE LA TERRE - Mai 2016


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