Ecoles de la Terre un jour - Ecoles de la Terre toujours !

Ecoles de la Terre un jour - Ecoles de la Terre toujours !
AIDE ALIMENTAIRE ORGANISÉE PAR ECOLES DE LA TERRE POUR LES FAMILLES DANS LE BESOIN, ÎLES DES SUNDARBANS, OUEST BENGALE, INDIA, JUIN 2020

samedi 13 février 2010

VISITE A GALA KI DHANI ... DANS LE DESERT DU THAR

BIEN CHERES, BIEN CHERS,



En PETIT PREAMBULE, je tiens a vous dire que, pour nous, “Ecoles de la Terre”, le fait de relater, parfois vous conter, nos visites des ecoles, de vous presenter l’avancement de nos programmes (santé, apprentissage, micro-credit, etc…), represente un objectif de communication essentiel. Le partage n’est pas seulement de vous dire : “Merci chers Sponsors, cheres Marraines, chers Parrains, cheres Amies et chers Amis pour votre soutien, sachez que nos ecoles sont aussi les Votres. Tout va bien, bonjour chez Vous” ! Cela n’est pas suffisant. “Ecoles de la Terre” vous est encore redevable de vous informer de ce qui se passe veritablement sur le terrain; a ce moment la, peut commencer le partage entre “celles et ceux qui donnent”, “celles et ceux qui recoivent”, “celles et ceux qui interagissent entre les deux” ! Nous sommes cette troisieme partie d’intervenants dans ce “Partage”, dans cet “Echange”, dans cette “Communion” !



Vous informer sur ce qui se deroule, dans les differents endroits d’Ecoles de la Terre, est déjà une grande satisfaction; mais pouvoir vous accueillir, ici sur le terrain, en est une autre; c’est un contentement, une joie, un plaisir ! C’est l’occasion de pouvoir vivre un moment d’echange qui n’a d’egal que le bonheur de rassembler toutes les “parties agissantes, entreprenantes, dans cette “Chaine du Bonheur” ! Je ne saurais citer ici toutes Celles et tous Ceux qui, au cours de toutes ces annees, sont venus nous rendre visite; que ce soit a Calcutta, aux Iles Sunderbans, dans Bihar, dans le Rajasthan ou a Delhi. Il sont si nombreux; mais toutes et tous se reconnaitront et pourront, en lisant ces lignes, se rememorer ces instants d’echanges, forts, parfois intenses, qu’ils ont vecus dans les villages, dans les bidonvilles, tous ces lieux que privilegie “Ecoles de la Terre” dans sa mission d’assistance et de developpement.



Et puis, il y a toutes Celles et tous Ceux qui, pour maintes raisons, n’ont pu, ou ne pourront se rendre sur les champs d’Ecoles de la Terre. C’est bien ententdu egalement pour Eux que nous avons a coeur de publier ces blogs d’information. Afin que leur partage prenne une dimension encore plus etendue, plus profonde, plus concrete, plus palpable.



Et enfin, il y a toutes Celles et Ceux qui, n’ayant pas encore entendu parler de l’organisation “Ecoles de la Terre”, pourront a travers ces publications periodiques, l’apercevoir et la distinguer dans le concert des mille actions humanitaires dont le monde des demunis et des desherites a besoin !



C’est a Vous Toutes et Tous, citoyennes et citoyens du monde, dont j’honore ici Votre presence, Votre assistance, Votre renfort et Votre soutien, a qui je decris ci-apres, comme le titre de ce “Blog” le denomme, notre “VISITE A GALA KI DHANI”, un village dans le desert du Thar, au Rajasthan, le 6 fevrier dernier.



“Gala Ki Dhani” est un petit village du desert du Thar qui se trouve a un quinzaine de kilometres de Jaisalmer, surnommee parfois “la ville aux portes du desert”, ou alors “la ville d’etape caravaniere, sur la route entre l’Inde, l’Arabie et l’Occident”. Je me promene dans le desert, et voila un village, a l’image de tous les autres, qui n’a l’air de rien; c’est tout juste si j’apercois quelques maisons, a l’allure de baraques, de bicoques ou de cabanons, toutes de la couleur du sable, donc a peine perceptibles, tout juste visibles dans un premier temps; une sorte d’agglomerat, tout de meme un brin disperse, de petites choses qui sortent des dunes, timidement, ou alors carrement la pour n’etre qu’apercues, au loin, pour imaginer la vie des hommes au coeur des ergs ! “Cre nom de sable”; il va falloir m’en approcher !



Ce que je fais bien sur ! J’entrevois, puis je distingue en effet un village; enfin, ca y ressemble ! Le qualifier de “desertique” me parait tout approprie; je me demande meme s’il est habite ! Il va bien falloir m’en approcher davantage, le toucher, le penetrer ! Et soudain, ses habitants se manifestent. C’est l’etonnement, la surprise, puis vient la joie, la satisfaction d’y avoir accede, d’y s’etre plonge, trempe; je prends un bain de sable parmi les hommes !



Au bout du compte, je rencontre et je cotoie des humains qui, semblant tout d’abord se cacher, m’accueillent ensuite, timidement dans un premier temps, puis me font un geste de bienvenue et d’hospitalite. Je suis la, donc je reste. Et grace a Abhishek Vyas d’Ecoles de la Terre, qui officie comme interprete, j’entame la conversation, je commence a communiquer; je suis sur le bon chemin, je peux songer a partager ! Oui, bien Cheres et Chers Ami(e)s, c’est un peu cela “la conquete, l'apprivoisement d’un village du desert” !



Gala Ki Khani est une zone constituee de deux villages; le premier, du nom de “Beldar” dont les habitants sont de religion hindoue et le second, du nom de “Koju Khan”, peuple d’indiens de religion musulmane. “Ecoles de la Terre” a construit en 2006 l’ecole de “VIDYA SAGAR”, le nom indien que nous lui avons donne; c’est un batiment robuste, solide, apte a faire front aux vents du desert parfois impetueux, violents et glacials, sur le territoire de la commune de Koju Khan, mais tres proche du village de Beldar. Une centaine d’enfants suivent regulierement et assidument notre programme scolaire calque sur les exigences de l’enseignement officiel du District. Nous sommes ici bien proches du Pakistan; les habitants des 2 villages sont des gens intelligents et tres ouverts; vraiment, ils communiquent tres bien; je vais plutot dire tres agreablement. “Ecoles de la Terre” est-elle responsable de cette ambiance communautaire si plaisante, si sociable ? Bien sur que non, mais je dois dire qu’elle contribue a la prolonger, a travers l’ecole, en offrant aux enfants la possibilite, toute naturelle, de se retrouver chaque jour, de pratiquer le partage entre deux communautes religieuses qui peuvent, ensemble, vivre en paix et en harmonie. Elle est pas belle la Vie !



Nous sommes donc ici, a l'ecole de Vidya Sagar, au cours de notre quatrieme saison scolaire; notre niveau de programme d’enseignement ne depasse donc pas celui du 4eme degre. Mais nos bons contacts avec les autorites scolaires du district nous assurent déjà, a ce jour, de pouvoir poursuivre la preparation de nos programmes jusqu’au degre 8, soit tout proche de la fin de scolarite obligatoire en Inde (qui se situe au degre 10). Bien sur, vous n’etes pas la pour me poser la question relative a la qualite de l’enseignement et au recrutement des professeurs ? Alors mes bien Cher(e)s, pas de probleme, je le ferai pour Vous ! C’est incontestable que c’est un probleme patent et authentique, je devrais parler plutot de difficulte majeure, pour les villages trop eloignes des centres urbains ou semi-urbains. Nous rencontrons ce genre d’obstacle un peu partout, que ce soit au Bengale, au Bihar ou au Rajasthan, des que nos etablissements se situent a distance trop eloignee de ces centres urbains; nous pouvons parler d’une distance excedant les 20 a 25 kilometres; en tenant compte, bien entendu, de l’etat des routes. Concernant notre ecole de Gala, par chance, elle est a distance respectable de la ville de Jaisalmer, et la route nous y amenant est tout a fait carrossable; si bien que les enseignants peuvent ainsi se deplacer chaque jour afin d’exercer leur fonction a Vidya Sagar. Vous avez bien compris qu’il est tres difficile de trouver tous les eneignants competents, dans les villages lointains et trop isoles. Dans un prochain “Blog” qui vous presentera l’ecole du village de “Rataria Ki Dhani”, eloigne de plus de 50 kilometres de Jaisalmer, et bien je vous en dirai davantage sur cette difficulte. A ce moment la, je repondrai a cette question, c'est promis ! Ce “Blog” ne sera pas le prochain, mais juste celui d’apres ! Pourquoi donc ?



Parce que, auparavant, je dois vous parler de la “Famille SHERARAM” dont 4 des 7 enfants suivent assidument le programme de notre ecole de Vidya Sagar a Gala Ki Dhani et qui vivent depuis quelques semaines un drame redoutable : la perte du “Papa”, mort brutalement dans un accident de la circulation. Avec Abhishek Vyas, je me suis immisce dans cette famille, afin de la soutenir dans sa douleur; mais, encore et surtout, dans son extreme embarras financier et son immense gene pecuniaire.



Le probleme cree la solution ! Sur cette petite note positive et cette perspective pleine d’espoir et de conviction, je vous laisse pour le moment, mais non sans vous avoir transmis mon amitie et mes remerciements pour votre patience et votre precieux accompagnement qui ont valeur de partage, d'entraide et de fraternite. A tout bientot.



Martial Salamolard
pour ECOLES DE LA TERRE

Aucun commentaire: