Ecoles de la Terre un jour - Ecoles de la Terre toujours !

Ecoles de la Terre un jour - Ecoles de la Terre toujours !
AIDE ALIMENTAIRE ORGANISÉE PAR ECOLES DE LA TERRE POUR LES FAMILLES DANS LE BESOIN, ÎLES DES SUNDARBANS, OUEST BENGALE, INDIA, JUIN 2020

lundi 3 mars 2014

ÉCONOMIE & SOCIÉTÉ EN INDE – PARFOIS PROSPÈRE[S] ET FLORISSANTE[S], PARFOIS PAUVRE[S] ET DÉSASTREUSE[S] ! DANS LA SOCIÉTÉ IL Y A « ÉDUCATION », ET DANS LA SOCIÉTÉ IL Y A AUSSI « ÉCONOMIE » ! ET OUI ! C’EST TOUT POUR LE TITRE ! UN TITRE « EN BAMBOU - BOIS DORÉ » !





CHÈRES AMIES, CHERS AMIS,


Depuis longtemps déjà nous sommes persuadés qu’un soutien à vocation sociale et caritative doit toujours prendre en compte les facteurs économiques qui l’entourent et dans lesquels il se déploie.


Considérant l’exercice du droit à l’éducation, dans l’intérêt et en faveur des enfants exclus du système scolaire, peut-on imaginer que la seule caution visant à assurer ce droit puisse aboutir à terme à l’amélioration des conditions de vie de la société ? Il semble plutôt clair que la réponse est non ! Nous souhaitons vous dire pourquoi !


Nous avons là en face de nous une pierre angulaire délicate à placer dans l’édifice de l’action humanitaire. Celle-ci n’est pas une construction de « lego » où viendraient se superposer les briques d’un mur de la lutte contre la pauvreté.


Nous avons provoqué les occasions, tout au long de notre mission d’Ecoles de la Terre, de visiter nos élèves dans leur milieu de vie, leurs villages, leurs quartiers. À chaque fois la surprise fut immense, le paradoxe à son comble. La différente est si grande entre ce que réalisent les enfants à l’école et ce qu’ils vivent chez dans leur propre famille, que nous ne pouvions supposer un tel fossé et imaginer un niveau de vie domestique si primaire, si pauvre !


Faisant ainsi l’effort d’aller au-delà de l’école, battant donc la campagne à la rencontre des familles, l’idée d’intégrer le soutien économique à notre programme de scolarisation ne pouvait que germer.


Nous ne présenterons pas ici la méthode proprement dite de notre programme de « Micro Crédit  - soutien économique aux familles » mise en œuvre au cours des années 2008 et 2009. Vous la trouverez en consultant la vitrine de notre site internet – page d’accueil en colonne de droite  sous l’intitulé « EDLT Finance ». Par contre, nous rappelons ici l’adresse dudit site www.ecolesdelaterre.ch


Nous souhaitons seulement dans les grandes lignes vous exposer la vision de notre action, la conception de notre démarche au vu et au su de notre expérience sur le terrain, là où l’auteur de ces lignes se trouve en ce moment. Avant même cela, nous faisons un deuxième rappel que nous jugeons utile ; notre charte, figurant également dans notre site internet, énoncée « La Charte » à notre page d’accueil, préfigure et explique le sujet de ce blog. Nous vous remercions d’aller fouiner et farfouiller dans notre site internet. Merci !


Venons-en au « cœur – épilogue » de la vision de notre action, devenue depuis plus de 4 ans « vision concrète » ! Pour bien placer le cadre, nous dirons tout d’abord que nous considérons que le combat contre la pauvreté ne peut être valablement mené que dans le cadre d’activités et d’interventions conjuguées ! Pour la petite histoire, nous savons tous que la conjugaison est l’essence même [la méthode] du verbe qui donne du sens à la phrase, qui lui fait dire ce que nous souhaitons qu’elle dise !


Certains pourraient croire que nous faisons, permettez-nous cette expression, que de l’éducation « bon chic bon genre » ! Alors « Que Nenni  » ! Scolariser les enfants vivant dans un espace de misère, c’est une belle et bonne action certes, mais tout de même très insuffisante ! Comment justifier une action pour certains, les enfants, et pas pour leurs plus proches, les parents ? Comment penser que le germe de la jeunesse puisse lever hors du champ des géniteurs ? Comment vivre avec les enfants, les aider, et ne pas nous tourner vers leurs familles ? Comment offrir de l’eau propre à nos élèves, tout en sachant qu’ils rentreront chez eux ? Comment construire le premier étage en ignorant le bon agencement du rez-de-chaussée et le contrôle des fondations ? Fin d’interrogation ponctuée d’exclamation !


Refuser de répondre à toutes ces questions, c’est refuser des pans entiers de vie, tout en prétendant « faire de l’humanitaire » !  Ce qui vient d’être dit est une façon de conjuguer les choses, une manière de voir l’ensemble, sachant bien que les unes et les autres [choses] sont intimement conjointes, associées, liées, comme enchaînées par la nécessité de vivre ensemble ; les enfants de nos écoles avec leurs familles ! Pardieu !


C’est bien pour ces raisons qu’Ecoles de la Terre a développé ses programmes de soutien à la « micro » économie des populations dans lesquelles elle intervient ! Son objectif est d’aider les familles de ses élèves, de même que l’ensemble des habitants l’environnant à améliorer ses conditions de vie matérielle. Par ailleurs, et en rapport au titre du présent blog, nous voulions seulement insister sur le fait qu’une action éducative dans une économie florissante rencontre moins de problèmes qu’une même action menée dans une économie pauvre et désastreuse !


Nos derniers mots viendront, comme un dessert, justifier le ventre plein la distribution des plats servis et déjà ingurgités ; soutenir les familles dans le développement de leurs activités économico-domestiques est une façon de les inviter à participer à nos programmes de scolarisation [de leurs enfants], une manière de les impliquer davantage dans le leur rôle de parents « éducateurs », sachant que même s’ils ne savent ni lire ni écrire, ils sauront entreprendre et compter, pour le bien de leurs enfants ! Pardieu !


Avec mes pensées émues,


Martial Salamolard pour ECOLES DE LA TERRE


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