Ecoles de la Terre un jour - Ecoles de la Terre toujours !

Ecoles de la Terre un jour - Ecoles de la Terre toujours !
NOUS FAISONS UN CLIN D'OEIL À LA FONDATION COROMANDEL QUI NOUS SOUTIENT POUR TOUS NOS PROGRAMMES DEPUIS TANT D'ANNÉES. NOUS SOMMES ICI À SUNBEAM PRIMARY SCHOOL AUX PORTES DU DÉSERT DU THAR AU RAJASTHAN ET NOUS LUI TÉMOIGNONS DE TOUTE NOTRE GRATITUDE. ECOLES DE LA TERRE LE 8 OCTOBRE 2018

jeudi 5 mars 2015

MEETING ECOLES DE LA TERRE EN INDE – LES 28 FÉVRIER, 1ER ET 2 MARS À CALCUTTA



Nous nous sommes retrouvés pour cette rencontre de début de séjour 2015 à Calcutta, à la Guest House Down Town, précisément à Bakultala dans le quartier de Kasba, au Sud-Est de la ville. Étaient présents à cet important meeting, nos 3 principaux responsables des branches indiennes d’Ecoles de la Terre, Abhishek Vyas, président, Rajesh Kumar, secrétaire général et Nandalal Baidya, trésorier. Dr Pradip Har de la société Creditwatch de Calcutta et moi-même, ont joué leur rôle d’animateur et de coach tout au long de ce meeting qui s’est déroulé sous la forme d’un « workshop » ou rencontre de travail.

  
Le corps de sujet de ces trois journées a consisté à mettre en relation directe la notion de « Projet » et de celle de ses « coûts opérationnels » engendrés. Un nouveau projet ne représentant pas un réel actif si les charges de fonctionnement ne pas ou peu assurées, la question s’est posée de savoir si Ecoles de la Terre India était capable et disposée à développer une véritable structure de « fundraising » propre  à couvrir les coûts de fonctionnement.

C’est sous la forme du brainstorming que les trois responsables ont planché sur cette question durant des heures. La nécessité de solliciter les ressources locales fut d’abord débattue, puis pleinement acceptée. J’avais préalablement présenté la situation économique du moment afin de bien faire comprendre aux responsables indiens d’Ecoles de la Terre [lisez Ecoles de la Terre Welfare Society] que les ressources provenant de l’étranger étaient forcément limitées, surtout dans le contexte économique actuel.

  
Plusieurs sources de revenus possibles ont ainsi été retenues, puis analysées dans la perspective d’entrées de fonds au profit des écoles et des centres. Dans le but de ne pas faire trop long dans le présent blog, je me propose donc de les énumérer, tout simplement. Je vais donc les lister au paragraphe suivant de la manière suivante.

(1) Demander aux parents qui ont la capacité de le faire, de participer pour une partie aux frais d’écolage de leurs enfants (2) développer le suivi scolaire, moins cher, en collaborant davantage avec les écoles gouvernementales (3) Prendre contact avec les « grosses » ONG indiennes afin de trouver des aides substantielles dans différents domaines (4) Bénéficier du soutien du gouvernement afin de toucher les subventions existantes pour le secteur de l’agriculture (5) Construire une « école privée – au niveau maternel – à l’intention de populations aisées afin de générer des revenus substantiels (6) Construire, puis gérer une haute école payante – Technical College – afin de bénéficier du subventionnement du gouvernement et bénéficier aussi de ressources supplémentaires importantes (7) Demander le soutien aux grandes entreprises et/ou groupes entrepreneurials dans le cadres du CSR [Corporate Social Responsability] (8) Mettre sur pied un véritable service de « Fundraising » avec l’engagement d’un professionnel de recherche de fonds, puis lancer le programme de recherche d’aide en Inde.

Les possibilités sont diverses mais l’important est de lancer le processus de recherche de fonds dès à présent.  L’action auprès des parents est orchestrée immédiatement et, selon les responsables de nos branches, elle devrait apporter une contribution annuelle de l’ordre de 400'000 roupies indiennes. Notre budget se montant à 12'000'000 de roupies, cela représenterait une participation locale de l’ordre de 3,5% de notre budget total des dépenses de fonctionnement.

Je saisis l’occasion de dire ici que nous bénéficions déjà d’entrées de plus en plus importantes de fonds locaux par le biais de notre programme de « microcrédit ». Compte tenu du plan de financement dudit programme et du relèvement du montant des prêts octroyés aux mères de familles [les prêts passant de 5'000 roupies à 7'500 roupies dès le 1er avril 2015], nous prévoyons pour les mois qui viennent des ressources en terme d’intérêt, s’élevant à un montant annuel de 2'300'000 roupies indiennes, soit 19,20 % de nos charges totales de fonctionnement.

L’effort est notoire et la mise en œuvre dès à présent du plan de ressources locales présenté ci-dessus nous laisse envisager l’avenir avec confiance. L’objectif, je le répète, est de pouvoir assumer le plus vite possible les dépenses de fonctionnement [operating cost] de tous nos programmes au moyen de recettes locales et/ou financées par des sources indiennes.

À celles et ceux qui ont lu ce rapport, même s’il peut paraître un peu long il demeure néanmoins bref, je leur dis « merci » pour leur intérêt et leur patience, et aussi « merci » pour leur soutien ! Je leur donne rendez-vous ces prochains jours pour nos retrouvailles avec les îles des Sundarbans, où je me trouve en ce moment. Avec mes pensées les plus chaleureuses.


3 élèves de Calcutta - bidonville de Jaldharmath


Martial Salamolard
Pour ECOLES DE LA TERRE

Aucun commentaire: