Ecoles de la Terre un jour - Ecoles de la Terre toujours !

Ecoles de la Terre un jour - Ecoles de la Terre toujours !
JOUR DE DISTRIBUTION DES NOUVEAUX UNIFORMES À L'ÉCOLE DE NABAKISHALAY À SONATIKARI SUR L'ÎLE KULTALI - WEST BENGAL - INDIA - MARS 2024

vendredi 7 août 2009

ECOLES DE LA TERRE À PALÉO FESTIVAL AVEC « FRIENDS OF INDIA » ET LA « SOCIÉTÉ INTERNATIONALE DES DROITS DE L’HOMME » - 21 AU 26 JUILLET 2009

Grace à la « Société internationale pour les droits de l’homme – www.igfm.ch » -, et notamment son vice-président pour la Suisse, Michel Baumann de Versoix, les deux associations genevoises, « Ecoles de la Terre – www.ecolesdelaterre.ch » et « Friends of India – www.friends-of-india.org » ont eu la chance d’être présents au village du « Paléo Festival » de Nyon du 21 au 26 juillet dernier.



Pour cette année 2009, l’Inde était l’invitée au « Village du Monde ». Une des six scènes du Festival – le Dôme – lui a été réservée. Ce fut un immense bonheur de « musiques » et de « curiosités culturelles » qui nous fut réservé toute la semaine durant.



En ce qui concerne notre stand, situé d’ailleurs à quelques mètres de la scène du « Dôme », nous avons eu le plaisir de construire une « école miniature en briques ». Au prix de 5 francs suisses la demi brique et 10 francs la brique entière, plus de mille festivaliers ont contribué à sa construction.



Le produit final pour « Friends of India » et « Ecoles de la Terre » se chiffre à 10'800 francs suisses, et correspond au prix de construction d’une véritable école pouvant accueillir près de 300 enfants dans une Province pauvre, comme au Tamil Nadu (le Sud de l’Inde où travaille « Friends of India ») ou au Bihar (le Nord Est de l’Inde où travaille « Ecoles de la Terre »).




A ce sujet, nous avons à cœur d’écrire ici tout le plaisir que nous avons eu de collaborer avec l’association « Friends of India » et de partager avec eux cette expérience et le succès de cette opération. Nous nous réjouissons de pouvoir renouveler une telle opération.



Nous avons également bénéficié, à notre stand, de la présence de l’Institut indien « Manas » ( www.manasorganic.org ), basé dans l’Etat du Maharastra, près de Mumbai, et spécialisé dans le développement durable au service des agriculteurs indiens. Au bénéfice de ses méthodes ayurvédiques ancestrales, nous, « Ecoles de la Terre », auront certainement recours à ses compétences et son soutien dans le cadre de l’installation et du développement de notre nouvelle « Ferme pédagogique » au Bihar, dans le district de Gaya.




Outre « Friends of India » et « Ecoles de la Terre », d’autres associations oeuvrant en Inde, étaient présentes au « Village du Monde ». Il s’agissait de :
- « Fondation Enfants-Espoir » ( www.enfants-espoir.ch )
- « Kiran, Village d’Enfants » ( www.kiranvillage.org )
- « Sangye Menla Patients Charitable Trust » ( www.medicinebuddhatrust.org )
- « Jeanamitabh » ( www.jeanamitabh.free.fr )
- « Association Julaha » (www.julaha.org )



NOTRE SLOGAN À TOUS ÉTAIT : « Unissons-nous pour une meilleure vie : éducation – environnement – société ! ». Nous avons tous vécu une riche expérience d’intérêts et de partage, dans l’ambiance festive du Paléo Festival de Nyon.
Merci encore à la « Société Internationale pour les Droits de l’Homme », Section Suisse, de nous avoir réunis sur son stand, si joliment organisé et généreusement mis à notre disposition. Nous faisons ici un clin d’œil, en guise de reconnaissance, à Michel Baumann et son équipe de la SIDH, venue de différentes parties de Suisse, pour leur belle initiative et leur immense générosité.



Merci aussi, et encore, à tous les festivaliers, avec une mention spéciale à la « Smala de Virginie », pour leur soutien, leur gentillesse et leur bonne humeur !

Martial Salamolard
avec David Zeender
Pour ECOLES DE LA TERRE

mardi 14 juillet 2009

ECOLES DE LA TERRE "été 2009"




« La mémoire est la racine de la délivrance, l’oubli est celle de l’exil ». Cet enseignement, vieux de plusieurs siècles, nous renforce dans l’idée que notre quotidien souvenir n’est autre qu’un continuel présent qui nous aide à participer à la construction d’un meilleur avenir avec tous les enfants que nous avons la chance de rencontrer.



Merci à Vous, Toutes et Tous, qui nous permettez, par votre précieux intérêt et votre inestimable soutien, à entretenir le projet « Ecoles de la Terre » que nous nous vous présentons brièvement dans cette petite brochure de l’été 2009. Sachez bien que nous sommes à votre entière disposition si vous souhaitez obtenir davantage de détails sur toutes nos activités.


ECOLES DE LA TERRE – 11, rue Fontenette – 1227 CAROUGE – SWITZERLAND
www.ecolesdelaterre.ch - info@ecolesdelaterre.ch - Mob. 0041 79 735 06 33

PRÉSENTATION

Notre association basée à Genève, scolarise, depuis plus de dix années, des milliers d’enfants déshérités des bidonvilles de Calcutta, de Delhi, de Jaisalmer, ainsi que des campagnes du Bengale, du Bihar et du Rajasthan. Nous luttons contre l’analphabétisme et développons aussi des structures d’apprentissage. Nombre de jeunes filles et jeunes gens bénéficient déjà d’une formation dans divers métiers. Nos actions dépassent les activités purement scolaires. Nous avons mis sur pied des unités de santé dans le but d’offrir à chaque élève un suivi médical. En Inde, nous sommes une ONG nationale, reconnue par le gouvernement central. Nous mettons en oeuvre un programme de micro crédit en faveur des mères de tous nos élèves. Notre objectif est de combattre le syndrome de la dépendance des familles, afin que celles-ci puissent, le plus vite possible, prendre en charge l’éducation de leurs enfants et devenir ainsi autonomes.



Depuis toujours nous nous réunissons avec les mamans de nos élèves

L’ECOLE et L’APPRENTISSAGE

À Calcutta, aux Îles Sunderbans, au Bihar, à Delhi et au Rajasthan, 5'000 enfants suivent, dans nos 21 programmes, une scolarisation officielle reconnue. Ils bénéficient d’une assistance quotidienne. D’autre part, plus de 1’000 jeunes filles et jeunes gens suivent une formation d’apprentissage en divers domaines, tels que couture, broderie, artisanat, agriculture, élevage, etc…

LA SANTÉ et L’HYGIÈNE

Nos élèves de toutes ces régions, ainsi que leurs frères et sœurs, bénéficient d’un suivi médical hebdomadaire. Nous avons ouvert notre premier hôpital de campagne, dans le district de Gaya, au Bihar, au printemps 2007. Plus de 25'000 traitements annuels sont prodigués aux patients d’une vingtaine de villages de ce district.

L’ECONOMIE SOCIALE et LE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE

Depuis plus de 2 ans, nous mettons en application un programme de « micro crédit » afin de financer les charges de fonctionnement de nos écoles. Ce n’est cependant pas le seul objectif. Si nous voulons promouvoir l’éducation des enfants les plus démunis, nous devons aussi participer à l’accroissement des revenus de leurs familles afin qu’elles puissent améliorer leur niveau de vie et envoyer plus facilement leurs enfants à l’école. Ce nouveau programme est devenu essentiel.

L’EAU POTABLE et L’AGRICULTURE

Déplacer une part de nos efforts déployés par notre programme médical vers une action de prévention de la santé, dangereusement menacée par une qualité d’eau déplorable dans toutes ces régions, tel est l’objectif visé par notre programme de purification d’eau. D’autre part, l’aménagement de systèmes d’irrigation plus modernes, nous permettra de participer au développement d’une production agricole encore trop archaïque. Nous mettrons en œuvre ce projet dans le cadre de l’aménagement de notre nouvelle ferme pédagogique au Bihar, prévu pour cette année 2009.

EDUCATION ET AUTONOMIE

Au Rajasthan ou dans le désert, au Bengale ou dans les îles Sunderbans, au Bihar ou dans les campagnes, à Delhi et à Calcutta ou dans les bidonvilles, partout, nous soutenons des enfants très pauvres. En dessous du seuil de pauvreté, un quelconque soutien prend une grande dimension dans la vie d’un enfant. C’est une raison de plus qui nous encourage à toujours consacrer à nos élèves le 100% de votre aide. Chaque don, chaque parrainage est entièrement destiné aux projets d’Ecoles de la Terre. Et parlant de ces projets, nous tenons à rappeler ici, que notre objectif prioritaire est d’atteindre l’autofinancement pour les familles, afin de leur éviter l’affligeant syndrome de la dépendance.



UBS AG 8098 ZURICH - CH42 0024 0240 compte 6306 4427 X



Avec notre amitié et nos plus cordiales pensées
Pour « ECOLES DE LA TERRE » Martial Salamolard

vendredi 29 mai 2009

NOTRE NOUVEAU PROGRAMME DE MICRO FINANCE EN FAVEUR DES FAMILLES ET DES MÈRES EN PARTICULIER


LE PROGRAMME "MICRO FINANCE" D’ECOLES DE LA TERRE OU LA RECHERCHE D'AUTONOMIE FINANCIÈRE & "SELF CROISSANCE"

LE CONTEXTE

La récente dépression de l’économie mondiale est un indice qui met en évidence la baisse d’engagement financier des donateurs dans l’investissement et le développement de projets de type « humanitaire ». Cette période difficile devient donc pour nous, "Ecoles de la Terre", une opportunité d’explorer d’autres alternatives de financement de « Projets » de ce type.

LE FINANCEMENT DES ÉCOLES PAR LES REVENUS DU MICRO CRÉDIT

"Ecoles de la Terre", en collaboration avec la Fondation CUF (Community Uplifting Foundation), a mis en application, durant ces trois dernières années, un premier programme de « Micro Crédit » - appelé « Revenus Education », afin de financer partiellement les charges de financement de ses 5 écoles du district de Gaya, dans l’Etat du Bihar en Inde.

Bien que ce programme « Revenus Education » est théoriquement aussi avéré qu’intéressant, nous devons bien admettre qu’il ne peut générer des revenus suffisants, propres à financer l’entièreté de nos dépenses scolaires pour ces 5 établissements ruraux. Plus précisément, notre programme actuel, consistant à promouvoir l’épargne des mères de familles pauvres des villages, prendra un nombre d’années beaucoup trop important, de même qu’une longue série d’investissements en « matching funds », comprenez par là de financements extérieurs supplémentaires ; ces deux opérations conjuguées étant susceptibles de rapporter suffisamment de revenus de "micro crédit" pour rendre les écoles autonomes d’un point de vue financier (dépenses courantes de fonctionnement) en un temps acceptable.

NOTRE NOUVELLE APPROCHE D’INVESTISSEMENT EN MICRO CRÉDIT

Dans le but de donner une impulsion dans l’accroissement des revenus du « micro crédit » en faveur des écoles, c’est-à-dire leur fonctionnement, nous pouvons adopter une politique d’investissement autre que l’approche dite « de charité ». Sous cette nouvelle conception des choses, plus commerciale dans sa gestion, les besoins initiaux des fonds investis dans le « Programme » seront directement assurés et financés par "Ecoles de la Terre" pour nos trois « Projets », à savoir, Bodhgaya (Bihar), Raidighi (Ouest Bengale) et Jaisalmer (Rajasthan). Notons cependant que ce « Programme », dit commercial, est systématiquement basé en zones urbaine et semi urbaine, zones près desquelles "Ecoles de la Terre" soutient et gère ses écoles. Et le but est toujours le même, à savoir, avec nos fonds investis, nous pourrons diminuer nos charges de fonctionnement grâce à des projets de « Micro Crédit » de plus en plus financés par des sources extérieures provenant non seulement d’Europe, mais encore d’Asie, et d’Inde en particulier.

POINT FORTS ET RISQUES D’UN TEL SYSTEME DE FINANCEMENT EN « MICRO CRÉDIT »

LES POINTS FORTS

(1) "Ecoles de la Terre" a, depuis plus de 10 années, contribué à créer un haut niveau de capital confiance, tel que l’estime de soi, la participation communautaire, l’émancipation des femmes, la scolarisation des filles, etc… ; et cela grâce à ses programmes d’alphabétisation, de formation et de santé. Les expériences à succès du « Micro Crédit » en Inde et ailleurs ont montré que le capital financier – investi de l’extérieur – était nécessaire pour lancer et démarrer les projets ; quand bien même le capital social, constitué de l’épargne et du remboursement, représentait le fondement de ce succès ; et cela surtout dans les zones les plus pauvres.
(2) Durant la période initiale, le coût de financement d’un programme de « Micro Crédit » sera très bas, du fait que les bureaux des écoles, ses employés et les enseignants y seront impliqués. Mais une nouvelle équipe devra nécessairement être mise en place dès que le volume d’affaires du programme atteindra un seuil critique.

LES RISQUES

(1) Les managers (à savoir les responsables des différentes branches d’Ecoles de la Terre) des écoles sont depuis longtemps accoutumés à recevoir subventions et donations. Ils sont donc sujets à une sorte de syndrome de dépendance qui, bien entendu, va à l’encontre de l’esprit de marché et d’innovation que notre nouveau programme vise à atteindre. Le succès du démarrage d’un Projet de « Micro Crédit » nécessitera donc de "redynamiser" le leadership de nos équipes managériales en place. Leur présent état d’esprit pourrait être un frein si le programme leur est imposé sans une préparation et une formation adéquate et suffisante.
(2) Nos "managers" ainsi que leur staff ont un faible niveau de compétences en matière de finance et de comptabilité. Le succès de notre programme de « Micro Crédit » nécessitera donc un relèvement du niveau desdites compétences, notamment du point de vue de la transparence financière, de la gestion du cash management et de la discipline de travail en équipe.

CARACTÉRISTIQUES ESSENTIELLES DE NOTRE NOUVEAU PROGRAMME DE MICRO CRÉDIT

[1] Ce programme de « Micro Crédit » sera mis en application dans les zones urbaines et semi urbaines, tout autour et en arrière-plan de nos écoles et nos centres d’apprentissage.
[2] Les client(e)s (les emprunteurs) du « Micro Crédit » ne seront pas considérés comme des bénéficiaires sociaux, mais au contraire comme des clients commerciaux du « Programme » ; et cela représente un réel changement d’état d’esprit.
[3] Tous les client(e)s seront des « femmes », créant et gérant de véritables micro entreprises.
[4] Ces client(e)s peuvent être des parents des élèves, mais bien entendu pas nécessairement.
[5] Les groupes constitutifs d’un programme seront composés de 5 femmes ; chacune d’elles aura droit à un premier crédit de 5'000 – cinq mille – roupies indiennes ; ainsi, chaque groupe recevra 25'000 – vingt cinq mille – roupies au même moment – le même jour. La fréquence et les dates de remboursement seront exactement les mêmes.
[6] Il nous faut rappeler ici qu’il s’agit d’un modèle d’investissement par financement de fonds externes au programme et non par l’épargne des membres.
[7] Le taux d’intérêt est fixé à 24% par an. Les prêts seront remboursés hebdomadairement, à savoir sur 40 semaines.
[8] Les clientes seront sélectionnées dans le cadres d’un processus – test – à plusieurs étapes, à savoir, un premier meeting d’information (informing), trois séances de discussion (storming), une enquête de « famille », et enfin une interview avec la cliente (voire deux si nécessaire).
[9] Le staff "Ecoles de la Terre" conduira une enquête de voisinage (de quartier) afin d’identifier les zones qui bénéficient déjà des activités économiques ainsi que celles qui, potentiellement, peuvent en générer de nouvelles. Pour démarrer, avec Bodhgaya (Bihar), Raidighi (Ouest Bengale) et Jaisalmer (Rajasthan), un premier endroit (zone, quartier) sera sélectionné pour le premier programme d’activité de « Micro Crédit ». Après cette expérience initiale, nous choisirons les autres quartiers afin d’étendre le « Programme ».

SÉQUENCES DE FINANCEMENT DU PROJET

Pour chacun des 3 Projets, à Bodhgaya (Bihar), à Raidighi (Ouest Bengale) et à Jaisalmer (Rajasthan), un financement initial de 500'000 (cinq cent mille) roupies sera investi. Ainsi, chaque Projet de région déboursera, dans le cadre de cette première tranche, des prêts en faveur de 100 femmes. Ce montant sera remboursé sur une période de 10 mois (40 semaines). Chaque projet récupèrera environ ¼ du financement initial (500'000 roupies) entre octobre et novembre 2009.

A ce moment là, "Ecoles de la Terre" assurera, pour chacun des 3 Projets, un nouveau (deuxième) financement de 350'000 roupies (trois cent cinquante mille). Ainsi, à cette même période (octobre – novembre 2009), le total des fonds investis et disponibles pour chaque Projet sera de 850'000 roupies (huit cent cinquante mille). Cela représente également le premier fond en capital pour chacun de ces 3 Programmes de « Micro Crédit ».

Les phases ultérieures de financement des crédits pourront être également assurées, en fractions de capital pour chaque Projet, par d’autres sources – telles que banques, Instituts de financement en micro crédit, fondations, etc…).

LE CALENDRIER DU PROGRAMME

(1) Fin de l’évaluation et analyse des zones « Micro Crédit » : Mai 2009 ; un séminaire sera organisé à Bodhgaya ou à Delhi immédiatement après.
(2) Fin de la sélection des client(e)s – emprunteurs : juin – juillet 2009.
(3) Terme fixé pour l’octroi de la première tranche de prêts (500'000 roupies) : fin août –début septembre 2009.
(4) Début du processus d’octroi de la 2ème tranche de prêts : octobre 2009.
(5) Fin de la première tranche : juin 2010 ; tous les prêts accordés en août - septembre 2009 seront entièrement remboursés, avec les intérêts.

LE RÔLE DE LA SOCIÉTÉ « CREDITWATCH »

« CréditWatch » sera associée au Projet pour les premiers 10 mois, période durant laquelle chaque « staff » de Projet de région (Bodhgaya/Bihar, Raidighi/Ouest Bengale et Jaisalmer/Rajasthan) acquerra les connaissances nécessaires au management financier et de gestion, afin de connaître et expérimenter le changement psychologique indispensable.

« CréditWatch » pourvoira aux besoins en ressources humaines lesdits « staffs » - les équipes – ainsi que les dirigeants du projet, et cela tout en contrôlant et guidant les opérations de financement et de déboursement (prêts).



Calcutta/Bodhgaya/Carouge, avril/mai 2009
Martial Salamolard
ECOLES DE LA TERRE

mercredi 22 avril 2009

BONHEUR À TOUTES ET À TOUS



Je ne saurais manquer de vous rapporter ces mots d'Henri Bremond, un auteur philosophe français, qui écrivait en 1953, dans son ouvrage "Dans l'Enfant et la Vie", ceci :

" Les enfants, ces chers humanistes, ces chers réthoriciens, ces petits qui demeurent tels à ce moment trop courts dans la vie lorsqu'ils raisonnent comme eux-mêmes, des enfants; lorsqu'ils parlent sans souci d'être autre chose que ce qu'ils sont !

Larmes de joie, larmes de douleurs dans les manifestations de niaiserie sentimentale des pères et des mères qui découvrent dans les élucubrations de leurs enfants un spectacle qui peut au besoin leur fournir une distraction !

Nous ne nous intéressons pas aux enfants, nous les aimons, ce qui, pour eux et pour nous, est mille fois mieux ! "

A cela j'ajouterai, modestement, ces quelques mots que j'écrivais, en l'année 1998, soit 45 ans plus tard,

" Bidonville de la solitude, où les enfants se façonnent dans l'ombre, la nuit muette ravale sa colère. Mais au petit matin, je retrouve les enfants et je vois leurs yeurs clairs de lumière, leurs mains aux allures magiques qui rendent leur rue toujours vivante. Leurs lèvres emplies de leurs sourires ne se livrent pas aux dangers qui les guettent, au fond de leur vie de misère. Avant de les croiser dans le bidonville, je cachais en moi d'indicibles espérances, mais aux premiers éclats de leurs rires, j'ai senti comme que fil qui nous unissait. C'est peut-être simplement le symbole d'une parenté qui lie chacun de nous à l'humanité. Ceci étant, et si cet empressement prend racine dans l'amour des enfants, alors là je suis partant, pour traverser les océans, au mépris des frontières et de toutes les barrières qui nieraient cette parenté ! "



Bonjour et bon printemps à Vous Toutes et Tous. Notre prochain "Blog" vous présentera plus en détail le Programme "Micro Crédit" d'Ecoles de la Terre. Amitiés.

Pour "ECOLES DE LA TERRE"
Martial Salamolard

samedi 18 avril 2009

RETOUR DE SÉJOUR CHEZ LES ENFANTS D’ECOLES DE LA TERRE ♥ EN QUELQUES JETS DE POÉSIE



Ils sont « Futur », douces sèves qui montent,
Ils sont « Avenir », séduisantes fenêtres entre-ouvertes,
Ils sont « Regard au loin », tendres souhaits qui me font signe,
Ils sont « Image », ombres indiennes qui s’animent,
Ils sont « Espérance », esprits ardents qui se cherchent,
Ils sont « Promesse », lèvres ouvertes qui chuchotent,
Ils sont « Voyage », silences suspendus dans les airs,
Ils sont « Fleur », libertés qui se dressent,
Ils sont « Régiment d’amour », odeurs de rose au soleil,
Ils sont « Geste luminescent », louanges au ciel d’espérance,
Ils sont « Envie de dire », mots couleur arc-en-ciel,
Ils sont « Trésor chéri », greniers de vie chargés de miel,
Ils sont « Sel de la Terre », vies chargées de sens,




Ils sont celles et ceux qui vivent du jour à la nuit, celles et ceux qui pleurent et rient, celles et ceux que j’aime . . . ,



Amitiés à Vous Toutes et Tous,
de la part de Martial
Pour ECOLES DE LA TERRE

dimanche 12 avril 2009

UN PROJET ECOLES DE LA TERRE : CREATION D’UNE FERME D’ELEVAGE ET D’AGRICULTURE DANS LE CADRE DE NOTRE PROGRAMME D’APPRENTISSAGE



C’est ce que nous allons appeler une « Ferme pédagogique » que nous voulons construire dans la campagne du district de Gaya. Cela fait déjà quelque temps que nous travaillons à cette idée avec Rajesh Kumar, le responsable de notre Branche « Ecoles de la Terre Welfare Society » pour le Bihar.



Jusqu'à ce jour, nous avons surtout concentré nos efforts, en matière d’apprentissage, en faveur des jeunes filles et des jeunes femmes de cette région. Nous souhaitons promouvoir les métiers du textile – couture – confection – tissage – broderie – batik – etc.. – et les métiers de l’artisanat – fabrication de statuettes – encens – porte encens – bijoux indiens fantaisie – sacs – pochettes – etc… Pour cela nous avons ouvert des petits centres de formation dans chacune de nos grandes écoles.



Le projet de la « Ferme » est un prolongement de notre action de développement scolaire et professionnel que nous entendons étendre partout en Inde où nous travaillons.

LA FERME

"Donnez à un homme un poisson et vous le nourrirez pour un jour ! Apprenez à un homme à pêcher et il se nourrira toute sa vie ! " C’est un adage bien connu que nous approuvons tout à fait. Nous savons également que sur une population mondiale de près de 900 millions de personnes souffrant gravement de malnutrition dans ce monde, près des 3/4 sont des paysans. De manière générale, la majorité des populations défavorisées vit en milieu rural ; et cette situation devrait perdurer pour longtemps encore.



Ça n’est donc pas une surprise pour nous « Ecoles de la Terre » si nous prétendons que nous devons soutenir les familles rurales victimes de malnutrition, à mieux se nourrir et à acquérir une autonomie durable grâce à l'élevage et à l’agriculture. En leur offrant une formation et des outils de production dans un premier temps, nous pensons pouvoir procurer aux familles une source durable d'alimentation qui palliera aux carences alimentaires des enfants et des adultes et améliorera ainsi leur état de santé.



Dans la poursuite de cet objectif, pour le moins « humanitaire, nous ajouterons que les produits fermiers peuvent constituer une source de revenus permettant l'accès à l'éducation et, à des conditions de vie plus décentes.

UN PROJET SOLIDAIRE, CONCRET ET DURABLE

Créer une ferme, c'est permettre à une population de devenir autonome en bénéficiant d'une source durable d'alimentation et de revenus ; une formation et de l'équipement pour améliorer la condition de vie.



Assurer une formation est indispensable pour ensuite offrir des chèvres, des poulets, des vaches, des porcs et des moutons ; pour ensuite construire des puits, des plantations d’arbres fruitiers ; et puis créer des jardins potagers, des enclos ; construire des serres, etc..



A tout cela nous y avons bien sûr pensé ! Mais l’important est bien de concevoir ce soutien sous l’angle de la formation, ou de l’éducation agricole. Ce sera apporter une aide concrète qui changera durablement le quotidien et l'avenir des familles rurales. Le savoir-faire transmis à ces familles, par la formation et l’apprentissage leur permettra d'exploiter et de développer durablement les ressources agricoles.

Cette formation passera par notre "Centre d’apprentissage" ; une première source de compétences, une préparation au savoir-faire agricole, technique, informatique, logistique. C’est dans le cadre de ce nouveau projet « la Ferme d’élevage et d’agriculture » développé en parallèle à notre programme scolaire que nous comptons atteindre l’objectif de ce que nous appelons également « la Ferme pédagogique ».




Nous sommes au stade de l’acquisition d’un terrain agricole dans la région de Nain Bigha, une zone rurale qui se situe à une soixantaine de kilomètres de la ville de Gaya, dans le district du même nom.

Notre programme de formation est en phase de préparation et concerne en premier lieu nos élèves qui, en fin de scolarité, souhaitent se diriger vers des activités professionnelles liées à l’élevage, l’agriculture et le commercialisation des produits agricoles.

Dès que ledit programme sera défini, nous vous le présenterons de façon détaillée; dès que ledit centre ouvrira ses portes, et bien nous consacrerons également un blog à sa présentation.

Avec nos plus cordiaux messages et au plaisir de vous donner bientôt de nos nouvelles.



Martial Salamolard pour
ECOLES DE LA TERRE

lundi 6 avril 2009

SUR LA QUESTION DE L'EAU

Bonjour bien Cheres, bien Chers Ami(e)s d'Ecoles de la Terre.



Traiter la question de l'eau; en voila une qui, si familiere,nous semble couler de source, tintonnant gentiment a nos oreilles de ses cliquetis quotidiens. Nous savons tous fort bien que cette toile de peintre a pris un vilain coup dans l'esprit des "sauveurs" de la planete "Terre". Il s'agirait de "repenser" la question de l'eau. Nous en conviendrons.

Pour ce qui concerne "Ecoles de la Terre", cette question est toute simple et nous n'avons en rien l'esprit a vouloir revolutionner quoi que ce soit. D'ailleurs, nous n'en avons ni le pouvoir, ni les moyen. Ce que nous pourrions dire, et que nous savons, c'est qu'entre janvier 2001 et decembre 2008, le Pentagone a depense pres de 700 milliards de dollars en depenses militaires, dont plus de 530 milliards pour la seule guerre en Irak. Nous avons bien dit "700 milliards de dollars".



Et bien "O ! quelle horreur", cela represente 3 millions 500 mille fois notre budget annuel (chiffre a 200'000 dollars); ou si vous voulez, 3 millions 500 mille annees, avec notre budget de 200'000 dollars, a soutenir 5'000 enfants, 1'000 jeunes filles, 1'000 meres de familles, gerer un petit hopital et developper des projets economiques et sociaux, tels que le micro-credit, la distribution & l'assainissement de l'eau, le planning familial, etc ...



Durant ces 8 annees (de janvier 2001 a decembre 2008) de budget militaire, tous les territoires en guerre, et dont le Pentagone fut mele, ont ete le theatre de conflits armes orchestres par le pouvoir, l'ignorance (nous pourrions appeler cela "la fausse intelligence") et ont souffert de mille maux, dont celui relatif a la question de l'eau pour ne citer que celui-la !



Sur le sujet de "repenser" la "Terre", il est certain qu'il y a une montagne de pain sur la "planche du salut" pour la planete entiere; du pain a faire petrir ailleurs que dans les fours du "G20". Pour la minuscule part du probleme sur la question qui nous concerne, et en visite dans nos campagnes du Bihar en mars dernier, nous avons decide de faire l'inventaire des besoins "urgents" en puits et/ou autres sources d'eau pour les 35 villages d'ou viennent les 2500 eleves de nos 5 grandes ecoles de l'Etat du Bihar.



L'estimation de nos besoins est en cours d'evaluation et de comptage. Nous avons pris cette decision sur la base de nos observations lors de cette derniere visite, nous rendant bien compte que nombre de sources d'eau faisaient defaut et que trop de puits existants ne fonctionnaient plus, faute de maintenance ou de reparation.

D'autre part, un groupe de 4 etudiants en medecine (de fin de troisieme annee) de l'Universite de Geneve, se rendra a la mi-mai prochain a Jaisalmer, afin de faire une etude sur la problematique de l'eau dans le desert du Thar. Je leur demanderai de preparer la publication d'un "Blog", a cette meme adresse, afin de faire etat des conclusions de leurs travaux.



Tout autour des "Programmes lies a l'education" viennent se greffer, par la force des choses, d'autres projets qui necessitent notre intervention et qui excitent notre envie d'ameliorer les conditions de vie, en general, de ces populations tres, trop desheritees. Viendra vite le jour, je l'espere fortement, ou nous vous donnerons des details sur ces puits nouvellement construits ou renoves.

Nous venons d'apprendre que le printemps est de retour sur une bonne partie de l'Europe, et en Suisse en particulier. Certains experts craignent, pour ce printemps, de fortes fontes de neige qui risqueraient de poser quelques problemes dans certaines de nos regions, et causer ainsi de grands degats materiels. Nous esperons vivement que nous pourrons maitriser la situation en contournant les elements. L'eau en est un qui detient encore maints secrets de son histoire et qui vient frapper a la porte du "trop plein" ou a celle du "manque" ! La vie est ainsi faite, belle et cruelle !



En guise de mots de la fins : plutot que d'investir dans la guerre, pourquoi donc ne pas financer, a coups de millards, des projets et des programmes concernant l'eau ! Il faut proteger les enfants de la misere naturelle, celle qui se reveille le matin, sans declaration de guerre, sans crier gare; il faut encore les proteger de la folie des hommes !



Veuillez me pardonner si j'ai ete un peu cruel et, par de la, aurait manque d'un peu d'objectivite. Avec mes plus cordiales pensees et toute ma reconnaissance pour votre presence sur ce "Blog" !

Martial Salamolard - pour ECOLES DE LA TERRE

NOTES : Concernant les photos de ce Blog :
Les photos sur la guerre en Irak viennent de http://www.fotos.geschichtsthemen.de/iraq-war/iraq.htm
Les photos "Ecoles de la Terre" sont de Martial Salamolard