Ecoles de la Terre un jour - Ecoles de la Terre toujours !

Ecoles de la Terre un jour - Ecoles de la Terre toujours !
JOUR DE DISTRIBUTION DES NOUVEAUX UNIFORMES À L'ÉCOLE DE NABAKISHALAY À SONATIKARI SUR L'ÎLE KULTALI - WEST BENGAL - INDIA - MARS 2024

jeudi 10 décembre 2009

L'ECOLE DE "SARASWATI"

BONJOUR CHERES AMIES, CHERS AMIS,



L'ecole de Saraswati fut ouverte par "Ecoles de la Terre" au debut avril 2008. En realite, cette ecole existait deja auparavant; mais les sponsors japonais, qui assuraient son fonctionnement depuis pres de 8 annees, deciderent, suite a des difficultes financieres, d'arreter leur soutien.



C'est pour cette raison que nous avons decide de reprendre immediatement le fonctionnement de cette ecole qui accueillaient plus de 400 enfants a l'epoque. A vrai dire, je ne pouvais imaginer que tous ces eleves dussent rentrer chez eux et "mettre une croix" sur leur suivi scolaire.



Quant au nom de "Saraswati" et bien c'est une autre histoire, toute jolie et tres profonde ! "SARASWATI" est le nom de la deesse hindoue des "Arts et de l'education". Je me suis familiarise avec ce nom en l'an 2003, lorsque les eleves d'une autre ecole du Bihar, celle de Camijuli, m'inviterent a construire avec eux la statue de la deesse, a l'occasion de sa fete glorieuse.



Je m'en rappelle, comme si c'etait aujourd'hui ! Je ressentis, dans ce partage avec les enfants, la profondeur du message divin de l'education, des arts, de la culture; enfin, quelque chose comme ca qu'il est difficile d'exprimer avec des mots. Bref la lune ! J'ai fabrique, en 2003, une grande statue representative de Saraswati, la deesse hindoue que je prefere !



Et ne voyez, dans l'expression de cette experience, aucune connotation d'ordre religieux, voire politique ! Il s'agit tout simplement de l'exceptionnel moment vecu dans l'appel de beaucoup de coeurs interieures qui partagent un evenement qui donne du sens a la vie !



Saraswati's School denombrait donc 400 enfants au printemps 2008; a ce jour, nous en comptons 650. L'ecole se trouve dans le village de Pacchhati, situe pas tres loin de Bodhgaya, la cite qui vit le Bouddha, plus connu sous le nom de "Siddharta Gautama Bouddha", il y a de cela plus de 2500 ans, obtenir l'eveil, autrement dit "saisir et comprendre la substance meme de la vie, de son debut a sa fin."



Je suis trop heureux de vous presenter cette ecole; elle a le parfum de la "renaissance", l'odeur du "rien n'est perdu", la saveur du "bonheur des enfants"; bref, des relents d'amour qui reunissent des etres sur la terre !



Mais oui, tout est possible sur cette planete "verte et bleue" ! Des enfants hindous et musulmans vivent heureux et apprennent ensemble et un "chti chretien" de naissance qui vous ecrit ces lignes est fier, comme un cop pacifique de vous rapporter cette merveilleuse information ! Que demander de plus "au monde" que de cherir la compassion et communiquer l'ivresse du partage !



Brefle de trefle, revisiter "Saraswati'School c'est que du bonheur qui prend naissance et trouve son essence dans l'instant du vecu present des enfants ! Parce que les enfants ne peuvent et ne doivent pas attendre ! Ils doivent prendre le chemin de l'ecole; comme un petit arbre doit recevoir son eau pour grandir !



Un enfant de Geneve, de Bucarest, de Bamako, de Rio, de Colombo, de Tananarive, de Rangoun, de Calcutta et d'ailleurs; un arbre suisse, roumain, camerounais, bresilien, sri lankais, malgache, birman, indien et d'ailleurs; tous les enfants du monde, tous les arbres du monde ne demandent qu'a grandir ! Il ne suffit que de leur accorder ce droit ! Qui le leur propose, qui le leur accorde ? Ce n'est pas le plus important; l'essentiel est qu'ils grandissent dans la paix du droit le plus elementaire !



Je vous embrasse toutes et tous tres fort ! A tout bientot pour vous presenter l'ecole de Jolibigha, toujours ici, au Bihar, l'un des Etats indiens le plus pauvre du sub-continent.


Sur cette derniere photo, Rene Loertscher qui m'accompagne durant une partie de mon sejour, avec Ram Sewak, le maitre principale de l'ecole de Saraswati

Martial Salamolard
pour ECOLES DE LA TERRE

mercredi 9 décembre 2009

DISTRICT DE GAYA - AU BIHAR

NOTRE PREMIERE VISITE A L'ECOLE DE SUJATA - DANS LE VILLAGE DE BAIJU BIGHA



Il y a des jours ou les mots me manquent. Dans ce genre de moment c'est l'image qui vient a la rescousse, ce sont elles qui parlent. L'emotion, lors de ces premieres retrouvailles, fut grande, comme d'habitude, et cela dure depuis des annees. Avec etonnement et bonheur, Rene Loertscher rencontrait les enfants d'Ecoles de la Terre pour la premiere fois. J'en avais si souvent parle avec lui depuis la Suisse; cette fois ce n'etait pas une image virtuelle, mais bien de vraies salles de classes d'Ecoles de la Terre.



"Sujata School" a ouvert ses portes en debut avril 2002; ce fut notre deuxieme ecole au Bihar, apres celle de Camijuli que je vous presenterai a nouveau tout prochainement. Plus de 200 eleves frequentent cette ecole dont le batiment nous a ete mis a disposition par la municipalite du village de Baiju Bigha, municipalite associee aux autres petits villages environnants.



Chose promise, chose due; je laisse parler les images du jour; et oui, ce n'est pas une plaisanterie, elles datent bien de ce jour, le 9 decembre 2009.



A tout bientot; avec toute mon amitie.



Martial Salamolard
pour ECOLES DE LA TERRE


Ci-dessus, une jeune maman du village de Baiju Bigha, avec son "chouquinet de Bebe"

mardi 8 décembre 2009

NOUS VOICI A BODHGAYA

Ce qui devait etre un voyage initiatique pour Rene qui, pour la premiere fois de sa vie, prenait le train en Inde, devint en fait son premier parcours du combattant ! Notre voyage demarrait hier soir a la gare de New Delhi sur le coup des 16h30. Nous devions rejoindre Gaya ce matin meme a 4 heures du "mat"; un "chti" voyage en somme. Je m'etais fait un point d'honneur de reserver le Rajadhani; le fin des fins, le "nec plus ultras" des trains indiens !



Mais alors la, mes amis, pas de chance ! En pleine nuit, nos charmants voisins indiens de compartiment nous informent que le train n'atteindra pas Gaya comme prevu, suite a un accident ferroviaire survenu a la gare de "Muggal Sarai", pres de Varanasi, Benares pour bon nombre de touristes. Puis, pour corser l'aventure, nous ne recevons pas la moindre information de la part des "grosses tetes" du Rajdhani. Mais nous apprenons, par la force du temps qui passe, que nous sommes detournes sur Patna, la capitale du Bihar, soit vers une autre destination qui nous laissera bien loin de Gaya, ou nous attendaient Rajesh et Sikander, nos amis biharis d'Ecoles de la Terre.

Nous sommes a Patna City a 8 heures du matin. Quatre heures de retard pour une telle expedition; nous pouvons nous estimer heureux ! Oui d'accord, mais c'est sans compter sur le fait que, depuis Patna, nous devons nous debrouiller seuls, nos 4 amis du compartiment, Rene et moi-meme, afin de trouver un vehicule qui nous emmenera a Gaya. Avec brio, nous y parvenons plutot rapidement, puisque que nous rejoignons Gaya sur le coup des 11heures.

Au bout du compte, cela nous fera arriver a Gaya, la capitale du district du meme nom, avec un retard total de 7 heures; un excellent resultat, compte tenu des peripeties qui, en d'autres temps, auraient pu nous emmener a la tombee de la nuit ! Au fait, vous savez bien que les trains, en Inde, representent des milliers histoires et des volumes de poesie !



Ici a Bodhgaya, a l'ombre des figuiers et dans l'exercice de la legendaire patience du Bouddha, le maitre de la meditation, nous degustons notre premiere journee au Bihar. A tout bientot pour vous parler de nos ecoles et de nos programmes. Amitie a Toutes et a Tous.

Martial pour ECOLES DE LA TERRE

lundi 7 décembre 2009

AU REVOIR DELHI et BONJOUR GAYA BIHAR

BIEN CHERES, BIEN CHERS,



L'heure est venue d'entamer la premiere transhumance ! Nous sommes le 7 decembre 2009 et je prendrai le train, aujourd'hui meme, avec Rene Loertscher, un dentiste a la retraite, qui m'accompagne pour un certain temps durant ce sejour. Direction Gaya, dans l'Etat du Bihar, a un millier de kilometres de Delhi, que nous atteindrons demain 8 decembre a 4 heures du matin; si les horaires sont respectes, bien entendu.



Je me rejouis de retrouver tous les enfants du district de Gaya, ses enseignants, toute l'equipe d'Ecoles de la Terre et bien sur tous les amis du Bihar que je connais depuis bien longtemps; deja plus de 10 ans.

Heureux de reprendre le chemin de Camijuli, de Sujata, de Jolibigha, de Nilamati, de Saraswati, de Rudraksha, les noms des ecoles, des centres d'apprentissage qui sonnent si haut, si beau, a mes oreilles; retrouver tous ces enfants des villages, par milliers; vous parlez d'un bonheur !

AU REVOIR DELHI, BONJOUR GAYA !



ET PUIS SURTOUT BONJOUR GENEVE, BONJOUR LA SUISSE, BONJOUR L'EUROPE. JE VOUS EMBRASSE BIEN FORT DU COEUR ET VOUS DONNERAI DES NOUVELLES TRES VITE. AVEC TOUTE MON AMITIE.

Notes sur les photos. 1ere photo : la grande mosquee de Delhi (Old Delhi). 2eme photo : une vue partielle de la ville. 3eme photo : un bidonville de Delhi

Martial pour ECOLES DE LA TERRE

vendredi 4 décembre 2009

NOUS SOMMES TOUJOURS AU BIDONVILLE DE DILCHAU KALA ET VOUS DONNONS DES NOUVELLES DE SHAHIDA

COUCOU A VOUS TOUTES ET TOUS,

Vous dire que SHAHIDA va bien serait d'un "indianisme" bien trop optimiste. Elle vit a Dilchau Kala, un bidonville de derriere les "fagots". Une misere de pauvrete qui ferait fremir le plus grand emir du Golfe, la plus grande fortune de l'Est ou de l'Ouest ou alors le beneficiaire du plus grand bonus de la plus grande entreprise du monde ! Mais a quoi bon parler comme cela ! "Sorry de chez sorry" ! Ce n'est pas comme cela que je parviendrai a aider les enfants ! Sachant bien que ni les humanitaires, ni les chefs d'entreprise, ni les banquiers, ni les emirs, ni les rois, ni les footballeurs sont a medire, ni d'ailleurs a encenser ! Ce sont des hommes et seuls des hommes et des femmes quelque soient leur religion, leurs idees politiques ou leur statut social, peuvent, a tout moment, aider les enfants a sortir de leur crade misere. Parce qu'en fait de misere, je peux vous affirmer qu'a Dilchau Kala, et bien c'est du "corse".

SHAHIDA est une merveilleuse petite fille handicapee, intelligente a souhait, belle comme tous les enfants du monde, a commencer par ses camarades du bidonville; elle vit le martyr comme des milliers d'enfants sur cette planete. Je l'ai rencontree a Dilchau Kala, la ou "Ecoles de la Terre" tente d'offrir une education a des enfants qui pourront vraisemblablement la vivre, contrairement a tous leurs parents, tous illettres et prives de toute structure scolaire depuis des decennies.



Que s'est-il passe hier vendredi 4 decembre ? Et bien, ce fut une journee lourde pour le corps, penible pour le moral ! Nous avons tout d'abord, a grand peine, pu emmener SHAHIDA dans un premier hopital, du nom de "Rao Tula Ram". Auparavant, trop de parents s'y sont opposes, du fait qu'ils ont auparavant perdu certains de leurs enfants dans ce genre d'hopitaaux; selon mes sources, je pense qu'ils les avaient, en realite, emmenes a l'hopital beaucoup trop tard, en desespoir de cause; et qu'ils sont morts pour cette raison, principalement. Les disponibilites financieres des parents de Dilchau Kala sont minimes, pour ne pas dire inexistantes la plupart du temps. Cependant, apres de grandes et longues discussions, mais surtout grace au Papa de SHAHIDA, j'ai pu, avec l'aide de Pinky et de Rene, les convaincre que pour SHAHIDA, la seule solution raisonnable etait de l'emmener, ce jour meme a l'hopital le plus proche; ce que nous avons fait.



La suite de la journee fut tout autant difficile. A l'hopital "Rao Tula Ram" nous avons du passer par les formalites administratives d'usage, pour nous retrouver a dans ce que nous pourrions appeler "le Couloir des Urgences". Le verdict de deux medecins fut que nous devions nous rendre dans un autre hopital; en effet, selon eux, SHAHIDA devra tres propablement subir une operation chirurgicale neurologique. Elle est paralysee des deux jambes et son infection ne peut etre traitee que dans une unite neurologique. D'autre part, suite a sa paralysie elle souffre de la colonne vertebrale.



Nous nous sommes donc deplaces a l'hopital de Safdarjung au Sud de Delhi, eloigne de plus d'une heure de route du bidonville de Dilchau Kala, qui se trouve a l'Ouest de la capitale. Mais nous n'avons malheureusement pas pu rencontrer le medecin susceptible de s'occuper de SHAHIDA. Ce fut certes tres frustrant, mais nous avons tout de meme pu parler avec son assistante et remplir les premiers papiers en vue de la prochaine admission de SHAHIDA.



Aujourd'hui samedi 5 decembre, nous nous sommes donc a nouveau rendus a l'hopital de Safdarjung. Par bonheur nous avons pu enfin rencontrer le medecin; mais nous nous rejouissions bien vite d'une issue heureuse et rapide. Nous n'avons recu qu'un rendez-vous pour la semaine prochaine et quelques medicaments pour soulager les douleurs de la petite. Ce n'est peut-etre pas grand-chose; mais nous sommes deja rassures d'avoir enfin ete recus et entendus. Des la semaine prochaine, nous pouvons donc esperer que SHAHIDA sera hospitalisee et soignee de maniere efficace.



L'ecole de Muskan, a Dilchau Kala, represente pour nous une nouvelle aventure; c'est la premiere petite structure scolaire que nous ouvrons a Delhi, ou se trouve le siege de notre nouvelle societe humanitaire indienne "ECOLES DE LA TERRE WELFARE SOCIETY"; mais ce bidonville risque d'etre pour nous la cause d'un parcours itinerant durant ces prochaines annees. Nous nous sommes promis de suivre les familles et leurs enfants au cas ou ils etaient a nouveau chasses de cette place de Dilchau Kala. Comme nous vous le disions dans notre precedent Blog, la population de Dilchau Kala est a la merci d'un decision des personnes qui tolerent leur presence dans ces lieux. Cette situation ne nous facilite bien entendu pas la tache; mais elle la rend plus emouvante encore et decuple notre volonte de pouvoir assurer, le plus rapidement possible, un programme d'education complet et permanent pour tous ses enfants. Nous tenterons aussi, de notre cote, de faire le maximum, afin que cette population puisse enfin trouver un lieu de residence stable.


Pinky (Ecoles de la Terre de Delhi) et Martial (Ecoles de la Terre de Geneve) vous proposent ce magnifique fond d'ecran

AMITIES ET CORDIALES PENSEES A VOUS TOUTES ET VOUS TOUS

Martial pour ECOLES DE LA TERRE

jeudi 3 décembre 2009

VISITE DE DILCHAU KALA

Bonjour a Toutes et Tous,



Je suis, avec Pinky (en photo ci-dessous) et Rene, dans notre nouvelle ecole de Delhi, du nom de MUSKAN, le nom d'une petite fille de ce bidonville, morte brulee vive par une grosse casserole d'eau bouillante, au printemps 2008 et que je n'ai pas reussi a sauver. MUSKAN signifie "SOURIRE" et sa Maman nous a autorise a choisir son nom pour cette nouvelle ecole qui accueille aujourd'hui plus de 100 eleves. Tous habitent le bidonville situe tout pres.



Le batiment est vraiment des plus rudimentaires, faute de place et d'autorisation de construire. Aucun voisin n'a en effet accepte de nous mettre a disposition, moyennant un loyer a payer, des pieces construites en "dur", pourtant inoccupees. Je me dois de vous dire qu'il nous faut toujours un certain temps, quelque chose comme une annee scolaire, afin de nous organiser au mieux et de trouver des solutions acceptables pour la gestion correcte d'une nouvelle ecole; et a fortiori, une ecole de bidonville tres misereux.



Cette situation s'explique surtout par le fait que la population de ce bisonville vit dans ces lieux de maniere tout a fait irreguliere. Il y a de cela environ 25 annees, un groupe de musulmans indiens du Rajasthan, auparavant chasses du Pakistan, s'est exile dans la region de Delhi dans l'espoir de trouver une terre d'accueil. Mais jusqu'a ce jour, il n'a trouve aucune solution lui permettant de s'installer sur une "terre a vivre" de facon permanente. Transferes de place en place, au gre du bon pouvoir et du bon vouloir de politiciens en quete de suffrages, ils esperent encore et toujours s'installer sur un espace permanent. C'est bien sur pour nous "Ecoles de la Terre" un sujet qui nous tient a coeur et que nous avons commence a traiter, avec nos moyens et notre pouvoir... affaire a suivre ... !



Mais la, dans ce bidonville, un evenement important est venu, hier, m'interroger de plein fouet. Durant la visite de l'ecole, une maman est venue me prendre par le bras et m'a emmene dans sa hutte familiale afin de me presenter SAHIDA, sa fille de 11 ans, handicapee, eleve de notre ecole. Shahida est paralysee des deux jambes et, pour tout arranger, sa chaise roulante, trop vieille et abimee, est devenue inutilisable. Mais surtout, une vilaine plaie a son pied droit s'est infectee; malgre son insensibilite des jambes, j'ai observe qu'elle souffrait atrocement; je n'ai meme pas pu lui enlever son bandage de fortune. Alors, aujourd'hui j'ai cherche a New Delhi, avec l'aide de la mission de "Ramakrishna" ainsi que de Rene, un hopital qui puisse nous recevoir. Nous en avons trouve un qui nous recevra, avec Shahida, demain matin vendredi 4 decembre. J'ai vraiment hate d'y etre, car la je crains une vilaine infection. Hier, les yeux de Shahida m'ont davantage qu'interpeller; ils m'ont donne la force de trouver, O je l'espere, la bonne solution. Je sais bien qu'il ne sera pas facile d'y arriver; mais bref, nous remettrons l'ouvrage sur le metier.



C'est souvent comme cela dans ces lieux "difficiles" ! Un cas douloureux vient nous reveiller, comme un symbole de la souffrance qui, a voix basse, nous appelle a vivre un peu d'amour et de compassion. Et ce symbole devient vite une realite lorsque l'enfant parait et nous appelle ! Rien a voir avec les minarets, les clochers ou quelque autre objet de culte !



C'est promis, je vous donnerai des nouvelles de Shahida; et bien sur je vous en dirai bien davantage sur tout ce qu'il nous reste a faire a l'ecole du bidonville de Dilchau Kala, puisque tel est son vrai nom !



A toutes et tous qui avez lu ce message, je vous embrasse au coeur ! Avec mon cordial message et mes pensees pleines d'amitie.

Martial Salamolard pour ECOLES DE LA TERRE

lundi 30 novembre 2009

LE BONJOUR DE DELHI

Nous voici en Inde depuis peu. Au lendemain du resultat de la votation "anti minarets", vous pensez bien que la lecture "internet" des principaux medias suisses et europeens fut la "favorite" de cette premiere matinee de la semaine.

Le resultat ? Et bien, je souhaite juste vous dire que je suis triste. Mais rassurez-vous, je suis egalement plein d'espoir a l'idee de retrouver nos classes mixtes - hindoues et musulmanes - composees d'enfants vraiment tres tres pauvres a qui nous proposons le dialogue, simple, esperant, souriant, .... avec comme principe premier "tolerance et partage". J'assemble bien volontiers la TOLERANCE et le PARTAGE; cela simplement pour vous dire "que la Tolerance, sans Partage", c'est un peu le "Un pour Tous et le Tous pour Moi" ! Car la "Tolerance sans Partage", c'est aussi "j'aimerais bien donner, mais que je ne vais pas le faire, car si je donne la main, on me prendra le bras" !

Demain nous nous rendrons dans un bidonville de New Delhi, du nom de Dichaon Kalan, ou nous avons inagure, en mai dernier, notre premiere ecole sur le territoire de la capitale. Nous sommes trop heureux a l'idee de rencontrer les enfants, enfin dans leur propre classe, leur propre ecole, et cela pour la premiere fois de leur vie !

Nous esperons bien, cette semaine encore, vous raconter, ici meme sur ce Blog, notre premiere rencontre avec les eleves de Dichaon et vous rapporter les premieres photos de notre sejour qui est prevu jusqu'a fin mars/debut avril 2010.

CHERES AMIES, CHERS AMIS, je vous envoie mon plus cordial message de Delhi, la capitale de cette Inde multi-culturelle, multi-confessionnelle .... A tout bientot !

Martial Salamolard pour ECOLES DE LA TERRE