Ecoles de la Terre un jour - Ecoles de la Terre toujours !

Ecoles de la Terre un jour - Ecoles de la Terre toujours !
JOUR DE DISTRIBUTION DES NOUVEAUX UNIFORMES À L'ÉCOLE DE NABAKISHALAY À SONATIKARI SUR L'ÎLE KULTALI - WEST BENGAL - INDIA - MARS 2024

lundi 7 mars 2011

DES SUNDERBANS A BODHGAYA VIA CALCUTTA



CHERES AMIES, CHERS AMIS,



DANS LES SUNDERBANS



J’ai quitte les Sunderbans apres un festival d’evenements et de rencontres ! La neuvieme semaine de l’année 2011 fut riche en decouvertes, en emotions, en enseignements. Les Sunderbans sont une region merveilleuse, un peu coupee du monde, pauvre, mais très active dans tous les domaines du quotidien.



La cle de voute de mon sejour là-bas a été ma participation a la journee culturelle et sportive, organisee par l’ecole de Srifaltala, de Raidighi, pour l’ensemble des eleves (les plus ages) des autres ecoles des Sunderbans. Ce fut une belle journee d’au revoir.



L’elan donne par les quelques ONG oeuvrant la-bas, notamment dans le domaine de l’education, apporte ce plus dont la region a tant besoin. A Srifaltala (village de Raidighi), Purba Jatta (nom de l’ile), Sonatikari (ile de Kultali) et Ganga Sagar (nom de l’ile), ce sont pas moins de 1300 enfants qui, aujourd’hui, beneficient d’une education reguliere.



Ecoles de la Terre Welfare Society organise elle-meme, dans ses propres ecoles, les premiers degres d’enseignement (degre de nurserie a degre 5). Pour la suite, nous inscrivons les eleves dans les ecoles gouvernementales les plus proches et organisons nos cours de suivis scolaires (cours du soir et rattrapage). Le but principal est que tous les eleves puissent atteindre le degre le plus eleve possible de scolarite (degre 10 - niveau secondaire et degre 12 – niveau secondaire superieur).



Au fil du temps, nous pourrons assurer toujours davantage de degres d’enseignement dans nos propres ecoles. C’est ce qui se passe, par exemple, au Bihar, du fait que nous sommes la-bas depuis plus longtemps ; depuis l’annee 2000 dans le Bihar, depuis l’annee 2007 dans les Sunderbans ; depuis l’annee 2006 au Rajasthan ; depuis l’annee 2008 a Delhi.



Lors de mes divers deplacements, je peux observer les disparites dans les systèmes et les pratiques de l’enseignement propres a chaque Etat federe.



Si les grandes tendances, avec une legistation pour l’ensemble de l’Inde, vient du pouvoir federal et central de Delhi, il n’en demeure pas moins que chaque Etat federe a ses particularites bien specifiques qui rendent quelque peu compliques nos efforts d’uniformisation et de coordination.



Mais c’est aussi la tout l’interet de notre demarche, que de travailler dans ce subcontinent ou les cultures et les sous-cultures sont multiples, les pratiques fort diverses, selon ou vous vous trouviez, au nord ou au sud.



VISITE AU BIDONVILLE



L’occasion était belle de m’arreter au bidonville de Jaldharmath, a Calcutta, ou Ecoles de la Terre, gere une ecole ainsi qu’un programme de follow up (suivi scolaire) pour les eleves plus ages.



Cela se passait hier dimanche 6 mars. Nombre d’eleves sont venus a l’ecole afin que je puisse revoir leurs petites frimousses, agees d’un an de plus. Mais quel bonheur ! Toutes les enseignantes etaient la egalement, avec en tete, Bula, la responsable pour Calcutta qui fait la-bas dans le bidonville un travail formidable.



Avec Nando et Abhishek, je me suis promene dans le bidonville de Jaldharmat que je connais depuis de nombreuses annees, parcourant les rues etroites de ce lieu dans lequel je me sens si bien ; j'ai dit bizzarre ? Oui, j'ai dit bizzarre ! Et c'est tout le charme de l'Inde et de ses magiques, meme si tres misereux ! J’ai egalement revu nombre de parents avec qui j’ai tisse des liens depuis les premiers jours de mes visites la-bas.



Je pouvais ainsi partir tranquille et apaise vers la gare de Sealdah afin de prendre mon train pour Gaya - Bodhgaya, la ou je me retrouve aujourd’hui, en ce lundi 7 mars ; c'est de la que je vous adresserai les prochains blogs, jusqu’à la fete du printemps, la Holi, soit jusqu’au 20 mars prochain.



Mes bien Cheres Amies, mes bien Chers Amis, je vous souhaite le meilleur et espere que le printemps vous guette dans votre Europe que je cheris aussi ! Avec mes pensees les plus chaleureuses.



Martial Salamolard
Pour ECOLES DE LA TERRE

samedi 5 mars 2011

VISITE DE GANGA SAGAR - L'ILE SACREE



BONJOUR CHERES AMIES, CHERS AMIS,



Sur la grosse centaine d'iles des Sunderbans, cote indien, 52 d'entre elles sont habitees. De l'une a l'autre vous vous y rendez par bateau. Ces dernieres annees, quelques ponts ont etes construits pour relier certaines d'entre elles. C'est par exemple le cas pour se rendre sur l'ile de Purba Jatta ou se trouve l'une de nos ecoles.



A l'ile Ganga Sagar, lieu de pelerinage pour la religion hindoue, vous n'irez qu'en bateau. Un service de ferry boat assure un service a une cadence plutot bien soutenue. En temps normal, vous mettrez 30 minutes environ pour traverser le grand bras de mer separant l'ile de la terre ferme. Ce fut le cas, hier, pour l'aller; mais non pour le retour. Du fait de la maree trop basse, nous avons attendu plus de trois heures, avec l'incertitude quant a pouvoir quitter l'ile le jour meme; et dormir ainsi au lieu dit "Kachouberia", tout pres de l'embarcadere.



Joyeuses furent les retrouvailles avec les enfants et les enseignants de notre ecole qui a pour nom "Kapil Muni", du nom d'un saint hindou de Ganga Sagar. Je me suis rendu dans chaque classe, avec toujours ce meme moment de chaleur et de souvenirs retrouves. Comme il n'est pas aise pour nous de se rendre sur l'ile, les visites ont une saveur particuliere et les departs sont toujours marques d'un petit pincement au coeur.



L'ecole a ete inauguree en 2005 et le batiment, construit en dur, resiste a merveille aux ouragans qui traversent l'ile regulierement. Nos enseignants forment un groupe tres homogene et s'identifient parfaitement a notre structure Ecoles de la Terre.



Une partie des eleves (plus de 200) suivent notre enseignement a l'ecole de jour (de la nursery a la classe 4); l'autre (une centaine) se rend dans diverses ecoles de l'ile ou nous les avons inscrits et beneficient de notre suivi scolaire, grace a notre programme que nous appelons "follow up", et qui consiste a prendre en charge quotidiennement les eleves pour leurs travaux quotidiens et les cours de rattrapage.



L'isolement de l'ile nous empeche bien sur de developper regulierement des evenements (journees culturelles, journees sportives, ...) permettant aux eleves de se retrouver avec ceux des autres ecoles.



Nous projetons, dans un avenir proche, de mettre sur pied a Ganga Sagar notre nouveau programme de micro credit qui fonctionne partout ailleurs.



Demain dimanche, je me deplace a Calcutta ou je prendrai, en fin de journee, le train pour Bodhgaya, lieu de mon prochain sejour. C'est de la-bas que vous donnerai les prochaines nouvelles d'Ecoles de la Terre.



Cheres Amies, Chers Amis, sous la chaleur estivale des Sunderbans, plus de trente degres aujourd'hui, je vous souhaite une belle semaine et vous transmets mes chaleureuses pensees.



Martial Salamolard



pour ECOLES DE LA TERRE

jeudi 3 mars 2011

COMPLÈTEMENT DANS LE BAIN DES ÎLES SUNDERBANS - POUR VOUS DIRE MON AMITIÉ MÉLANGÉE D’AMOUR NAISSANT DE LA TERRE ET DE L’EAU

CHÈRES AMIES, CHERS AMIS,

UNE HISTOIRE D’EAU

Je suis trop heureux ici pour me réserver tout seul le bonheur d’y être ; si je le faisais, j’en mourrais, d’ennui, et de honte ! De plus, l’ennui n’est pas gai et la honte est laide ! Et puis, il y a l’eau du bain dans laquelle je brasse avec joie. Je suis dans les Îles Sunderbans, dans l’Etat du Bengale, bien placé pour vous dire que l’eau, ici, est à tout le monde, à commencer par Vous qui lisez ces lignes.



LE MARIAGE DE LA TERRE ET DE L’EAU

Il y a de l’eau partout, et de la sécheresse aussi ; mais comment cela est-ce possible ? Le climat des Sunderbans est quelque chose de bien particulier. C’est un bout de terre éclatée en îles, situées en pleine fin d’estuaire du Gange ; terre alluviale, avec l’océan en horizon, issue de milliers de kilomètres de parcours de ses eaux ; des milliers de kilomètres d’eau, vécue, bue, goulue, par des centaines de millions d’êtres humains qui cultivent leur histoire dans notre nuit des temps. Je vous dis « dans notre nuit des temps » parce que tout ce qui est par ci, l’est forcément un peu par-là ! Descendant le Gange, comme j’ai pu descendre le Rhône ou le Rhin, j’aime à vous dire comment est belle l’universalité de la danse des fleuves. Quand je suis sur l’eau, je regarde la terre ; dès que je rejoins la terre ferme, j’admire les nappes liquides qui se déambulent et me renvoient la lumière ! Ici, dans les Sunderbans, je n’en ressors jamais, de la terre et de l’eau !



UN BOUT DE L’INDE ÉTERNELLE

Dans les Sunderbans, les dieux que je prie assouvissent mes demandes de bénédictions. Je me fonds dans la vie d’ici. La prière apporte du sens dans ce qu’elle transporte, en communion avec les êtres vivants. Au dieu Shiva, le destructeur (mousson violente, montée destructrice des eaux, cyclones, etc…), s’oppose le dieu Vishnou, le réparateur, le sauveur (douceur du climat, tranquillité des îles, richesses des mangroves, etc…). Tout se transforme dès que je rencontre les gens d’ici ; leur accueil, leur paix, leur détachement me procurent une sorte d’énergie vitale hors du commun. Depuis bientôt 15 ans que je viens ici, je ressens toujours ce sentiment qui me dit que des bouts de terre de la Terre ont parfois ce quelque chose de plus qu’on peut difficilement exprimer avec des mots ; si ce n’est par ceux des enfants pour lesquels je suis ici ! Vous les voyez deja sur les photos, mais c’est le moment de parler d’Eux !



RENCONTRE AVEC LES ENFANTS DE RAIDIGHI, DE PURBA JATTA ET DE SONATIKARI



Entre hier mercredi et aujourd’hui jeudi 3 mars 2011, j’ai visité 3 écoles. Celle de Srifaltala, toujours si attirante avec sa nouvelle annexe battante neuve, et bien organisée. Elle accueille 350 élèves et est la plus facile d’accès puisqu’elle se trouve en périphérie du bourg de Raidighi, une plate-forme commerciale pour toute la série d’îles environnantes ; un port de pêche aussi, avec son marché aux poissons connu jusqu’à Calcutta.



Revoir les élèves, rencontrer les nouvelles petites têtes, représentent toujours un moment empli de bonheur et de curiosité, autant pour les enfants que pour moi-même.
Je me suis rendu sur l’île de Purba Jatta, aujourd’hui reliée par un pont qui nous permet d’atteindre le centre de Raidighi assez rapidement. L’école de Purba Jatta fonctionne depuis des années dans un bâtiment de bois, bigarré, biscornu et bien mal aménagé. Nous venons d’acquérir un magnifique terrain tout proche de l’actuelle école. Je suis toujours à la recherche de fonds nous permettant de monter les murs et de quitter ainsi nos locaux de fortune. Le bâtiment est budgété à 460'000 roupies indiennes, soit environ 10'000 francs suisses au cours actuel de la roupie. Une fois construit il pourra accueillir les 300 enfants dont nous avons la charge à Purba Jatta. Les conditions dans lesquelles travaillent les enfants de Purba Jatta ne les empêchent pas d’être heureux. Je me rends bien compte que ce sont surtout les enseignants qui attendent avec impatience le nouveau bâtiment.



Puis, c'est le déplacement sur l’île de Kultali, là où je vais visiter, pour la première fois, la dernière-née des Sunderbans que je n’avais vue jusque- là qu’en photo. L’heureuse surprise fut totale ! Elle est vraiment belle la nouvelle école de Sonatikari. Les enfants ont quitté leur vieille cabane délabrée le 15 août de l’année dernière, date de l’inauguration. C’est du bonheur de voir tous ces enfants, ils sont au nombre de 320, évoluer dans de si bonnes conditions de travail. Avec Abhishek, de Jaisalmer, et Nando, le responsable pour les Sunderbans, nous avons décidé du lieu où nous allions tout prochainement forer le grand puits qui nous donnera de l’eau potable, nécessaire aussi bien pour les enfants que pour le dispensaire médical et dentaire que nous sommes en train de mettre en route à Sonatikari.



LES MÈRES, CES PILIERS DE L’ÉCONOMIE LOCALE



J’ai participé, hier mercredi, au meeting de remboursement périodique des prets de notre programme de micro-crédit. J’ai surtout eu la chance de rencontrer 100 mères bénéficiaires de limites de crédit octroyées par ledit programme. C’est à chaque fois un festival de couleurs que de rencontrer en un même lieu, au même moment, autant de femmes indiennes superbement vêtues de leurs saris aux couleurs si vives.



J’aurai l’occasion, dans un prochain blog, de réserver beaucoup de place à ce programme pour lequel Ecoles de la Terre tient tant. Aider les familles par l’octroi de prêts à des conditions honnêtes et consacrer, en totalité, le bénéfice de ces opérations à l’éducation de leurs enfants, est devenu pour nous un objectif absolument prioritaire. Le soutien à l’éducation passe donc aussi par l’aide à l’économie locale, l’un n’allant pas sans l’autre, autrement dit, l’un renforçant l’autre et inversement.



Voilà pour cette fois, Chères Amies, Chers Amis, le compte-rendu de mes premiers jours dans les îles Sunderbans. Demain, ce sera le long déplacement sur l’île de Ganga Sagar, la plus grande de la région, la plus difficile d’accès aussi, puisqu’il nous faudra prendre le ferry-boat où un traversée de 35 à 45 minutes nous attend, pour autant que les marées nous soient favorables.



Je vous remercie de me suivre et vous sais gré de votre si precieuse attention. Je vous envoie mes meilleures pensées de cette terre sauvage, mythique, pauvre et belle à la fois.



Martial Salamolard
Pour ECOLES DE LA TERRE

lundi 28 février 2011

COMPLÉMENT AU PROGRAMME DU PRÉSENT SÉJOUR DANS LES ÉCOLES

CHÈRES AMIES, CHERS AMIS,



A la veille de mon premier grand déplacement sur terre indienne – de New Delhi à Calcutta – je pense utile de vous résumer ci-dessous le parcours d’Ecoles de la Terre au cours de ces 13 dernières années. Et si vous souhaitez en connaître davantage, vous pouvez lire ou relire notre « Rapport général – Historique – Programmes – Perspectives en fin d’année 2010 » que nous avons publié, en anglais et en français, dans le présent Blog, le 28 décembre 2010 ; pour cela, veuillez consulter nos archives dans la colonne de gauche et demander les blogs de décembre. Je vous remercie pour votre précieuse attention.

***********************************************************************************

ECOLES DE LA TERRE DE 1997 à AUJOURD’HUI



Arrivé à Calcutta en novembre 1997 et engagé comme volontaire dans l’organisation humanitaire de Mère Teresa, Martial Salamolard se familiarise avec la problématique de l’aide en milieu déshérité, principalement dans le domaine de la scolarisation et prépare le terrain de la future organisation Ecoles de la Terre. Il s’associe dès le mois de décembre avec une autre ONG locale qui scolarise des enfants dans les bidonvilles de cette grande métropole indienne, ainsi dans les Îles Sunderbans, au Sud de la campagne bengalie.

A son retour à Genève, en juin 1998, la nouvelle organisation se dote de statuts qui stipulent que les parrainages et les donations ne peuvent être en aucun cas grevés de charges de fonctionnement, ni de salaires ou d’indemnités. Ecoles de la Terre devient ainsi une institution bénévole et va dès lors déclencher ses premières campagnes de récoltes de fonds afin d’assurer le fonctionnement des écoles déjà en fonction, ainsi qu’en ouvrir de nouvelles. Un comité de l’association s’organise à Genève, avec l’arrivée de Marina DUPUIS qui seconde Martial Salamolard, le fondateur, pour les nombreux voyages en Inde notamment. D’autres membres, tous bénévoles, se joindront à eux au fil du temps. Ils ont pour noms : André CHARROIN, Marie-Elisabeth COUDRAY SALAMOLARD, Elsa MONTEIRO, Françoise FROSSARD, Sandrine TORNARE, Violaine ZANONE et David ZEENDER.

De fil en aiguilles, le nombre d’enfants pris en charge s’accroît régulièrement, de même que les écoles, à Calcutta et dans la campagne voisine. Dès l’année 2000, ses activités s’étendent au Bihar, un autre Etat fédéré de l’Inde où les besoins, en région rurale notamment, sont très élevés. C’est à ce moment-là qu’Ecoles de la Terre est fondée sous sa propre bannière dans l’Etat du Bihar, à Bodhgaya. La même opération se répète à Calcutta, pour le Bengale, au cours de la même année.

Cependant, avec la nouvelle extension de ses activités dans l’Etat du Rajasthan, au courant de l’année 2006, Ecoles de la Terre, jusque-là constituée en structures régionales – Bihar et Ouest Bengale – se mue en une ONG nationale, avec comme principal objectif d’unifier ses programmes, d’améliorer son efficacité et de décupler ses énergies.

Le 31 mars 2007, après une longue procédure administrative, « Ecoles de la Terre Welfare Society » voit le jour et est inscrite dans le registre des « Sociétés » du gouvernement central indien à New Delhi. Son siège est à Delhi, la capitale, et la nouvelle société humanitaire est enregistrée sous le « Society Registration Act, 1860 » auprès du département fédéral de l’Intérieur – Ministry of Home Affairs. Par ailleurs, elle bénéficie également de la « Prior Permission to receive Foreign Contribuation of the Foreign Regulation Act 1976 », soit l’autorisation de recevoir des fonds provenant de l’étranger.

Cette nouvelle structure juridique est essentielle pour plusieurs raisons que nous développons dans notre fascicule intitulé « Rapport général – Historique – Programmes – Perspectives en fin d’année 2010 ». Vous y trouvez maints détails sur l’évolution d’Ecoles de la Terre durant ces 14 dernières années, dont les dates de création des écoles et des centres d’apprentissage, ainsi que leurs noms et leurs positions géographiques (voir le Blog du 28 décembre 2010 mentionné plus haut).

Aujourd’hui en 2011, Ecoles de la Terre scolarise, à Calcutta, dans les Îles Sunderbans, au Bihar, à Delhi et au Rajasthan, des milliers d’enfants dans plus de 20 écoles et centres d’apprentissage. Dans le but d’assurer la pérennité de son action, Ecoles de la Terre développe des activités économiques et financières afin d’enregistrer des recettes générées directement sur sol indien.

Les programmes de micro-crédit fonctionnement dans toutes nos Branches, au Bengale, au Bihar et au Rajasthan. Leurs bénéfices sont à 100% consacrés au financement des écoles, des centres d’apprentissage et des unités de santé. D’autres activités d’entreprises qui allient formation en apprentissage et production de biens et de services fonctionnement déjà depuis plus d’une année et enregistrent les premiers revenus, eux aussi affectés en totalité à l’éducation, la formation et la santé. À ce jour, deux fermes pédagogiques, une pisciculture et une permanence médicale sont exploitées et appartiennent à Ecoles de la Terre.

Afin d’accroître notre capacité d’autofinancement, la constitution d’un groupe de « fundraising », recherche de fonds en Inde, est au programme du présent séjour. Certes, nous bénéficions déjà d’une aide financière provenant de quelques personnes et entreprises indiennes, mais elle est infime au vu du potentiel de soutien existant dans le subcontinent indien.

C’est la raison pour laquelle nous porterons l’accent sur le développement de ces nouvelles activités dans le but de tendre, le plus rapidement possible, vers l’autonomie d’Ecoles de la Terre en Inde pour ce qui concerne le fonctionnement de nos écoles, de nos centres et de nos instituts de santé.

Pour conclure cette rétrospective, nous ne saurions manquer de vous dire que, pour l’heure, nous avons encore besoin d’aide qui provient de l’extérieur de l’Inde, pour assurer la vie de nos écoles existantes. Nous espérons atteindre autonomie complète le plus rapidement possible afin de pouvoir consacrer nos efforts au soutien à d’autres régions, à d’autres enfants.

***********************************************************************************

Chères Amies, Chers Amis, en ce lundi soir 28 février 2010, l’heure est venue de "refaire" mes bagages en perspective de mon déplacement pour Calcutta, demain matin 1er mars.



Je vous remercie infiniment pour votre intérêt et votre patience. Veuillez croire à mes pensées les plus cordiales.



Martial Salamolard
Pour ECOLES DE LA TERRE

samedi 26 février 2011

EN AVANT POUR LES RETROUVAILLES

Chères Amies, Chers Amis,

Me voilà donc à New Delhi ; je n’y serai pas pour longtemps. J’attends la venue d’Abhishek Vyas, le président d’Ecoles de la Terre en Inde et responsable du Rajasthan, pour ce lundi 28 février. Mardi nous nous déplaçons tous les deux à Calcutta, où là-bas, Nandalal Baidya, trésorier d’Ecoles de la Terre India et responsable du Bengale nous recevra. Nous nous rendrons dans les profondeurs des îles Sunderbans afin de visiter toutes nos écoles ; je n’ai pas revu les enfants depuis le mois de mars 2010.




Puis nous nous irons ensemble à Bodghaya, rejoindre Rajesh Kumar, secrétaire d’Ecoles de la Terre pour l’Inde et responsable du Bihar. Nous fêterons la journée de la Femme, au mois de mars prochain, de même que les 10 ans d’Ecoles de la Terre au Bihar. Le 31 janvier 2001, notre première école du Bihar voyait le jour dans le village d’Itra. Je reverrai là-bas David Zeender, membre de notre Comité de Genève, qui, depuis l’automne dernier, met en place un programme culturel pour toutes nos écoles.

Comme nous serons tous réunis, nous pourrons ainsi organiser notre traditionnel meeting national que nous répéterons à la fin du mois d’avril à Delhi, peu de temps avant mon retour à Genève.



De Bodhgaya, au Bihar, Nandalal Baidya et Abhishek Vyas rejoindront respectivement le bourg de Raidighi, aux Îles Sunderbans et la ville de Jaisalmer, au Rajasthn. Je serai donc à Bodhgaya pour le grand Festival de « Holi », la fête indienne des couleurs, annonciatrice du printemps. Peu après ces moments de festivités nationales, il sera temps pour moi de rejoindre Abhishek au Rajasthan afin de clore mon parcours des retrouvailles.

D’ici fin avril prochain, j’aurai visité, si tout se passe bien, toutes nos écoles, rencontrés élèves, enseignants et parents, analysé le suivi de nos programmes « école », « apprentissage », « santé », « eau », « agriculture », « micro-crédit ». J’aurai beaucoup à partager, à dire et à écrire ; beaucoup de choses à discuter, à revoir, à renforcer.

Au chapitre de quelques points forts qui en ce moment me viennentà l’esprit, et pour faire le tour des régions òù Ecoles de la Terre déploie ses programmes, je me réjouis :

- de découvrir la nouvelle école de Sonatikari, sur l'Île Kultali, dans les Sunderbans ; d’y programmer la construction d'un grand puits ; d’y planifier l’ouverture de notre nouveau dispensaire,

- de rencontrer à Calcutta le Dr Pradip Har, notre coordinateur et formateur pour notre programme de micro-crédit; il s'agit d'un programme très important pour lequel nous portons le plus grand intérêt,

- de voir pour la première fois notre nouvelle école de Baheradi, récemment construite au village de Kusha, dans le district de Gaya, au Bihar,

- d’observer l’évolution de notre « Ferme Rita » au village de Nain Bigha, toujours dans le ditrict de Gaya; de programmer la construction imminente de l’annexe de l’école de Jolibigha qui se situe dans ce même village,

- de visiter à nouveau le bidonvile de Dilchau Kala, à New Delhi, afin de poursuivre les recherches d'une solution correcte de résidence pour la population déracinée de ce bidonville où nous gérons une petite école,

- de découvrir pour la première fois le village de Meharajot, au fin fond du désert du Thar, à 80 kilomètres de Jaisalmer, ville la plus proche ; c’est là que nous construisons une nouvelle école pour les enfants du désert,

- et encore beaucoup d’autres points forts qui ont trait au suivi et au développement de tous nos programmes, et bien d'autres encore qui naîtront d'eux mêmes.



Au fur et à mesure de mes déplacements, de nouvelles idées, de nouvelles rencontres viendront forcément élargir et développer mon travail. Je profiterai de ce séjour afin d’enrichir les clichés et les données nécessaires à la création de notre nouveau site d’Ecoles de la Terre que notre ami Daniel Demierre, à Genève, a déjà commencé à construire. De même, j’aurai la responsabilité de récolter toutes les données manquantes dont Françoise Frossard, membre de notre Comité de Genève, a besoin pour parachever la rédaction du prochain grand ouvrage d’Ecoles de la Terre.



De puzzle qu’elle était à ses débuts, « Ecoles de la Terre » est devenue un ensemble de programmes qui s’enchevêtrent et se complètent toujours mieux. C’était bien le but visé par la constitution de notre nouvelle organisation nationale Ecoles de la Terre Welfare Society Delhi, sœur d’Ecoles de la Terre Association Genève ; et ce but est sur le point d’être atteint.

Ainsi, je porterai beaucoup d’efforts sur les articulations de tous nos programmes, autant indispensables les uns que les autres, afin que l’éducation consacrée aux enfants prenne un réel sens aussi bien pour leur avenir que pour leurs relations avec leurs familles et leur environnement social et économique.



Voilà, mes Chères Amies, mes Chers Amis, ce que je pouvais vous dire aujourd’hui, en cette première étape de mon séjour 2011. Encore merci de tout cœur pour votre inestimable attention. Merci à toute l’équipe de notre Comité de Genève. Merci à nos sponsors, nos marraines, nos parrains, sans qui nous ne serions qu’à l’état d’idées. Merci à tous nos amis qui nous encouragent et approuvent notre travail en faveur des enfants déshérités et de leurs familles dans le grand besoin.



J’aimerais dire Merci à plein d'autres personnes qui demain, peut-être, nous soutiendront à leur tour ! Les actions d’Ecoles de la Terre ont cette particularité qu’elles sont extrêmement contagieuses ; elles ne cessent de procréer de nouvelles actions générées par la rencontre de nouveaux enfants, de nouvelles régions, d’autres besoins.

Ceci étant dit, je ne souhaiterais pas que vous puissiez pensez que nous nous dispersions. Ce sont le enfants qui nous appellent. Mais nous insistons toujours davantage sur l'absolue nécessité d'attendre l'autonomie pour tout ce qui touche la gestion des écoles, des centres d'appentissage et des unités de santé. C'est dans ce cadre là que nous comptons soutenir de plus en plus d'enfants.



Avec mes affectueuses pensées, je vous dis « Au Revoir » !

Martial Salamolard
Pour ECOLES DE LA TERRE

NB : dans le texte, vous voyez quelques photos d’Ecoles de la Terre 2011, envoyées par nos collaborateurs indiens ; pour les prochains blogs, nous ferons l’effort de les légender le plus possible.

vendredi 25 février 2011

RETOUR SUR SOL INDIEN



CHÈRES AMIES ET CHERS AMIS D’ECOLES DE LA TERRE ET D’AILLEURS,



Retour sur sol indien, ma deuxième Terre Mère ! Il était temps ! Ciel, que Jésus est proche de Vishnou ! Pour nombre d’Hindous, Ces Deux- là sont étroitement liés, puisqu’ils considèrent que Jésus, venu plus tard que le premier, est un Avatar de Vishnou, celui-ci même Avatar de Shiva, lui-même Avatar de Brahma, le Premier, l’Essence. Pour l’hindouisme, l’Avatar n’est ni une reproduction, ni une copie, mais une Âme d'Être « Revenue » sur Terre pour continuer la route. Là je souhaite dire que si Dieu existe, alors Dieu n’est peut-être pas si loin !



Le Monde est si petit et à la fois si grand. L’embrasser, en ces temps de turbulences, me provoque quelques picotements. Je quittais Genève, Switzerland, il y si peu de temps, avec plein la tête d’informations sur les grands malheurs de Tunisie, d’Egypte, de Lybie, de Bahrein et du Yémen ! Les bords de la Méditerranée jusqu’en mer d’Oman s’enflamment de leur Karma douloureux que le pouvoir et l’argent ont contribué à aviver la plaie, encore plus grande, à vue d'homme tout au moins.



Aucun espace sur la terre n’est exempt de bonheur, ni de malheur. L’Inde qui m’inspire, comme je l’aime, est là présente pour me le rappeler. Jamais autant qu’ici je n’aurai eu la perception du monde qui me titille les veines, jusqu’à vous dire ces mots propulsés à fleur de peau.



Et puis, il y a Ecoles de la Terre, la Belle, la Paisible, Avatar de l’Amour, pour laquelle je suis ici à vous écrire, avec un tel bonheur, une telle aspiration, un tel enthousiasme, sans que j’aie quelconque envie, ni mérite à faire valoir. Ce Blog, Ô quel vilain mot, est né, justement, pour faire la plus grande place aux événements vécus lors de nos séjours dans les « écoles de la terre ». J’y mettrai beaucoup de temps, beaucoup de force, une grosse part de mon coeur, à vous raconter les moments partagés avec les enfants de nos écoles de Calcutta, des Îles Sunderbans, du Bihar, de Delhi et du Rajasthan.



Je suis ici en Inde, tout simplement parce que j’ai cette grande chance d’y être ! Combien de marraines, de parrains, de sponsors, d’amies, d’amis aimeraient être à ma place ici ! Je ne saurais le dire, tant ils sont nombreux ; mais je les remercie Toutes et Tous, de me donner la chance d’être ici et d’écrire ces mots. Et parmi tous ceux-là, il y en a dont je suis si proche. Je leur dirai qu’ils sont le sel de ma « terre d’école », et ils se reconnaîtront. Ils se retrouveront dans ce qui est la force de notre action, car ils savent que celle-ci n’a de sens que dans notre rencontre avec toutes celles et ceux qui nous soutiennent et nous encouragent.



En ce moment-ci, riche de mon envie et ma force de vous écrire, dans cette Inde éternelle dont j'ai l'humble sentiment d'en faire un peu partie, je vous sais gré de votre attention ; et je vous promets de donner, encore demain samedi 26 février 2011, le programme de mon séjour, prélude à maints reportages, ou plutôt rapportages, sur la vie dans nos écoles, toutes consacrées à l’éducation d’enfants déshérités. Comme ça, la vie est bien belle !



Avec mes cordiales pensées, saupoudrées d’Amour.



NB : les photos sont de 2010, en attendant celles de 2011

Martial Salamolard
Pour ECOLES DE LA TERRE